RÉTENTION DU SANG
ne cloison vaginale. En ce dernier cas, elle peut ôlre accolée a wmen, représenté alors parmi bourrelet circulaire et wtuelle- Jnt séparé d'elle par un sillon plus ou monis profond (Dohrn) Si le vac^in est cloisonné au-dessus de l'obstacle vnlvaire, ,1 dste naturellement deux cavités. Courty a pu réunir plusieurs bservations de ce genre.
Fig. 4o. - Hymen imperforé distendu par le sang des règles accumulé dans les voies
génitales (Gallard).
Dans les cas simples et récents, la rétention liquide ne dépasse Ipas les limites du vagin. Mais lorsque l'imperforation siège assez haut, ou que la portion inférieure du conduit vaginal fait défaut, le canal cervical ne tarde pas à participer à la distension ; ses parois, refoulées et amincies, se confondent avec celles du vagin, et les deux cavités n'en forment bientôt plus qu'une seule. L'orifice interne résiste longtemps : ce n'est que dans les cas anciens que la dilatation gagne, de bas en haut, la cavité utérine, et un détroit,
iU ACCIDENTS DE RÉTENTION DUS AUX ATRÉSIES.
correspondant à l'oriJice interne marque ordinairement la limite des deux tumeurs.
Dans l'hématocolpos simple ou cervico-vaginul,le corps utérin est soulevé en haut et en avant de la tumeur ; la vessie et le rectum sont aplatis dans le sens antéro-postérieur contre les parois du bassin.
b. Vhémalométrie pure suppose l'absence du vagin ou l'atrésie do l'un des orifices de l'utérus. Lorsque l'obstacle porte sur l'orifico externe, la rétention se fait d'abord dans la cavité cervicale, puis elle force l'orifice interne et toute la cavité utérine est transformée en une poche ovoïde, unique ou divisée par un étranglement, en forme de sablier. Les parois de l'organe sont hypertrophiées dans la plupart des cas; parfois, cependant, lorsque la dilatation s'est faite rapidement, elles sont amincies (Scanzoni, Veit). Si c'est l'oi-ifice interne ou toute la cavité cervicale qui est imperméable, la cavité du corps seule se dilate sphériquement, et le col conserve ses dimensions.
Les rapports avec les viscères et les parois de l'abdomen varient avec le volume que prend la tumeur.
c. Uliématosalpinx de rétention résulte bien rarement du reflux du sang utérin et semble uniquement constitué, le plus souvent, par l'exhalation menstruelle propre à la trompe. On a presque toujours constaté l'imperméabilité de l'orifice utérin, que l'hématosalpinx fût isolé ou associé à l'hématomètre. Le mésosalpinx n'ayant qu'une extensibilité très limitée, le conduit tubaire se développe surtout aux dépens de sa surface libre : il en résulte des bosselures, des circonvolutions, des inflexions même, qui vont jusqu'à obturer, en certains points, la lumière du conduit; la tumeur, qui peut acquérir d'énormes dimensions, se trouve ainsi divisée en plusieurs poches isolées ou séparées par des détroits. L'oriflce abdominal est ordinairement obturé; mais si le liquide épanché trouve un pertuis ou force l'obstacle, ou bien il s'écoule en petite quantité et détermine des poussées de périméti'ite, ou bien il fait irruption en grande abondance et donne lieu à Vhématocéle intra-péritonéale. L'un ou l'autre de ces accidents peuvent résulter aussi de la rupture de la poche. Celle-ci a presque toujours contracté des adhérences avec les parois abdominales ou les viscères voisins.
