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LÉSIONS TROPHIQUES UE LA. MUQUEUSE UTÉRINE

à la subinvolution el à la stase passive qui en résulte, aux tumeurs de l'utérus, aux flexions et surtout à la rétroflexion, et pourrait disparaître du seul fait de l'application d'un pessaire (Treub). On la rencontre beaucoup plus rarement dans le prolapsus, où les chances d'inoculation septique sont bien plus nombreuses (Treub), ce qui vient encore à l'appui de la nature propre de la maladie. Elle se produit aussj chez des vierges, sans cause apparente, sous forme lisse ou polypeuse, à la façon d'un véritable néoplasme, d'un adcnome.

Elle coïncide souvent avec des lésions péri-utérines d'ordre niflammatoire ou pseudo-inflammatoire : dans le premier cas, il peut y avoir relation de cause à efîet, par l'intermédiaire de la congestion active, entre l'inflammation péri-utérine et l'hypertrophie endométritique ; dans le second cas, tout l'ensemble du processus semble se rattacher à la subinvolution. Enfin, il est des cas où la limitation de l'hyperplasie sur un segment donné de la paroi utérine, sans qu'il y ait tumeur ou flexion, donne à penser qu'elle a pris naissance sur l'aire placentaire et qu'elle a, par suite, une origine analogue à celle de la pseudo-mélrite cléciduale.

Anatomie pathologique. — Dœderlein, Pfannenstiel, dans des cas décrits comme endométrites hyperplastiques, n'ont pu trouver un seul microorganisme dans le corps de l'utérus. Il en a été de même de Winter, dans 50 cas de fibro-myome. D'autre part, Treub avance : 1° que, le plus souvent, dans les cas d'écoulements mucopurulents, d'origine endométritique, on ne retire du corps de l'utérus que de très petits débris, absolument impropres à l'examen microscopique ; 2° que, dans les quelques cas où le raclage donne de gros morceaux de muqueuse, l'examen microscopique y décèle bien de l'hyperplasie glandulaire ou interstitielle, mais « jamais, augrand jamais, des infiltrations de leucocytes ». Cette dernière affirmation est certainement excessive, car on trouve, tout au Tnoins, des globules blancs à l'intérieur des glandes et à leur pourfour (Gornil). Mais il n'en est pas moins vrai qu'ils sont généralement trop rares pour permettre de conclure à l'inflammation.

Donc, dans un grand nombre de cas tout au moins, l'hyperplasie de l'endométrium corporéal ne paraît pas liée à l'inflammation.

Les cas exceptionnels dans lesquels on a constaté l'existence de bacilles pathogènes (Brandt) sont plus difficiles à juger : il faut admettre, dans ces cas, soit une hyperplasie inflammatoire, soit une infection greffée sur une hyperplasie d'ordre trophique, ce qui parait plus probable.

L'hyperplasie de la muqueuse utérine peut-elle être ([ualifiée d'à-

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