‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 112 sur 242 · LÉSIONS TROPIIIQUES DE L'UTÉRUS · texte numérisé non relu

LÉSIONS TROPIIIQUES DE L'UTÉRUS

dénome ? Assurément, peu importe le mot : cependant, le tej-nie d'adénome implique plutôt l'idée de néoplasme et nous semble peu d'accord avec les vraisemblances pathogéniques.

Nous avons déjà décrit, conformément à l'usage, à propos de la métrite, les hypertrophies muqueuses, tant glandulaires qu'interstitielles. Nous ajouterons seulement que, si le revêtement épilhélial des glandes est, en général, disposé sur une seule couche, il ne paraît pas douteux, toute précaution étant prise pour éviler les erreurs d'interprétation, qu'il puisse y avoir aussi prolifération sur plusieurs rangées. Dans ces conditions, on peut fort bien hésiter entre Vfiyperplasie et Vépithélioma au début, à la phase de prolifération simple, de Malassez. Fabre a dernièrement indiqué un élément distinctif de ces deux états, basé sur les phénomènes de cytodiérèse : ces phénomènes seraient exagérés dans l'hyperplasie ou adénome, mais toujours régulièrement orientés vers la lumière du tube, tandis que, dans l'épithélioma au début, ils seraient à la fois exagérés et désorientés : d'où métatypisme ultérieur des cellules, du fait de l'irrégularité de leurs pressions réciproques, et occlusion des tubes, les cellules adultes n'arrivant pas à s'y déverser régulièrement.

L'hypertrophie de la muqueuse utérine est constante dans le cas de fibrome sous-muqueux, sauf au niveau même de la tumeur, où il y a, au contraire, atrophie. Elle manque souvent quand la tumeur est sous-séreuse. Enfui, d'après Schmal, les extravasats sanguins se produisent aussi bien, qu'il y ait atrophie ou hypertrophie.

Abel et Landau, appuyés par Waldeyer, ont avancé que l'épithélioma du col utérin se compliquait ordinairement de sarcome endométritique du corps. Mais un grand nombre d'auteurs, parmi lesquels nous citerons Cornil et Poupinel, en France, Eckart, Orthmann, Olshausen, Ruge et Veit, Fricnckel et, plus récemment, Saurenhaus, Schmal, à l'étranger, ont repoussé cette opinion, et s'accordent à considérer les lésions juxta-cancéreuses de l'endométrium comme de nature purement inflammatoire ou hyperplasique. Cette dernière opinion nous parait être la vraie.

D'après Doléris, dans les flexions, l'hyperplasie est plus prononcée au voisinage immédiat de l'éperon, tandis que, dans les versions simples, c'est, au contraire, au fond de l'organe que les lésions prédominent.

Symptômes kt diagnostic. — Les hypcrti-ophies pures de l'cndométrium corporéal se traduisent par un symptôme constant : Vhcmorrhagie, qui se manifeste sous forme de flux menstruel, intermenstruel ou presque continu.

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