CONSERVATION DES GAZ
On a dit plus haut comment une méthode analogue est applicable aux (laçons remplis par déplacement.
En tout cas, l’emploi des flacons, et surtout celui des vases scellés à la lampe, sont les meilleurs procédés pour conserver indéfiniment les gaz purs.
Cependant il est plus commode de le faire temporairement, au moyen des gazomètres à eau ou à mercure; toutes les fois surtout que l’on a besoin de diriger l’écoulement des gaz à volonté et pour un but déterminé.
On a décrit plus haut sommairement les instruments les plus usuels en vue de cette destination. Mais il paraît utile de revenir sur les dispositions spéciales, propres au gazomètre à azote, fréquemment employé dans les laboratoires.
On choisit deux flacons égaux, de io1 à 1 51 chacun, et on les joint par un tube de caoutchouc épais et flexible ( voir les figures 4 et 5, p. 16).
Dans chacun d’eux on introduit environ ik»de tournure de cuivre, bien exempte de zinc, et i1 environ d’ammoniaque liquide du commerce. On achève de remplir avec de l’eau le flacon supérieur et on l’agite, sans établir la communication entre les deux flacons. L’oxygène de l’air qu'il renfermait est rapidement absorbé; l’air extérieur rentre à sa place, bulle à bulle, soit par le tube de caoutchouc de la figure 4, soit par le tube de sûreté de la ligure 5, et il est dépouillé à son tour d’oxygène. On a donc, en définitive, une dizaine de litres d’azote (provenant de l’air) privé d’oxygène.
11 suffit alors d’établir la communication entre les deux flacons et de déterminer l’écoulement, dans le flacon inférieur, du liquide supérieur, liquide dépouillé d’oxygène dissous d’après les conditions observées. On obtient ainsi un courant d’azote, dirigeable dans un espace que l’on veut débarrasser de toute trace d’oxygène.
Quand le gaz du flacon inférieur est épuisé, il suffit de renverser la disposition relative des deux flacons pour déterminer l’écoulement inverse du liquide; l’atmosphère de ce dernier se trouvant à son tour débarrassé d’oxygène. On a donc un appareil à azote toujours prêt à fonctionner.
L’azote ainsi mis en mouvement doit être purifié ensuite par des lavages successifs : d’abord dans l’eau, qui sépare la majeure partie des vapeurs ammoniacales, puis dans l’acide sulfurique étendu, enfin dans la potasse aqueuse. On le sèche enfin sur la potasse solide, ou sur la chaux sodée disposée dans une colonne.
Le petit appareil suivant, imaginé par Bunsen (fig. 28), est destiné à emmagasiner de faibles quantités de gaz, dont on veut puiser à
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volonté (les échantillons : c’est une sorte de petit gazomètre à mercure.
Une éprouvette sert de cuve; une autre éprouvette plus courte, maintenue par un support, fonctionne comme cloche à gaz; deux tubes deux fois recourbés chacun et pourvus de robinets (tube d’en-
Fig. a<S.
trée adducteur et tube de sortie abducteur) (comme l’indique ia figure), plongent dans le mercure de l’éprouvette. La cloche étant enfoncée dans le cylindre, aussi bas que possible, se remplit complètement de mercure. Le tube adducteur est alors mis en communication avec l’appareil producteur du gaz, le robinet du tube abducteur étant fermé. La cloche se remplit et se soulève. On ferme ensuite le robinet adducteur. En abaissant peu à peu la cloche et en ouvrant le robinet abducteur, on pourra recueillir au dehors, sur le mercure de la cuve proprement dite, des échantillons du gaz renfermé dans le petit appareil. Observons que le tube abducteur est capillaire. Avant de l’ajuster au robinet, on le remplit de mercure, de manière à ne pas introduire d’air dans l’échantillon recueilli.
TRANSVASEMENTS.