‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 187 sur 242 · MASSAGE PROPREMENT DIT. KSI · texte numérisé non relu

MASSAGE PROPREMENT DIT. KSI

poiuIanL tremblotte continuellement. La force employée, très légère pour commencer, est augmentée par degrés, en une ou plusieurs séances, à mesure que l'analgésie se développe : on se base surtout, pour la régler, sur la physionomie de la malade, et l'on gagne peu à peu du terrain, par une pression accompagnée de vibration presque invisible du poignet, jusqu'à pouvoir nettement saisir la partie malade entre les deux mains.

Le rôle du doigt intérieur se borne à servir de point d'appui aux organes et à les pousser en haut. Au besoin, il pratique aussi

Fig. 177. — Massage d'après la méthode de Thiire Brandt; position de la malade

et de l'opérateur.

un effleurage léger, de bas en haut, dans le sens des gros vaisseaux. La main extérieure est seule à masser : elle exécute des frictions circulaires et, plus rarement, du pétrissage en vibrant d'une façon imperceptible.

Massage de l'utérus en position normale. — L'index vaginal, logé dans le cul-de-sac antérieur, le plus haut possible, refoule l'isthme utérin en haut et en arrière, avec une force suffisante pour maintenir l'organe, mais sans produire de douleur vive. En même temps, la main abdominale exerce des frictions circulaires, tantôt légères, tantôt prononcées,' sur le fond, sur les faces et sur l'isthme de l'utérus. Tout en frictionnant, on incline le fond vers

MASSAGE

la symphyse. Le massage est toujours précédé ou accompagné du redressement de l'organe.

Massage de l'utérus dévié. — Les frictions sont précédées de la 7'éduction de l'utérus, et cette manœuvre diffère suivant qu'il est ■mobile ou fixé, rigide ou mou.

Lorsqu'il est mobile et rigide, la réduction s'opère par le vagin et V abdomen. La pulpe de l'index vaginal, appliquée sur la face antériem^e du col, le refoule en arrière et en bas. En môme temps, la main extérieure cherche délicatement le fond de l'utérus qu'elle accroche doucement et ramène vers le pubis. Si cette recherche est infructueuse, on déprime doucement les parois autour de l'utérus et, par des frictions circulaires et tremblottantes, on cherche à détendre et à assouplir les ligaments. Peu à peu on sent l'utérus qui monte, comme un corps flottant, sous la pression du doigt intérieur et on l'accroche par le fond. La réduction s'opère parfois brusquement.

Si l'utérus ne bascule pas par simple pression cervicale, si le col est trop élevé ou ne fournit qu'un bras de levier trop court, on emploie une manœuvre plus complexe. Avec le doigt vaginal, on soulève l'utérus graduellement et sans violence ; puis, avec la pulpe des doigts abdominaux, on pénètre au-dessus du pubis dans l'excavation, jusqu'au contact de l'isthme qu'on refoule vers la concavité sacrée. Dès que l'isthme recule, le doigt intérieur passe sur la face antérieure du col et le presse en arrière et en bas. A ce moment, l'utérus est à moitié redressé. La main extérieure, abandonnant l'isthme, remonte alors légèrement sur la face antérieure de l'organe, l'accroche par le fond et le ramène vers l'arcade pubienne.

Lorsque l'utérus est (/roset mou et que le col n'offre aucune prise pour le redressement, on a recours à la réduction reclo-vaginoabdominale. L'index, introduit dans le rectum, agit autant que possible, sur le fond ou, au moins, sur la plus grande partie de la face postérieure de l'utérus, pendant que le pouce vaginal chasse en arrière la face antérieure du col. La main abdominale procède comme précédemment pour accrocher le fond et le réduire. Celte manœuvre se fait, soit dans la position verticale, soit dans le décubitus dorsal, ou bien encore, se commence dans la première position et se termine dans la seconde.

C'est également par le massage rccto-vagino-abdominal quon pratique la réduction et la correction des flexions antérieures ou postérieures.

Lorsque l'utérus est fixé, il est maintenu dans sa position vi-

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