II. — INCISIONS 1° Incisions simples par le vagin
A. Lignes d'élection. — Pour éviter de blesser la vessie ou les uretères en avant, le rectum en arrière, l'artère utérine sur les côtés, il est indispensable de bien connaître les lignes à suivre. Il faudra, dans tous les cas, éviter les artères vaginales qu'on sentira battre sous le doigt.
a. Incision postérucure. — Elle peut être Iransvermle, circonférentielle, longitudinale ou en L.
Uincision transversale, la plus usitée, doit porter sur la partie la plus saillante du cul-de-sac.
Quand la tumeur ne bombe pas suffisamment, on a recours à l'incision circonféreniielle, qui n'est que le premier temps de l'hystérectomie vaginale (Voir liv. IV, cbap. u, n° 111).
L'incision longitucliiiale (ou verticale, M?ier/t(yame?rtai>e), conseillée par Byford, Boisleux, etc., a pour but d'éviter la section des ligaments utéro-sacrés. Picqué, Dclbct, lui reprochent de donner moins de facilités que les précédentes pour agir sur les parties latérales du bassin. Les parois du vagin étant écartées, on attire fortement en haut la lèvre postérieure du col avec une pince à griffes: on fait ainsi saillir les deux ligaments utéro-sacrés que l'on suit de l'œil et du doigt jusqu'à leur attache au col. On incise alors verticalement, au milieu de la dépression qu'ils limitent, en commençant immédiatement au-dessous de la bride transversale formée par leur insertion sur le col, c'est-à-dire à 1 centimètre environ , pour aboutir a 4, 5 ou 6 centimètres plus haut (Boisleux).
Delbet a proposé ime incision en L, combinaison de l'incision transversale et longitudinale.
Quelle que soit la direction de l'incision, il est bon d'introduire au préalable un doigt dans le rectum pour guider l'instrument tranchant.