‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 48 sur 242 · I. Causes anatomiques · texte numérisé non relu

I. Causes anatomiques

Le vagin, assez ],auvre en glandes, pourvu d'un revêtement épais d-épithéîium pavimenteux, est dans de bonnes conditions pour insister à l'action des germes, ce qui explique qu assez souvent, et en particulier dans la blennorrlmgie, il puisse les conduire jusqu a l'utérus sans être lui-même intéressé. r;„f„^

L'utérus, au contraire, est tout dispose pour con ractei 1 infection, la garder et la transmettre au voisinage. Quil nous sutl se d-attirer l'attention sur le peu de cohésion et la minceur du revêtement épithélial, le réseau villeux de l'arbre de vie, la confluence et la ramification des glandes du col, la richesse des roseaux lymphati,,ues périglandulaires et périvasculaires. N'étaient certaines conditions de défense (lue nous ne faisons qu'entrevoir : composition cbiinirme des sécrétions, diapédèse active, contraction tonique du nmsclc, et en particulier des sphincters isthmique et utero-tubaire

(1) CUarrier, l'ériloniU blennorrhngiqu, chez la f.mme [An:,, ipja., sept. 18021.

, . 10 lioNNET BT Petit. — Gyin''Cologic.

qu'il faudra toujours se garder de forcer par un cathétérisme intempestif..., l'infection utérine, déjà si fi'équente, le serait certainement encore davantage.

La trompe qui, au point de vue cmhryogénique, n'estque la continuation de l'utérus, est placée, au point de vue qui nous occupe, dans des conditions analogues.

Quand à l'ovaire, il est accessible, par la plus grande partie de sasurface, aux produits septiques directement venus de la trompe; mais l'infection d'origine vasculaire, en particulier celle qui vient du col utérin, semble avoir pour lui une importance plus grande que pour tout le reste de l'appareil génital, ce qui s'explique facilement par son extrême richesse en vaisseaux.

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