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CHAPITRE IV 1 LÉSIONS TROPHIQUES CIRCUM-UTÉRINES

Étiologie et pathogénie. -- A côté de l'inflammation pelvienne i véritable, septique, il faut compter avec des états pseudo-inflamma- 1 toires relevant de ti-oubles généraux de nutrition, de troubles -1 vasculaires, de simples irritations de surfaces, d'obstacles apportés H aux sécrétions ou, enfin, d'intoxications. Il

Ainsi, la paramétrite atrophiqiie de Freund reconnaîtrait pour • cause, d'après cet auteur, la surexcitation sexuelle, la mauvaise ■ alimentation, les pertes prolongées. Ainsi peut-il se produire, dans ■ les déviations anciennes et du seul fait des troubles circulatoires, , un travail de rétraction et d'induration ligamentaire, analogue à i celui qui accompagne les vieilles luxations.

Les adhérences péritonéales peuvent également se développer, , sans infection préalable, autour des tumeurs, kystes de l'ovaire, fibromes, etc., autour des épancliements de sang ou de sérosité.

Il est de même admissible que l'hydrosalpinx puisse relever t directement de la simple obturation du conduit tubaire par un j caillot (Schrôder) ou une tumeur.

Pour l'ovaire, il faut accorder une attention spéciale à tout un ordi'e f d'influences dont l'importance s'explique par la structure éminem- . ment vasculaire et les fonctions particulièrement actives de cet or-' gane. Indépendamment delà congestion permanente, ou varicocèle • pelvien, il faut tenir compte, à son sujet, de toutes les causes de» congestion répétée : excès et perversion des rapports conjugaux ) (Martin), grossesses rapprochées, impression du froid au momenli des règles, onanisme, perturbations morales ; des modifîcationsr attenantes à l'artério-sclérose, aux intoxications (par l'arsenic, le i phosphore) (Slavjansky, Tait).

Anatomie pathologique. — A. Pseudo-inflammation circum-utcrinei en général. — La pseudo-inflammation circum-utérine est carac-* térisée, d'une façon générale, par Vévohition fibreuse.

Nous donnons ci-joint, à titre de document, la coupe de l'ovaire" d'une femme de 35 ans qui n'a jamais étémenstruée (flg. 79). L'or-r "gane renferme, comme on le voit, de nombreux follicules primor-i diaux, mais pas de follicules en mouvement vers la ponte ; noua n'avons pu y trouver, d'autre part, de corps jaunes. Ces particm larités s'expliquent suffisamment par l'état du stroma, plus fibreuxi

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,|u à l'élal normal, dans Loule l'étendue de la couche ovigène el autour des vaisseaux. Il n'y avait, du reste, aucune trace de pelvi- |iérilonitc, mais un kyste volumineux du ligament large qui néces- -i!a la laparotomie.

Nous avons souvent constalé de même, en cas de fibromes, des

1^ ig. 79 . — Coupe de l'ovaire d'une femme de 35 ans non réglée (Grossissement de 90 diamèlres)(Paul Petit et S. Bonnet). — A, sclérose de la couche albuginée ; B, couche ovigène : le stroma, plus fibreux qu'à l'état normal, renferme de nombreux follicules primordiaux, mais pas de follicules en mouvement vers la ponte, ni de corps jaunes ; W, vaisseaux de la couche médullaire à parois épaisses et fibreuses.

I léroses avancées de l'ovaire, sans inflammation véritable. De iit-mt! on a signalé, à la suite do grossesses trop rappi'ochées, un

II avait d'angiosclérose péri-ntérinc (\u\ gagne la trompe aussi bien lue l'ovaire.

^■Pelvi-pdritonite aseptique. — La pelvi-péritonite aseptique, déterminée par les tumeurs, par les épanchements de sang ou de li-

Fi<r 80 — Tissu normal de l'ovaire daus la couche mOduUaire (Grossissement de ilû dia-i °' ■ mètres) (Paul Petit et S. Bonnet).

81 - Vuricocèle de l'ovaire : 1" degré de l'œdûme dans la couche médullaire (Gh f'f- sissement de llO.diamûlres) (Paul Petit et S. Bonnet).

g. 82. — Varicocèle de l'ovaire : 2° degrô de l'œdème dans la couclie médullaire (Grossissement de 110 diamètres) (Paul Petit et S. Bonnet).

ig. 83. — Varicocèle de l'ovaire : coupe faite à un grossissement moindre (00 diamètres) que les figures 81 et 82, ot permettant do suivre, sur une étendue plus grande, les deux premiers degrés de l'œdème (Paul Petit et S. Bonnet).

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LÉSIONS TKOPIIKJUES ClllCUM-UTÉRINES.

quicles kystiques, peut être localisée, et se Iraduil sui-lout, dans ce cas, par des déplacemenls d'organes. — Ou bien, comme il arrive k la suite de la rupture d'un gros kyste, ou de la torsion de son pédicule, elle peut se généraliser et donner lieu^alors à rensemblc atténué des phénomènes périlonitiqucs.

G. Varicocèle de Vovaire. — L'un de nous a particulièrement étudié les lésions de l'ovaire dans le varicocèle pelvien.

Fig. 84. — Varicocèle de l'ovaire : 3° degrcj de l'œdème, vacuolisation du slroma (Grossissement de 60 diamètres) (Paul Pelil et S. Bonuet).

Ces lésions débutent, comme dans toute i)lilt''])Octasie, par l'œdème pour aboutir à la sclérose. Avant l'apparition de celle-ci, nous avons trouvé les deux ovaii-es absolument libres d'adhérences, d'aspect blancbâire et connue lavé, rénilenis sous le doigt et un peu plus gros^que des œufs de poule, dont ils aU'oclaienl à peu près la l'orme. Us laissaient écouler, sous le couleau, uin' grande quantité de sérosité, el se montraient criblés, sur toute l;i surface de section, du hile vers la couche corlicale. d'une foule cic petites élevui'cs sphériqiios. opalines, ressemblani à des phlyclèiie-

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