‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 25 sur 197 · CONSERVATION DES GAZ · texte numérisé non relu

CONSERVATION DES GAZ

llien n’est pins facile que de conserver dans un laboratoire une collection des divers gaz; il suffit de les recueillir sur le mercure dans des flacons à l’émeri, dont le flacon est enduit d’une légère couche de suif ou de vaseline. Des flacons de 25ocm3 environ sont d’une grandeur convenable. J’ai déjà signalé cette question plus haut; mais elle est si importante et si utile dans la pratique, qu’il semble opportun d’en parler avec plus de détail.

On remplit d’abord à demi le flacon avec du mercure, et l’on agite, afin de dégager les petites bulles d’air adhérentes aux parois. On achève de faire échapper l’air en enfonçant le vase sous le iliercure de la cuve, sans laisser le vase revenir en contact avec l’atmosphère. On le retourne et on le remplit de mercure avec le gaz pur, et l’on répète au besoin ces opérations, en laissant à la fin de l’évacualion une grosse bulle, que l’on promène le long des parois, afin de rassembler les petites bulles. Au besoin, on peut exécuter cette opération en appliquant la main sur l’orifice même du vase, de façon à permettre une agitation plus énergique. On évacue ensuite la bulle finale, toujours sous le mercure.

Le flacon une fois rempli sur la cuve, on introduit dans le col, sous le mercure, le bouchon qu’on a d’avance recouvert d’une légère couche de suif ou de vaseline. On enfonce solidement ce bouchon en le tournant, de manière à bien déterminer l’adhérence du corps gras contre les deux surfaces de verre mises en contact. Si la couche de suif entre le col et le bouchon présente une transparence régulière, sans fissures, le bouchage est hermétique. Pour plus de sûreté, on applique une couche de suif à l’extérieur sur le cercle du bouchon.

Un gaz, ainsi emprisonné, peut être conservé dans un état de pureté absolue pendant un temps quelconque. Mais, sans ces précautions, le gaz se difïuse peu à peu dans l’atmosphère et disparaît totalement au bout d’un temps plus ou moins long.

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