NYMPHOMANIE
plet des organes génitaux, ce que l'examen local, sous le chloroforme, permettra généralement de reconnaître ; soit à une anomalie de développement (atrophie cérébrale), à un trouble fonctionnel (névroses, psychoses), ou inflammatoire, des centres nerveux (paraplégie, paralysies d'origine centrale). L'anaphrodisie n'a alors qu'une importance secondaire et il est facile de la rattacher aux autres symptômes de l'affection nerveuse. Dans l'hystérie, elle n'est pas toujours définitive et peut disparaître, sans motif apparent, ou au contact d'un autre homme. Il en est de même pour la frigidité d'origine antipathique, qui peut n'exister qu'à l'égard du mari.
A la suite des maladies générales graves, il ne s'agit ordinairement que d'une diminution, ou d'une abolition passagère, du sens génital. L'étude des antécédents et les résultats d'un traitement approprié permettront de la rattacher à sa véritable cause ; le retour des désirs vénériens est alors d'un pronostic favorable pour la maladie principale.
En l'absence de causes générales ou nerveuses, l'examen gynécologique permettra de rapporter l'anaphrodisie à une malformation, à un traumatisme, à une lésion inflammatoire ou néoplasique de l'appareil génital ou du bassin. L'anaphrodisie, dans ces cas, est plus ou moins associée à la dyspareunie.
Son pronostic est nécessairement dépendant de sa cause. L'anaphrodisie simple n'empêche ni le coït, qui est alors purement passif, ni la fécondation ; elle est cependant une cause relative de stérilité.
Traitement. — Il varie avec chaque donnée étiologique et nous ne pouvons ici entrer dans le détail de ses indications. Les substances dilos aphrodisiaques sont généralement inutiles et souvent nuisibles; la suggestion peut être employée avec succès dans certains cas; on conseillera le repos génital en cas d'abus antérieurs. Le traitement chirurgical de certaines lésions locales peut faire disparaître radicalement le trouble en question. Ainsi en estil de la périnéorrliaphie et des colporraphies qui, en restaurant le constricteur et en rétrécissant le vagin, rendent jjIus intime le contact de la muqueuse avec l'organe mâle.