‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 40 sur 242 · ET ACQUISES · texte numérisé non relu

ET ACQUISES

Étiologie et pathogénie. — Toutes les gynatrésies, qu'elles soient congénitales ou acquises, n'entraînent pas forcément des accidents de rétention. Il faut évidemment, pour que ceux-ci se produisent, que les organes génitaux internes aient un développement normal et un fonctionnement actif; que l'exhalation menstruelle ait lieu ou qu'il se produise une hypersécrétion pathologique des muqueuses situées en amont de l'obstacle.

D'autre part, un degré considérable de sténose peut donner lieu à ces mômes accidents (de Sinéty).

Le liquide retenu est presque toujours du sang, rarement du mucus ou du pus ; dans ce dernier cas, la suppuration n'est que bien exceptionnellement primitive (cas de Rheinstaedter) ; lorsque l'atrésie s'est produite peu après l'accouchement, il peut s'agir de rétention des lochies (Puech).

Les vices de conformation en cause sont, par ordre de fréquence, l'imperforation de la vulve, les atrésies cervicales, le cloisonnement du vagin, l'atrésie de la trompe.

L'obstacle siège-t-il à la vulve ou à la partie inférieure du vagin, le liquide est retenu dans la cavité vaginale.

La rétention dans la cavité utérine est primitive ou se produit secondairement à la distension du vagin.

De môme, la rétention intra-tubaire se développe isolément ou par distension ascendante du conduit génital.

1» Rétention du sang. — a. Eémalocol'pos.— Les parois du vagin sont refoulées dans tous les sens et distendues par le sang : la membrane obturatrice, mince et transparente lorsqu'elle est représentée par l'hymen (fig. 45), est plus épaisse si elle consisie en

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