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KYSTES DES GLANDES DE BAKTIIOLIN

lion lie volume. La tumeur, une lois conslituée, siège en arrière de la grande lèvre, entre l'entrée du vagin et la branche ascendante de l'ischion. Elle est globuleuse dès le début, peut acquérir un volume assez considérable (gros œuf de poule) et soulève l'ensemble de la petite et de la grande lèvre. Ordinairement limitée à la moitié postérieure de celle-ci, elle peut cependant remonter plus haut et se prolonger profondément jusque derrière l'ischion.

Ordinairement, dans cette variété, le contenu n'est pas transparent et ne s'écoule pas sous l'influence de la pression.

Fig. lOi. — Coupe histologique d'un kyste du canal excréteur de la glande de Bartholin (Pilliet). — a, lobules glandulaires à un état moyen d'atrophie , circonscrits par des muscles très atrophiés ; 6, canaux excréteurs kystiques ; c, paroi Cbro-élaslique de la poche kystique ; d, épithélium de la poche.

Ici, comme dans la forme précédente, la tumeur est indolente et irréductible, et ne s'accompagne d'aucun changement dans la coloration de la peau et de la muqueuse.

Marche.

Les kystes de la glande de Bartholin ont une marche lentement progressive. A l'occasion du coït répété ou des règles, il n'est pas rare qu'ils deviennent sensibles et augmentent, pour diminuer, dans la suite, au point de faire croire à leur régression complète. Celle-ci est exceptionnelle, sauf pour les kystes par rétention.

Une complication à redouter est la transformation en abcès, par le fait d'une vulvite, d'un cathétérisme septiquc ou d'un traitement mal conduit (ponction simple, par ex.) (v. liv. VI).

Pronostic,

Le pronostic est bénin, surtout en ce qui concerne les kystes du conduit. Il faut faire une réserve pour les kystes de la glande, surtout pour ceux dont le contenu n'est pas franchement muqueux, attendu qu'ils peuvent être le point de départ de l'épithélioma vulvaire, ou encore, devenir, par leur volume même, un élément de dystocie.

Enfin, il faut tenir compte de la transformation facile des deux espèces de tumeurs en abcès.

Diagnostic.

Le diagnostic de ces tumeurs est aisé : la lenteur de leur développement, leur indolence, la conservation de la mobilité, de l'épaisseur et de l'aspect normal des téguments, suffisent à les distinguer de Vabcès du même organe et du phlegmon de la grande lèvre.

La hernie de la grande lèvre, malgré les ressemblances signalées par Ashwell, en diffère par la consistance, la sensation de gargouillement, la réductibilité, les modifications de volume imprimées par la toux, etc.

Les hystes du vagin ont un siège tout différent. Les diverses variétés de kystes de la vulve dont Regnoli et Boys de Loury ont donné des descriptions confuses, se confondent avec ceux qui nous occupent ou avec des hydrocèles, cloisonnées ou non, du canal de Nûck imparfaitement oblitéré.

Nous avons donné les moyens de différencier les kystes du conduit et ceux de la glande : ceux-ci sont plus profonds, plus rapprochés de l'ischion, plus volumineux et plus difficiles à vider par expression. •

Traitement.

Le cathétérisme, suivi de révacuationdu contenu du kyste, est inutile et dangereux (Courty) ; il peut transformer le kyste en abcès, ou tout au moins, ne prévient pas la reproduction du liquide.

La ponction simple est passible de la même critique, moins qu'on ne la fasse suivre d'une injection de liqueur de Van SAvieten qui, parfois, suffit à la guérison.

Vcxcision d'un lambeau de la paroi compte, paraît-il, des succès :

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