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TUMEURS VÂSCULAIRES DU MÉAT

L'ulcération, une l'ois constituée, a les caractères d'une perte de substance à base indurée, d'aspect variable, tantôt à peu près lisse, tantôt anfractueuse et bourgeonnante, à marche envahissante, s'accompagnant d'écoulements fétides et, bientôt, d'engorgement des ganglions inguinaux et de cachexie. Les hémorrhagies sont rares.

Le terme fatal arrive en deux ou trois ans.

Le traitement consiste dans l'extirpation, aussi complète que possible, s'il n'y a pas encore engorgement ganglionnaire prononcé, et, dans le cas contraire, en de simples pratiques d'asepsie relative, jointes au traitement analgésique.

lU. — TUMEURS VASCULAIRES DU MÉAT

Pathog^énie et anatomie patholog^ique.

Pozzi a tiré, de ses études sur Vhxjmen uréthral, une théorie de l'origine générale des tumeurs vasculaires du méat aussi séduisante que plausible.

Nous savons déjà (voy. liv. III) qu'il existe, pendant la période embryonnaire, autour du méat, une bride vasculaire {hymen uréthral) qui, avec Vhymen vrai et la bride masculine, forme Vappareil hyménal (Pozzi). Cet appareil constitue, avec le bulbe du vagin, un ensemble organique qui représente le corps spongieux chez l'homme. Or, la connaissance de Vhymen uréthral, sorte de vestige embryonnaire d'une portion du corps spongieux de l'homme, explique : iMa fréquence relative et la genèse des tumeurs vasculaires du méat chez la femme ; 2° l'identité histologique des plus fréquentes de ces tumeurs, Uspohjpes vasculaires : ils résultent d'une sorte d'hypertrophie partielle du débris embryonnaire en question, ou de Vhypertrophie totale de ce même appareil, qui porte communément le nom d'hypertrophie du méat.

Il y a cependant lieu de se demander si l'hypertrophie du méat est bien distincte du simple prolapsus de la înuqueiise uréthrale, dont la vascularité est extrême (Ruge et Veit), ou si, du moins, elle ne coïncide pas avec lui.

Nous avons eu l'occasion d'extirper une tumeur de ce genre. Elle se présentait sous forme d'une masse bosselée, rougeâtre, excoriée, suspendue immédiatement au-dessus du tubercule antérieur du vagin et divisée, par une fente transversale et sinueuse, en deux lèvres, dont la postérieure était beaucoup plus longue et plus épaisse En introduisant une sonde dans la fente (fig. 98), on pouvait se

Bonnet et Petit. — Gynécologie. 24

rendre compte de sa continuité directe avec le canal de l'urèthre, parfaitement libre d'ailleurs, jusqu'à la vessie. A l'examen histologique (fig. 99), on trouvait, au-dessous durevê-

Fi- 98 - Tumeur vasculaire du méat (Paul Petit et S. Bonnet). - 1, la tumeur est vue i en place ; 2, coupe transversale de la tumeur ; aa, lumière de l'urèthre ; 66, ouvertures . vasculaires.

tement pavimenteux de l'urèthre, dont les diverticules étaient hypertrophiés, un chorion embryonnaire ou muqueux seme de. vaisseaux adultes dilatés et de vaisseaux embryonnaires disposés par groupes, les uns régulièrement calibrés et donnant las--

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