KYSTES DIVERS DE LA VULVE
M. Duncan la conseille, de même ([ue Schroder c(, la plupart, des auteurs. Mais nous croyons, avec Goodell, que la persistance d'une partie de la paroi du kyste peut suffire à le reproduire : au moins, laudrail-il joindre la cautérisation à l'excision.
Le drainage, le sëton, la ligature élastique, celle dernière proposée par Chéron, ont des succès à leur actif : mais ce sont des procédés surannés dont l'action est très lente et qui provoquent des douleurs vives et de la suppuration, avec des fistules parfois très rebelles.
11 en est de même des divers caustiques,, qu'ils soient employés seuls, sous forme d'injections, comme le chlorure de zinc au dixième ou au cinquantième, ou combinés avec la ponction, l'incision ou l'excision, sous forme de badigeonnages ou de pansements à demeure.
Les divers procédés que nous venons d'énumérer visent simplement à ['oblitération du kyste. Reste à parler de ceux qui réalisent sa destruction complète.
Il faut, croyons-nous, y recourir, pour les kystes du conduit excréteur, dès que les petits moyens ont échoué et, d'emblée, pour les kystes de la glande. C'est, en somme, le traitement le moins long, le plus radical, le moins douloureux et celui qui présente le moins de dangers, avec les garanties de l'antisepsie.
Deux procédés peuvent être mis en œuvre : la destruction de la glande, après évacuation de son contenu, au moyen de [a. cautérisation, ou la dissection au bistouri. Hart et Barbour ont recours au thermocautère; Alban Doran, au galvanocaulère. Nous préférons, de beaucoup, pour notre part, l'emploi du bistouri (voy. 2^ partie).