‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 136 sur 242 · TUMEURS VASCULAIRES DU MÉAT · texte numérisé non relu

TUMEURS VASCULAIRES DU MÉAT

pect de l'angiome simple, d'autres énormément dilatés, à parois in'égulières et répondant à l'angiome caverneux. La lèvre supérieure de la tumeur, la plus mince, était en grande partie angioinateuse: son revêtement pavimenteux poussait, dans l'intérieur de

Pjg. 99. — Coupe histologique transversale de la tumeur précédente (Grossissement de 40 diamètres) (Paul Petit et S. Bonnet). -A, lumière de lurèthre ; B, portion de la lèvre supérieure de la tumeur; C. lèvre inférieure; aa, revêtement pavimenteux de Turètlire avec ses diverticules ; a'a\ coupes transversales ou obliques de ces diverticules ; VV, capillaires énormément dilatés ; VV petits vaisseaux d'apparence normale ; b, couche de fibres musculaires lisses à direction circulaire et longitudinale ; c, revêtement pavimenteux de la tumeur.

la tumeur, des prolongements scmLlables à ceux du revêtement uréthral; en certains points il avait cédé et laissait, à ciel ouvert, le tissu conjonctif ou des vaisseaux néoformés qui, ne trouvant plus fie soutien, s'étaient rupturés. La lèvre postérieure, de constitution analogue, présentait de plus, en dehors du chorion muqueux, une couche de fibres lisses longitudinales et transversales, ce qui permet-

tait d'affirmer le prolapsus, au moins partiel, de la muqueuse

uréthrale (1).

En somme, il existait là, à part ce dernier point, une strucluro analogue à celle à&fi polypes vasculaîres, ce qui est bien d'accord avec les données pathogéniques sus-énoncces. Ces polypes sont, en effet, constitués par un tissu angiomateux recouvert d'épithéhum pavimenteux stratifié, dont les papilles sont assez développées. Ils sonl uniques ou multiples, friables, de coloration rouge vif, variant, comme dimensions, du volume d'une lentille à celui d'une fraise, et sont portés par un pédicule en général assez ténu.

11 existerait encore un autre genre de tumeurs polypoides due^ à l'hypertrophie des follicules glandulaires.

Symptômes et diagnostic.

Le prolapsus de la muqueuse uréthrale s'observe, le plus souvent, chez des ieunes filles et des femmes âgées. Quand il esVreductiik, il se distin-ue facilement de Vhypertrophie angiomateuse du meat. Quand il est irréductible la confusion est facile, à moms que 1 liypertrophie, si elle existe, ne porte sur un méat pourvu d un. luette bien marquée, ce qui doime une épaisseur et une longueui' plus accentuées au segment postérieur de la tumeur. Les deux lésions peuvent, du reste, coïncider, l'hypertrophie entraînant le prolapsus à un moment donné (fig. 99). . ,

Les tumeurs vasculaires du méat, quelles qu'elles soient, déterminent généralement des troubles de miction (dysurie, rétention . de la douleur pendant la marche et le coït, du vagmisme, de. hémorrhagies.

Ti'aitement.

A la ligature simple ou en chaîne, nous préférons l'excision, avec hémostase par suture ou thermocautérisation. On laissera ensuite une sonde à demeure pendant quelques jours.

lY. PAPILLOMES

Les napillomes de la vulve, dénommés aussi condylomes, vôgéia- .•ons .Ses, peuvent atteindre un grand volume et une grande

''CsTn avons vu, chez une vieille prostituée de province, encore en ac v ^qui, de la vulve, remontaient jusqu'au milieu du do. en touffes épais'ses ressemblant à des têtes de choux-fleurs.

(1) Paul ?eM (Bull. Soc. ana<o»n.. juillet 1889).

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