INTRODUCTION
succès, le diagnostic et le traitement médical doivent conserverions leurs droits et toute leur valeur;
20 Qu'il y a autant, sinon plus de mérite, à sauvegarder un organe, qu'à l'enlever plus ou moins brillamment;
30 Enfm que la conservation de cet organe, une fois guéri, présente pour les malades plus d'avantages que son ablation, même suivie de succès.
A propos de chaque affection gynécologique, MM. S. Bonnet et P. Petit se sont efforcés d'en énumérer les causes, et d'en développer le mécanisme.
S'appuyant particulièrement sur l'anatomie pathologique, ils ont cherché à faire un peu de jour dans toutes les obscurités et les incertitudes que laisse la lecture des livres étrangers.
Comprendre la pathogénie d'une affection dans ses modalités diverses, établir un diagnostic aussi précis que possible, en déduire une thérapeutique conservatrice, et ne recourir à une intervention radicale que lorsqu'elle est absolument indispensable, tel est le devoir du gynécologue sérieux et instruit, et c'est ce dont les auteurs se sont tout d'abord attachés à démontrer la nécessité.
La partie scientifique n'a pas pourtant été négligée, et si les auteurs ne sont pas entrés dans des détails aussi inutiles que fastidieux, ils ont montré qu'ils étaient au courant des travaux et des progrès les plus récents, et les ont brièvement résumés, au grand bénéfice de leurs lecteurs.
L'appareil génital de la femme formant un ensemble fonctionnel connexe, il est rare que, de ces éléments, un seul soit atteint, et qu'il n'y ait pas de retentissement sur les autres. Aussi les auteurs ont-ils pensé qu'il y avait avantage, au double point de vue clinique et nosographique, à étudier, dans leur ensemble, les différents troubles qui peuvent l'atteindre, plutôt que. de s'exposer à des répétitions incessantes, en étu-
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diant successivement chacun des organes qui le constituent, depuis la vulve jusqu'au péritoine. Mais tout en suivant cette méthode, ils n'ont pas oublié de signaler les particularités anatomiques et symptomatologiques qui permettent de localiser plus particulièrement la lésion dans tel ou tel organe, et de poser ainsi lin diagnostic plus précis. Cela donne à leur livre un cachet d'originalité tout spécial, et en rend la lecture infiniment plus facile.
' Tout en cherchant avant tout à rester des chirurgiens conservateurs, MM. Petit et Bonnet deviennent sans hésiter des opérateurs déterminés, quand cela est nécessaire. Ils le montreut bien dans la deuxième Partie de leur Ouvrage, où ils exposen-t la Technique' a-pératoire, depuis les procédés les plus simples de la gynécologie courante jusqu'aux interventions les plus complexes. ■
Ils débutent par un chapitre' consacré à Y Asepsie, laissant Ue côté V Antisepsie, qu'ils supposent connue de tous les
lecteurs. . '
Puis ils étudient successivement VAnesihésie, la Réunion V Hémostase, le Massage et VÉlectrisation. — Naturellement, ils se sont bornés à des généralités, mais largement suffisantes pour montrer le bénéfice que les malades doivent tirer de ces différentes manœuvres.
" ■■ Adoptant-ensuite une classification spécial^-des opérations gynécologiques-, ils l'es divisent eù : • - -'-^ '■ ■ ■' 1° OpéTSiUoiiS' extra-périlonéales ; ' ' ' ^ <^°' OpérÂioris ii^ans-pénioné aies, c'ëst-à-(liré qui exigent la •simple oiivertuTe-de la- séreuse, sans manœuvres" intra.péri-
■'t'otiéales ; ' - ' ' . ' . .
'• 30 Opérations- W^-a-peVi/onéa/es ; 'cWllfes-ci^ rârigent sous
'trois chefs r 'Idpar^oiomîe' antérieiire^ Laparotomie -inférieure
-^Mî', Fraiidé sùrtôùt, tend actuellement à. ëé substituer, dahs