Le sang retenu est profondément modifié, épaissi, de la couleur et de la consistance du goudron. Sa quantité, très variable d'ailleurs, augmentant à chaque période menstruelle pour diminuer dtins l'intervalle, est toujours inférieure à la (juantité qui se
RÉTENTION DE MUCUS
,..,.„i, écoulée au dehors pondant le temps qu'a duré la rétenlion (SchrOder). T „ neut su1)ir la transformation
:;;compo "ion du contenu peut amener la format.on de gaz
l!RrtenUon de mucus. - Vnyi.omHrù, c'est-à-dire la réten- Z dun li;uide hypersécrété, séreux ou -î"-- f^;''^ Llnlé ne s'observe guère qu'après la ménopause. Elle es assez ^ ^^uènle (^P 00, 5ennig),etl'atrésie sénile, dont elle dépend. ^ le ,>lus souvent à l'orifice interne. Les parois utermes sont à™s ce'cas, plutôt amincies qu'hypertrophiées et la muqueuse prend l'aspect lisse d'une séreuse (Schroder).
Les cas d'fajdrooolpos (accumulation de mucus dans le vag.n) sont toûu faU exceptionnels et ont été observés surtout chez des nouveau-nés (Godefroy, Breisky, Veit). .,.11
t—- Si l'atrésie est congénitale les accidents de la rétention sanguine apparaissent au moment de la P^l^^^te ; si elle est acquise, au moment des premières règles qm suivent 1 accident ou après une période de dysménorrhée progressive. Dans e premier cas, la Jeune fille éprouve d'abord une -nsa ion d^^ pesanteur, de gène dans le bassin, puis des douleurs lombaii s irradiées vers le pubis, le périnée, les cuisses; mais nul écoulement ne se montre. Ces symptômes durent quelques jours, pms disparaissent pour se reproduire, les mois suivants, avec une mtensité croissante, en même temps que leur durée se prolonge. La douleur finit par être continue, avec exacerbations périodiques, consistant en coliques utérines et phénomènes de compression recto-vésicale. Ce n'est parfois qu'à l'occasion de la rétention d urine (ine le médecin est consulté.
Le maximum de ces symptômes est beaucoup plus rapidement atteint lorsque l'atrésie est acquise.
En morne temps, se montre, à la région hypogastrique, und tumeur médiane, rénitcnte, peu sensible à la pression. Peu apparente d'abord, elle augmente avec chaque molimcn menstruel, diminue ensuite incomplètement et, par une marche plus ou moins régulière, mais progressive, peut arriver à distendre la vulve et à dépasser l'ombilic. Parfois, au contraire, la tumeur est nulle ou très minime : c'est ce qui arrive lorsque la transsudation
i26 ACCIDENTS DE ilÉTENTlON DUS AUX ATHÉSIES.
mcnsU'uelle est peu abondante, lors(|u'il y a déviation compii'-mentaire des règles ou lorsque raméiioirhéc véritable linit jiar survenir.
Les symptômes de rhydromélrie, beaucoup moins intenses, se bornent à des coliques utérines : ils peuvent môme faire totalement défaut. Pour ceux de la rétention purulente, nous renvoyons aux abcès pelviens.
Marciiiî et terminaisons. — Dans l'atrésie acquise ou congénitale, il peut arriver, par le fait d'hémorrhagies supplémentaires ou d'une ménopause anticipée, que les accidents de la rétention sanguine disparaissent, mais il ne faut guère compter sur cette éventualité exceptiomielle.
Plus souvent on verra survenir des troubles digestifs, des vomissements, qui contribueront à conduire la malade à l'heclicilé et à la mort.
Du côté de la tumeur, plusieurs terminaisons peuvent s'observer, avec des conséquences variables :
L'obstacle se rompt, par suite de sa distension excessive ou sous l'influence d'un effort; ou bien, il est détruit par gangrène, et le sang s'échappe à l'extérieur. Cette terminaison, qui s'observe surtout en cas d'imperforation de l'hymen, d'atrésie congénitale ou acquise du col, sera favorable si, par des soins appropriés, on empêche l'obstacle de se reformer et si l'on dirige antiseptiquement l'évacuation de la poche. A défaut de soins, l'atrésie peut se reproduire, ou des accidents infectieux se développent.
