II. — STATIQUE PATHOLOGIQUE Étiologie
Les déplacements du système génital se rapportent à cinq ordres de causes : Malformations congénitales, subinvolution puerpérale, iraumatismes, inflammations, tumeurs pelviennes,
Anatomie pathologique.
Du soutien mutuel que se prêtent, à l'état normal, les moyens de fixité, doit résulter forcément, à l'état pathologique, l'ordmaire solidarité de leur déséquilibration.
Il est, en effet, contraire à la réalité clinique d'étudier à part le prolapsus de Vutérus, du vagin et des ovanes. Ce qui existe, ordinairement c'est le prolapsus pelvien, partiel ou total. Le prolapsus monorganique n'est que le premier anneau d'un enchaînement pathologique, et ne peut persister en sa simplicité, que dans des conditions tout à fait exceptionnelles.
Au prolapsus, correspond, en sens inverse, mais toujours par rapport au plan horizontal, Vélévation.
Les autres déplacements n'intéressent guère que l'utérus : les uns ont lieu suivant les plans verticaux passant par son centre de suspension : ce sont les versions {anté, rétro et latéro-versions).
Les autres se font parallèlement à l'axe de l'organe : Déptacements enmasse [anté, rétro et latéro-positions).
Ces derniers, de même que l'élévation et les latéro-versions, sont secondaires au développement de tumeurs ou de brides inflammatoires, et ne méritent pas de description spéciale. Les latéroversions, cependant, peuvent dépendre d'un relâchement ligamentaire plus prononcé d'un côté que de l'autre, et c'est une notion dont il faut tenir compte, quand on pratique leur raccourcissement.
Par suite du relâchement général et à peu près uniforme de ses ligaments, l'utérus est parfois dans une sorte d'équilibre instable, se renversant en avant ou en arrière, sous la seule influence de la position prise ou d'une légère pression.
Les flexions de l'utérus 'sont, à proprement parler, des déforma-
318 GIÏNIÏRALITÉS SUR LA STATIQUE NORMALE ET PATHOLOGIQUE, tions et entraînent, par suite, des troubles analogues à ceux de la sténose: dysménorrhée, stérilité. Il est cependant plus rationnel de les étudier, à titre de déviations parlieUei^, parallèlement aux versions qu'elles accompagnent le plus souvent.
Vinversion utérine, qui entraîne plus ou moins avec elle les annexes, l'intestin, la vessie et, parfois, le vagin, n'est qu'une sorte de prolapsus par invagination. Enfin, de ces hernies par les voies naturelles, prolapsus, inversion, peuvent être rapprochées, au point de vue nosographique, les hernies proprement dites de Fulérus et des ovaires.
Nous avons donc, en somme, à étudier : d'une part, des hernies, comprenant : le prolapsus, Vinversion et les hernies froprement dites; de l'autre, des déviations, qui n'intéressent guère que l'utérus : Déviations en avant : Antéversion, untéflexion. Déviations en arriére : Rétroversion, rétro flexion.
Symptômes.
Les déplacements ont des symptômes propres et variés, mais qui ressortissenl tous aux tiraillements ligamentaires, aux pressions exercées, aux vides produits, à la congestion passive. Ces symptômes sont trop souvent confondus avec ceux de la métrite, de l'annexite ou des tumeurs.
Traitement.
Certains déplacements, antéversion légère, rétrovei'sion moi)ile et bien tolérée, ne réclament que peu ou pas de soins.
Pour ceux qui s'accompagnent de symptômes pénibles, nous ne croyons pas qu'on puisse hésiter entre les pessaii-es et ceintures diverses, qui, trop souvent, sont inutiles ou augmentent même les lésions, et les méthodes opératoires que les progrès de la chirurgie et de l'antisepsie ont singulièrement perfectionnées.
PROLAPSUS PKLVIEN.