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HYDROGÈNE PHOSPHORÉ

§ 28. — Hydrogène phosphore, PH3= 3{.

Poids du litre : i , 53 1 à o° et om,76o.

L’analyse spectrale soas la pression om,76o n’a pu avoir lieu, à cause du dépôt du phosphore.

Point d’ébullition : — 85° sous olu, 760.

11 n’est pas absorbé sensiblement par les solutions aqueuses étendues, formées par les acides ou les alcalis.

L’eau (exempte d’air) en dissout le huitième de son volume; l’alcool un peu plus.

Gaz incolore doué d’une odeur alliacée, stable à la température ordinaire, neutre (en l’absence de toute trace d’oxygène).

Absorbé par les solutions acides concentrées de chlorure cuivreux (80 fois environ le volume de la liqueur). Ces solutions le régénèrent par ébullition.

N’attaque pas le mercure. Très combustible. Brûle avec une flamme blanche et des fumées contenant de l’acide phosphorique.

Le gaz pur ne s’enflamme pas au contact de l’air, ou de l’oxygène, sous la pression de om,rj6o et au-dessous de ioo°. Mais si l’on diminue la pression, ou si l’on relève la température, le mélange d’hydrogène phosphoré avec l’oxygène peut détoner spontanément. Dans tous les cas, l’hydrogène phosphoré mêlé de phosphure liquide s’enflamme à l’air.

Mêlé avec deux fois son volume d’oxygène, il détone sous l’influence d’une flamme, ou d’une étincelle :

2PH3h- 402=P205, 3H20.

La chaleur rouge le décompose en ses éléments.

L’étincelle électrique le décompose en ses éléments.

L’effluve produit de l’hydrogène et un sous-phosphure solide.

Le chlore gazeux le décompose, avec lumière et explosion.

L’hydrogène phosphoré réduit l’acide azotique concentré, le gaz hypoazotique, l’acide sulfurique concentré. Ce dernier acide étendu est sans action.

L’hydrogène phosphoré réduit les sels d’or et d’argent.

Il est absorbé par le sulfate de cuivre en cristaux, ou dissous, avec formation de phosphure noir et d’acide phosphorique.

Il se combine avec les hydracides, tels que HBr et HI, immédiatement, en formant des composés analogues au chlorhydrate d’ammoniaque.

MONOGRAPHIES

II se combine aussi aux gaz chlorhydrique, fluoborique, fluorhy drique, sous l’influence d’un mélange réfrigérant ou de la compres sion. Ces composés sont moins stables que les précédents.

Dosage. — Par le chlorure cuivreux. Par le sulfate de cuivre.

HYDROGÈNE ARSÉNIÉ.

§ 29. — Hydrogène arsénié. AsII3=78.

Poids du litre : 3s,5o à o° et om,7Ôo.

Point d’ébullition : vers — io2°,sous la pression om,76o.

Gaz incolore; odeur alliacée. Extrêmement vénéneux.

Se décompose spontanément sous l’influence du temps, avec dépôt d’arsenic brun, ou même jaune.

L’eau en dissout un cinquième de son volume. Mais cette solution s’oxyde rapidement à l’air.

La chaleur rouge le décompose en ses éléments.

De même l’étincelle, très rapidement :

AsH3= As + 3H.

Il brûle au contact de l’air avec une flamme livide, en donnant de l’eau et de l’acide arsénieux, cristallisé et sublimable.

Si l’oxygène fait défaut, ou si l’on refroidit la flamme au contact d’un corps froid, tel qu’une soucoupe de porcelaine, il s’y dépose de l’arsenic métallique (appareil de Marsh), en taches brunes, volatilisables par la chaleur.

Le chlore l’enflamme, avec production d’acide chlorhydrique et de chlorure d’arsenic.

Les sels d’argent et cuivre l’absorbent, en formant des arséniures complexes, noirs.

§ 29 bis. — Hydrogène antimonié. SbH3= 12.5.

Poids du litre : 3«,d2 (calculé) à o° et om,7Ôo.

Point d’ébullition : — i8°,o sous la pression oni,76o.

Gaz incolore. Il est instable, à l’état de décomposition continue.

Il ne peut être recueilli sur le mercure, ni conservé.

Combustible avec flamme bleuâtre.

La chaleur et l’étincelle le détruisent immédiatement. Réactions analogues à l’hydrogène arsénié.

La combustion fournit de l’eau et un oxyde d’antimoine amorphe.

Dans l’appareil de Marsh, taches noires non volatilisables.

Précipite l’azotate d’argent en noir.

MONOGRAPHIES

§ 30. — Hydrogène silice. Si H4 =32.

Poids du litre : is,43 (calculé).

Gaz incolore. Stable à froid, lorsqu’il est pur, sous la pression ordinaire.

S’enflamme spontanément à l’air, à ioo°. Mêlé d’hydrogène, ou bien sous pression réduite, s’enflamme spontanément par l’action de l’air.

Brûle dans l’air, en donnant des fumées blanches de silice.

La chaleur et l’étincelle le décomposent en éléments, en doublant le volume :

SiH4= Si -h 2H2.

Les solutions alcalines l’absorbent, en fournissant 4 fois son volume d’hydrogène :

Si H4 -h 2 K OH H20 = Si03K2-+- 4 H2.

il précipite le sulfate de cuivre et l’azotate d’argent.

§ 30 bis. — Hydrogène boré. BH3? =14.

Gaz entrevu. Brûle avec une flamme verte et dépôt d’eau et d’acide »

borique.

Décomposable par la chaleur et par l’étincelle en ses éléments.

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