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ACIDE CARBONIQUE

Non fumant, stable.

Soluble dans son volume d'eau environ.

Ni comburant, ni combustible.

Exerce la réaction d’un acide faible sur le tournesol, qu’il teint en rouge vineux.

Précipite l’eau de chaux, en formant du carbonate de chaux, soluble dans un excès d’acide carbonique. L’ébullition reprécipite ce sel de cette solution.

Absorbable par les alcalis et régénérable par addition d’acide chlorhydrique.

3° La chaleur, même rouge, ne le décompose pas. Elle commence à agir à un degré notablement plus élevé, en régénérant de l’oxyde de carbone et de l’oxygène, et cela avec réversibilité.

4° La lumière est sans action.

5° L’ étincelle électrique décompose partiellement le gaz acide carbonique en oxyde de carbone et oxygène, avec réversibilité.

L’effluve le décompose également partiellement, en formant en outre un peu de sous-oxyde de carbone et de l’oxygène fortement ozoné (ou de l’acide percarbonique?).

6° Réactions chimiques . — L’acide carbonique est absorbé par les alcalis, qui le changent en carbonates. Ces sels sont décomposés par la plupart des acides.

Les carbonates terreux et métalliques sont insolubles.

A une haute température, l’acide carbonique est ramené à l’état d’oxyde de carbone, ou même de carbone libre, ou de carbure métallique, par la plupart des métaux, par le bore, le silicium, l’hydrogène. Le carbone le ramène aussi à l’état d’oxyde de carbone avec équilibre.

Le potassium et les métaux alcalins en particulier s’unissent au carbone de l’acide carbonique, en formant des oxydes et des acétylures.

7° Dosage. — En volume, on l’absorbe par les alcalis.

S’il est mêlé avec un gaz acide très soluble dans l’eau, tel que le gaz chlorhydrique, on traite le mélange par une seule goutte d’eau qui absorbe ce dernier; puis on fait agir la potasse.

MONOGRAPHIES

Par pesées, en absorbant l’acide carbonique au moyen d’une solution alcaline.

On peut encore le changer en un carbonate de chaux, ou de baryte, que l’on recueille; ce qui permet de concentrer l’acide carbonique contenu dans un mélange. Puis on redissout le carbonate solide dans un acide étendu porté à l’ébullition, et l’on recueille le gaz dégagé : on mesure ce dernier, en contrôlant le résultat par absorption finale à l’aide de la potasse.

On peut aussi titrer la solution acide, avant et après réaction.

OXYCHLOKURE DE CARBONE.

§ 33. — Oxychlorure de carbone. C0C12=99.

Poids du litre : 4S>44 à o° et ora,76o.

Analyse spectrale sous la pression om,76o.

Raies vertes assez larges . 5455 (Cl)

5444M (Cl) 5426ÜI (Cl) 5390 (Cl)

Large raie milieu . 5a 1 5 1 ! (CI)

5io3 (Cl) 5077 (Cl)

Petite bande bleue vers . 4905 (Cl)

Raies bleues larges .. . . 4825 (Cl)

48i4 (Cl) 4799 (Cl)

Petites bandes bleues . 4556

Toutes ces raies, à l’exception de la dernière, sont celles du chlore. Il masque, dans ces conditions, l’oxyde de carbone.

Gaz incolore, à odeur suffocante spéciale.

iNon combustible. Stable.

Peu soluble dans l’eau, dont le contact prolongé le décompose en acides carbonique et chlorhydrique.

Les alcalis étendus le dissolvent, en formant un carbonate et un chlorure.

Soluble dans la benzine et dans l’acide acétique cristallisable.

L’alcool le change en composé éthéré; l’ammoniaque, en urée.

La chaleur et l’ étincelle êlecti-ique le dissocient en chlore et oxyde de carbone, que la lumière recombine lentement.

Avec le bicarbonate de potasse humide, il fournit trois fois son volume de CO2 :

CO Cl2 H- 2 GO3 K H = 3 CO2 -h 2 K Cl -h H2 O.

La combustion par un mélange d’oxygène et d’hydrogène en excès fournit de l’acide carbonique et de l’acide chlorhydrique:

a CO Cl2 -h 2 H2 -h O2 = 2 CO* -t- 4 HCl.

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