LÉSIONS INFLAMMATOIRES
L'inflammation proprement dite, ou baciZiaire, des voies génitales delà femme, est essentiellement progressive et, le plus souvent, ascendante, partant de la vulve pour aboutir au péritoine. Il y a cependant lieu de considérer à part la vulvite, la vaginite, la métrite, etc., pour en faciliter l'étude. Mais avant de faire ce travail d'analyse, il nous parait indispensable, au point de vue de la cliniciue,"d'embrasser, dans son ensemble, l'histoire naturelle de l'infection. Cette étude abrégera, du reste, les descriptions et évitera les redites.
ÉTIOLOGIE
Des microbes, qui semblent pourtant d'espèce très différente, peuvent être assez difficiles à distinguer les uns des autres, donner lieu à des lésions à peu près semblables, provenir d'une source unique, évoluer simultanément ou se succéder sur le môme terrain, de façon à créer des infections mixtes, dans lesquelles 11 est ' bien ardu d'établir la part respective de chacun d'eux. Ces grandes difficultés (lu problème de l'infection se rencontrent au plus haut point en gynécologie, particulièrement en ce qui concerne la blennorrhagie.
Le gonococcus de Neisser (1879), déjà décrit par Hallier, d'Iéna (1872), représente actuellement l'élément le plus particulièrement contagieux des écoulements génitaux; chez la femme, on l'a rencontré dans les sécrétions de la vulvo-vaginite, de la métrite, de la salpingite. Comme nous le verrons, les caractères assignés à ce microbe prêtent beaucoup à la discussion. On admet,
cependanl, que le groupement, par colonies inlra-cellulaires, do nombreux éléments, de vingt à trente, suffit à le difl'énïncier.
Introduit dans l'urèthre sain, il y reproduit la blennorrhagie aiguë (Bokai, Bockhardt, Werthcim, Prayer). Sa nature palhofjùne n'est donc pas douteuse. Mais il n'en est pas de môme de sa.spcci/îciVé. Eraud a en ell'et découvert, dans le pus de l'urélhrite, un diplocoque staphylocoque de groupement morphologique difl'érent, (lui se comporte absolument de la môme façon vis-à-vis de la culture et de la méthode de Roux, et donne une diastase à réactions vitales identiques.
L'infection septique est ordinairement due au Streptococcus pyogenesde Rosenbach. Les Staphylococcus aureus, albus, semblent intervenir plus rarement d'une façon primitive: Bumm les a pourtant rencontrés à l'état de pureté dans quelques cas assez légers d'infection puerpérale.
La tuberculose génitale est assez rare et, le plus souvent, secondaire.
Enfin, il faut encore compter : avec les saprophytes, c'est-à-dire des germes qui, incapables de nuire aux tissus normaux, à la surface desquels ils vivent en parasites, n'attendent, pour évoluer, qu'une modification favorable du milieu ; avec certains microbes pathogènes dont l'intervention est très rare, comme le pneumocoque (salpingite), et avec d'autres dont la diflerenciation n'est pas encore très précise (bacille et coccus de Péraire dans la métrite) , ou reste à faire.
Quant aux maladies générales infectieuses, beaucoup pensent encore que leur influence, sur le système génital, se borne à diminuer sa résistance, ou que, si elles exercent une action locale, ce n'est que de l'extérieur vers l'intérieur, par l'intermédiaire d'infectieux secondaires (maladies éruptives). Cependant, d'après les travaux de Slavjasnki, Massin, leur action serait beaucoup plus directe, et donnerait lieu à des troubles assez particuliers : endométrite hémorrhagique d'une intensité toute spéciale ; formation, dans l'ovaire, de kystes folliculaires sanguins, remarquables par leur nombre et leur petit volume.
Gottschalk et d'autres ont avancé que Vinfluenza détermine assez souvent une endométritc hémorrhagique aiguë, et qu'il se produit, à son occasion, des poussées inflammatoires autour de l'utérus. Nous avons observé des faits semblables.
Le gonocoque peut se mélanger à des microbes divers, staphylocoques, streptocoques, microbes indéterminés, qui peuvent reconnaître, comme voies d'apport, le coït seul, le traumatisme, le doigt de l'accoucheur; ou bien, il ne fait que leur ouvrir la voie. Il peut
PATIIOGÉNIE.
• . .A.np rombinaison do la tuberculose à lel autre agent St! A;;r;e":ô'urnt co„.UU..e. .e. inlecUons r.^U. ou
"ATnT^riode plus ou n.oins avancée de lelle i„nammat>„n gy-
nu'on s'élève davantage dans les voies génitales. peut se laire aueTd^imrit^^ ne soit qu'intermittente, chaque poussée nouvelle étan dû sans doute au développement de germes pers^s^an alms u les conditions de milieu deviennent favorables. Au.si Re^ non 1 a Ul constaté la présence intermittente du gonocoque a Torsion des règles (1). Mais il est Vo^^ ^^Z^r^^ lion des crermes soit bien réelle ou que, par la dmimution cle leur n m t eu-atténuation de leur virulence ils deviennent négligeables On ne peut expliquer autrement innocuité pus de certains abcès qui viennent à crever dans le ventre. D ou le piep^ fonne , t op souvent négligé, de toujours teser s'apa^ser «ne 7n^liion 'pérLérine avant de l'attaquer chirurgicalement, a iLs cVurgence ou d: accessibiUtc facile d'.ne collecUon hqmde.
PATHOGÉNIE a. Causes prédisposantes.