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OXYDE DE CARBONE

§ 31. — Oxyde de carbone. GO = 28.

i° Données numériques. — Poids du litre : 18, 258 à o° et o'u,76o. Analyse spectrale sous la pression om,76o.

Raie rouge . 6088

Petite bande jaune rougeâtre . 0878 à 58g8

8 raies jaunes brillantes . 0690

Nombreuses raies vertes brillantes :

La première très brillante . 5 1 63 (C2H2)

La seconde moins brillante . 5 1 43 (CO2)

Nombreuses raies bleues : la plus brillante 4943 Raies violettes s’étendant de la plus brillante . 46ii à 47 20

Bande violette étroite sombre . 44 '8

Point d’ébullition : — i90°,o sous la pression oQ1,76o.

Solubilité (coeff.) eau :

o°. . . 0,0329 io°. . . 0,0243 20°.. . 0,023l

Solubilité (coeff.) alcool :

20 Propriétés apparentes. — Gaz incolore, inodore, simple.

Très vénéneux; stable.

Peu soluble dans l’eau.

Non absorbé par les acides étendus ou concentrés, ou par les alcalis étendus, du moins immédiatement. Mais il est absorbé par les alcalis pendant un contact de quelques semaines.

Combustible avec une flamme bleue, en produisant de l’acide carbonique, sans trace de vapeur d’eau.

Lentement absorbable par les solutions alcalines, même à froid, et

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surtout à chaud, avec production de formiate :

CO -h K OH — CH KO2.

3° Chaleur. — La chaleur ne l’altère que d’une façon à peine appréciable : traces de sous-oxyde gazeux et d’acide carbonique vers le rouge sombre; au rouge vif, ce sous-oxyde se sépare en acide carbonique et carbone libre.

4° Lumière. — Sans action.

5° Électricité. — L’étincelle ne l’altère pas.

L’effluve le change en partie en sous-oxyde brun, solide et amorphe.

6° Réactions chimiques. — r volume d’oxyde de carbone et i demivolume d’oxygène forment i volume d’acide carbonique, qui précipite l’eau de chaux :

CO -h O — CO2.

Pas de trace d’eau.

L’oxygène n’exerce aucune action à froid, même par un contact prolongé.

L’oxyde de carbone réduit la plupart des oxydes métalliques au rouge, en formant de l’acide carbonique et un métal, parfois carburé.

A froid, il réduit l’azotate d’argent ammoniacal : réaction Irès sensible, même en présence de l’air, pourvu qu’il n’y ait pas excès d’ammoniaque, c’est-à-dire en opérant avec une liqueur limite.

Réduit le chlorure d’or et le chlorure de palladium.

L’oxyde de carbone se combine au chlore gazeux, à volumes égaux, sous l’influence de la lumière solaire.

Il est soluble dans le chlorure cuivreux acide ou ammoniacal.

L’acide iodique chauffé le change en acide carbonique.

Le nickel et même le fer, réduits de leurs oxydes à la plus basse température possible, se combinent au- lessous de ioo° avec l’oxyde de carbone, en formant des liquides spéciaux : le nickel-carbonyle, et le ferro-carbonyle, composés très inflammables et explosifs par échauffement.

L’hémoglobine du sang absorbe l’oxyde de carbone, en produisant des bandes d’absorption spéciale.

7° Dosage. — Par combustion eudiométrique.

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