Si l'obstacle est trop résistant, c'est l'organe distendu qui peut se rompre (vagin, utérus, trompes). La rupture spontanée, ou provoquée par une exploration trop violente, par la décompression brusque des parois de la trompe, dans une évacuation trop rapide, s'effectue dans le péritoine, d'où péritonite ou hématocèle, avec leur marche ultérieure et leur pronostic respectifs ; dans une cavité voisme; vessie, rectum, intestin; exceptionnellement dans l'estomac (Puech), dans le tissu cellulaire du bassin (perforation de la fesse gauche dans un cas de Graf). La guérison ne survient alors que bien rarement; la poche se vide mal, souvent suppure, et les accidents de rétention se renouvellent, en s'aggravant, à l'époque suivante.
Pronostic. — Il est donc naturel de conclure à la gravité de ces accidents : les terminaisons heureuses ne sont guère à attendre qu'en cas d'exsudation sanguine médiocre, permettant d'espérer une ménopause précoce, ou au voisinage de la ménopause normale. Autrement, il faut compter avec les rupturps, la sujjpuralion, la
RÉTENTION DE MUCUS. ^'^"^ Péritonite qui peut survenir, niènie en l'absence de toute solution Te con inu té. D'une manière générale, le i)ronost.c est d autant p lufs^ eux que l'obstacle siège plus haut. L'natervent.on elle- S^é ne ndépendanunent des diliicultés qu'elle rencontre souvent, ï ï pas d pourvue de dangers : nous avons vu que la ruptur deT rompes est facile pendant l'évacuation de a tumeur uter.ne e la suppuration complique vite l'insuflisance du draumge ou un défaut de propreté. Néanmoins le pronostic opéra o.re est aujour- . d'hui singulièrement amélioré : on a même publié un assez grand nombre de cas de grossesses survenues après guerison.
DuGNOSTic. - Le retour périodique du mobmen menstruel, sans écoulement sanguin, chez une jeune RUe, au momen de la puberté, ou l'aménorrhée douloureuse survenant chez une emme qui a subi un traumatisme génital, doivent tout d abord faire soncrer à une atrésie. Le diagnostic se confirme si on constate a présence d'une tumeur pelvienne, médiane et réni tente, dont le développement ou l'accroissement a coincidé avec les époques
menstruelles. , . , , , i„
Restent à étabhr le siège anatomique de 1 ectasie et la nature de
Lorsque celui-ci siège à la vulve ou à la partie inférieure du vagin, il est aisé de le reconnaître. Le toucher vaginal n'est pas possible; le périnée est distendu par une tumeur qui écarte les lèvres de la vulve et dont on peut apercevoir, par transparence, la coloration rougeâtre ou bleuâtre. Si l'imperforation siège plus haut, le segment inférieur du vagin est, ou non, perméable. Dans le premier cas, on peut, avec le doigt ou une sonde, en s'aidant au besoin du toucher rectal, se rendre compte du siège et, jusqu'à un certain point, de l'épaisseur de la cloison. Dans le second cas, c'est au toucher rectal, seul ou combiné avec le cathétérisme vésical et le palper, qu'on aura recours.
S'il s'agit d'obstacle vulvaire ou vaginal, c'est à Y hématocolpos qu'on a affaire, du moins primitivement. En haut et en avant de la tumeur liquide, dont il faut parfois rechercher le fond jusqu'à l'ombilic et au-dessus, on trouve une petite tumeur dure contrastant, par sa consistance, avec la tumeur principale, et ([ui n'est autre que le corps de l'utérus. 11 est difficile d'apprécier si la dilatation intéresse aussi la cavité cervicale; mais cette distinction n'a guère d'importance pratique. L'absence de l'utérus en haut de la tumeur, les grandes dimensions de celle-ci, l'ancienneté du cas, feront supposer que la dilatation porte sur tout l'utérus en môme temps que sur le vagin.