IV. 2 V. 2 V. IV
L’absorption par les alcalis donne une liqueur brune, laquelle, traitée à l’ébullition par l’acide chlorhydrique concentré, produit du chlorhydrate d’ammoniaque. Cette formation d’ammoniaque est caractéristique de la présence de l’azote combiné.
RECONNAISSANCE d’üN GAZ ISOLÉ.
23. Oxy sulfure de carbone , CO S. — L’étincelle le décompose avec formation de soufre et d 'oxyde de carbone. L’apparition du soufre pourrait accuser aussi l’hydrogène sulfuré. L’oxyde de carbone, dérivé ainsi de l’oxysulfure, se distingue de l’hydrogène, parce que sa combustion ne produit pas d’eau, mais du gaz carbonique, précipitant l’eau de chaux; tandis que l’hydrogène dérivé de l’hydrogène sulfuré ne produit pas d’acide carbonique :
C0S-hf02=C02+S02.
L’oxysulfure de carbone est absorbé peu à peu par la potasse aqueuse, en formant un sulfure et un carbonate. La liqueur, traitée ensuite par un acide, fait effervescence et les gaz produits noircissent le papier d’acétate de plomb et précipitent l’eau de chaux.
Deuxième subdivision : gaz hydrogénés .
Tous les autres gaz du 3e groupe sont hydrogénés. On les distingue par l’action de l’étincelle, qui met à nu l’élément antagoniste; tandis qu’il reste à l’état gazeux de l’hydrogène, caractérisable par inflammation.
2L Hydrogène sulfuré, H2 S. — Le volume de l’hydrogène, mis en liberté par l’action de l’étincelle, est égal à celui de l’hydrogène sulfuré. De même pour les deux hydracides suivants. Avec l’hydrogène sulfuré, il y a précipitation de soufre jaune ; que l’on peut examiner ensuite, en opérant la réaction de l’étincelle dans un tube de verre à paroi mince. Il suffit, après décomposition, de chauffer la paroi avec précaution sur une flamme, laquelle détermine la combustion du soufre par l’air, avec formation de gaz sulfureux.
L’inflammation de l’hydrogène sulfuré fournit de l’eau et du soufre, en partie changé en acide sulfureux gazeux.
L’hydrogène sulfuré précipite en rose les sels manganeux (avec addition d’ammoniaque), en blanc l’acétate de zinc, en noir les sels de plomb et d’argent.
L’iode dissous dans l’iodure de potassium décompose la solution aqueuse d’hydrogène sulfuré, avec précipitation de soufre. Si l’hydrogène sulfuré a été absorbé par un alcali, on ajoute d’abord à la dissolution un léger excès d’acide acétique, avant de faire agir l’iode.
25. Hydrogène sélénié, H2Se. — L’étincelle précipite du sélénium rouge, en mettant l’hydrogène et le sélénium en liberté. De même
RECONNAISSANCE d’üN GAZ ISOLÉ.
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la combustion, une partie du sélénium étant changée en acide sélénieux solide. Les agents oxydants et même l’air seul précipitent du sélénium, dans la solution aqueuse de l’hydracide.
L’hydrogène sélénié précipite en noir les sels de plomb, d’argent, etc.
26. Hydrogène telluré, H2 Te. — L’étincelle précipite le tellure brun, très peu volatil. De même la combustion incomplète. La solution aqueuse de ces hydracides dépose aussitôt du tellure au contact de l’air. Les propriétés spéciales du tellure doivent être constatées.
27. Hydr ogène si/icé, Si H4. — L’étincelle précipite du silicium, en mettant en liberté un volume d’hydrogène double de celui du gaz primitif :
Si H4 = 2 II2 4- Si.
Le silicium ainsi précipité n’est ni volatil, ni oxydable, lorsqu’on chauffe la paroi du tube où il a été formé.
L’hydrogène silicé, traité par la potasse, est décomposé, en produisant un silicate et un volume d’hydrogène quadruple de celui du gaz primitif :
Si H4 -h 2 H2 O =: Si O2 -h 4 H2.
Le silicate obtenu précipite de la silice gélatineuse, par addition d’acide chlorhydrique et ébullition.
Ces deux réactions sont caractéristiques.
28. Acide cyanhydrique, CAzH ou CyH. — Vapeur très volatile. L’étincelle le décompose en azote et acétylène :
2 C Az H =: C2 H2 —t~ Az2, avec limitation et réversibilité.
La combustion de l’acide cyanhydrique forme de l’eau, de l’azote et de l’acide carbonique, ou de l’oxyde de carbone.
L’acide cyanhydrique absorbé par les alcalis fournit des cyanures, caractérisables par la formation du bleu de Prusse.
L’acide cyanhydrique est absorbé par l’acide chlorhydrique très concentré, avec production de formiate d’ammoniaque : l’ammoniaque ainsi formée caractérise la présence de l’azote combiné.
Analyse eudiométrique :
CAzH+|02=C02+{H20-i- Az.
RECONNAISSANCE ü’iJN GAZ ISOLÉ.
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On pourrait signaler ici la vapeur de sulfure cle carbone, CS2. 'Mais, cette vapeur n’étant pas immédiatement absorbable par les alcalis, on en parlera de préférence avec les gaz neutres et combustibles.