‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 15 sur 197 · PAR DISSOLUTION · texte numérisé non relu

PAR DISSOLUTION

soil susceptible de le régénérer à l’état pur, après l’avoir absorbé chi¬

miquement.

(I) Citons comme exemple la préparation de l’acétylène, dans la réaction de la chaleur rouge sur les gaz hydrocarbonés. On emploie à cet elïet du chlorure cuivreux ammoniacal (mêlé de chlorhydrate d’ammoniaque).

Le volume du liquide doit être assez considérable; un demi-litre, par exemple, ou un litre, si l’on veut préparer un volume notable d’acétylène.

On met en œuvre un vase tel que celui de la figure 16, dans le cas où le volume de la liqueur ne dépasse pas 3oocm*.

Sinon le bouchon doit être en liège, adapté à un simple tlacon à deux tubulures.

La liqueur susdite absorbe les plus légères traces d’acétylène, en formant un précipité rouge d’acétylure cuivreux. On accumule le précipité; on le lave ensuite rapidement, par décantation avec de l’eau pure; on l’isole humide; puis on le traite par l’acide chlorhydrique concentré, à dose ménagée et sans excès notable; bien entendu avec le concours de la chaleur.

L’acétylène est ainsi isolé des autres gaz pyrogénés, puis régénéré par ébullition.

On pourrait opérer de même pour récolter des traces d’hydrogène sulfuré, en les récoltant au sein d’une dissolution de potasse, puis en les précipitant à l’état pur sous forme de sulfure de fer, par addition d’une quantité ménagée de sulfate ferreux. Le sulfure de fer sera ensuite décomposé par l’acide chlorhydrique, etc.

RÉCOLTE DES GAZ

On peut se servir pour ces opérations du flacon de la figure 17, pourvu d’un tube droit et d’un entonnoir soudé, ou d’un entonnoir mobile à pointe] effilée, par lequel on versera au besoin l’acide final.

Fig. 17.

(II). De même, suivant un autre artifice, on peut récolter au sein d’un gaz les moindres traces d’acide carbonique, en faisant barboter ce gaz dans une solution de potasse pure; puis on concentre la liqueur par évaporation à l’abri de l’air et on la traite par un acide concentré.

Fig. 18.

Le vase de la figure 18 convient très bien pour ces opérations.

De même encore une trace d’oxyde de carbone, contenue dans l’air ordinaire, peut être absorbée par le contact suffisamment prolongé de cet air, à chaud et même à froid, avec une solution alca-

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