‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 13 sur 197 · PAU DISSOLUTION · texte numérisé non relu

PAU DISSOLUTION

dégagement, qui débite ie gaz dans des éprouvettes, ou dans des bacons placés sur la cuve à mercure. On rejette les premières parties, qui contiennent l’air du col du ballon et du tube à dégagement.

On peut se servir du même procédé, en employant l'alcool absolu au lieu d’eau, pour récolter les gaz hydrocarbonés à poids moléculaire un peu élevé, tels que les hydrures de propyle (propane) et de butyle (butane), le propylène, les butylènes; ou bien encore l’éther méthylchlorhydrique.

Dans tous les cas, il convient de ne pas oublier que le gaz recueilli est souillé par la vapeur dégagée du dissolvant, eau, alcool, acide chlorhydrique, etc. Cette vapeur doit être éliminée ensuite à l’aide d’agents appropriés.

(11). La même méthode peut être employée pour récolter les gaz peu solubles dans l’eau ou dans l'alcool, tels que l’oxygène, l’azote, l’acide carbonique, etc.; mais c’est à fa condition de mettre en œuvre un dissolvant absolument purgé d’air. On indiquera plus loin les précautions nécessaires pour ootenir cette purge. On fait passer ensuite le gaz étudié à travers un volume un peu notable du dissolvant.

Pour régénérer les gaz dissous, on fait bouillir la liqueur dans un ballon muni d’un tube à dégagement et complètement rempli. Le bouchon ne doit pas être débordé à sa partie inférieure par le tube, afin d’écarter l’existence d’un espace nuisible. A son aulre extrémité, le tube est recourbé sur la cuve à mercure. En enfonçant le bouchon dans le col du ballon, le liquide qu’il déplace, remonte dans le tube à dégagement et en chasse l’air.

Cela fait, on chauffe l’eau lentement et avec précaution : le gaz dissous se dégage peu à peu, avec les premières bulles de vapeur d’eau; le tout entraîne quelques centimètres cubes de liquide et passe dans l’éprouvette sur la cuve à mercure. On met à part, ou l’on rejette ce premier liquide saturé. En réglant l’ébullition, il est facile de récolter ensuite le gaz pur, avec une proportion de liquide entraîné beaucoup plus faible.

Cependant ce mode de procéder présente divers inconvénients : le ballon étant entièrement plein de liquide, ainsi que le tube abducteur, l’ébullition se produit plus ou moins difficilement, et, comme il vient d’être dit, une certaine quantité de liquide passe forcément dans l’éprouvette, en redissolvant une partie du gaz qui s y est déjà rassemblé.

On évite en grande partie ces inconvénients, en opérant comme il suit : le ballon entièrement rempli d’eau est relié, par un caoutchouc

RÉCOLTE DES GAZ

épais B, muni d’une pince P, à un renflement C; ce renflement est en partie rempli avec la même eau. Il est suivi d’un tube coude, aboutissant à une éprouvette placée sur la cuve à mercure.

On fait d’abord bouillir l’eau du récipient C (la pince P étant serrée). Tout l’air étant chassé de la boule et du tube EF, on desserre la pince, on fait bouillir la masse principale de liquide en A et l’on recueille le gaz qui s’en dégage sur le mercure.

Fig. j5.

(111). On peut encore opérer en faisant le vide à froid au-dessus du liquide qui renferme le gaz dissous. Mais il convient alors d’employer des ballons assez épais pour ne pas être écrasés par la pression atmosphérique.

On les met en communication avec une pompe, ou avec une trompe à eau, ou mieux à mercure (p. 1 5), par l’intermédiaire d’un robinet à trois voies, en verre ou en métal.

On fait d’abord et séparément le vide dans le récipient destiné à recevoir le gaz. La petite quantité de liquide entraînée au début de l’opération peut être comme ci-dessus recueillie dans une capacité intermédiaire et séparable.

Le vide une lois produit dans ces conditions, le dégagement gazeux continue soit de lui-même, soit avec le concours d’une douce chaleur; pourvu que la capacité du récipient qui le reçoit soit assez considérable par rapport au volume du gaz dégagé, pour que la tension résul-

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