I. — Aiiaphi'udiïiie
\.'anaphrodisie diffère de Vimpuissance en ce qu'elle n'est pas un obstacle à la copulation ; la stérilité n'en est nullement la conséquence nécessaire.
Elle est caractérisée par le défaut de désirs vénériens ou l'absence des sensations spéciales (pie procure l'acte. Elle est complète ou relative et analogue à la frigiditc cliez rhoimiu;.
Etioi.ogik. — a. Causes générales. — Toules les nuiladies aiguës
18 THOlMiLES IJK LA COl'ULATIU.N.
ou chruuiquL's aboulissaiiL à une débililaliou excessive de roi'f^aiiisine : lièvres graves, héinorrhagies proluses, diabète, dian-iiéc chronique, surmenage, etc., i^euvenL diminuer ou abolir Tappélil sexuel-. Cet effet secondaire est généralement passager. L"obésilé, le lyinpliatisme, ont une certaine influence. Avant la puberté, Tappétit sexuel n'est pas encore éveillé et après la ménopause, il disparait généralement : les exceptions d'âge abondent cependant.
b. Causes d'origine nerveuse. — Les névroses, V hystérie en premier lieu (pai- ses troubles psychiques ou par l'anesthésie locale qu'elle engendre), l'épilepsie, l'hypochontlrie ; les iisychoses dépressives, certaines myélites, la paraplégie, l'atrophie cérébrale, etc., sont les causes les plus fréquentes et les plus effectives de Vanaphrodisie complète. Les excès d'onanisme ou de coït, le saphisme. aboutissent au même résultat, par l'épuisementnerveux, la dépravalion du sens ou la débilitation générale qu'ils entraînent. Les émotions morales dépressives agissent pour un temps. Enfin l'antipathie individuelle a une importance étiologique et sociale qui n'est pas à négliger.
c. Causes génitales. — Le point de départ du réflexe vénérien n'est ni unique, ni identique pour toutes les femmes. Le clitoris et les bulbes du vagin en sont le siège ordinaire, et le plus impressionnable; mais U se localise aussi sur toute la muqueuse vulvo-vaginale, sur l'utérus, les ovaires, les seins môme. Des lésions locales diverses peuvent donc déterminer l'anaphrodisie. Cependant, dans la plupart des observations d'hystérectomie ou d'ablation des annexes, poursuivies dans ce sens, il ne semble pas que la suppression de l'utérus ou des ovaires ait entraîné l'abolition des désirs ni de l'éréthisme vénériens.
Le développement rudimentaire ou exagéré du clitoris ne semble pas avoir une grande influence ; son absence complète coïncide avec d'autres malformations qui impliquent la tlyspareunie plulôl que la frigidité; sa paralysie, liée à des lésions du plexus sacré ou du honteux interne, est plus effective: à ce litre peuvent agir, par compression ou dégénérescences secondaires, les différentes affections pelviennes. La rupture du constricteur du vagin, les dimensions excessives du conduit vaginal, ou sa disproportion avec l'oro-ane mâle, les traumatismes accidentels ou obstétricaux, la sclérose des bulbes et de la muqueuse du vagin, les anciens catarrhes, etc., sont autant de causes plus ou moins actives du trouble en question.
Diagnostic^ — ^ L'anaphrodisie peut être congénitale et complète. Elle tient abrs soit à Tahsenco on an développement incom-