REMPLISSAGE
§ 1. — Récipients vides ou contenant de l’air.
Rappelons d’abord qu’il est nécessaire d’employer des récipients susceptibles de clôture hermétique.
Les récipients employés pour recueillir les gaz dans cette condition peuvent être des ballons de verre, des llacons, des tubes et ampoules de verre, ou de quartz, pourvus de robinets, ou scellés à la lampe; ou même, quand les volumes gazeux sont considérables, des gazomètres métalliques de toute dimension.
On a décrit, dans la Section précédente, les opérations que comporte la récolte des gaz dans ces récipients. On a expliqué, en particulier, comment les récipients vides de loute substance, ou remplis d’air, sont susceptibles d’être remplis par aspiration, ou circulation : opérations seules praticables pour les gaz qui attaquent tous les liquides et le mercure en particulier. Les récipients mis en œuvre doivent être absolument secs et exempts de bulles de mercure.
Rappelons que, lorsqu’on dispose d’un gaz produit en quantités considérables, on procède par circulation et courant continu. Presque toujours le gaz est mis alors en mouvement : soit en le refoulant par une légère pression exercée sur ses récipients primitifs; soit au contraire en l’aspirant, à l’aide d’une pompe ou d’une trompe, placée à l’extrémité des vases destinés à le recueillir.
On peut le recueillir ainsi sans employer ni vide, ni cuve à mercure : par exemple, en remplissant par déplacement des flacons de 3oocm3 environ, remplis d’air et séchés à l’étuve, où l’on fait circuler le gaz jusqu’à élimination totale de l’air ; ce qui exige une perte de gaz égale à quinze à vingt fois le volume du flacon, dans les conditions ordinaires.
Si l’on opère par refoulement, le col du flacon doit être étroit et il peut être laissé ouvert, dans le cas le plus fréquent, celui où le gaz n’est pas altéré par le contact de l’air.