PROPRIÉTÉS CHIMIQUES. — ACTIONS GÉNÉRALES DE L’AIR ET DE L’EAU
Air. — L’action immédiale de l’air atmosphérique sur les gaz conduit à les distinguer aussitôt en gaz fumants à l’air et gaz sans action apparente.
Les gaz fumants à l’air (gaz chlorhydrique, fluorure de hore, etc.) doivent celte propriété à leur combinaison avec la vapeur d’eau que renferme l’atmosphère, laquelle dépend de son état hygrométrique. Cette combinaison forme des hydrates et des composés complexes, moins volatils que la vapeur d’eau. La vapeur est surtout épaisse avec les fluorures de bore et de silicium, à cause de la fixité relative des acides hydrofluosilique et hydrofluoborique.
L’air peut agir aussi par son oxygène, plus ou moins vite.
i° Il agit avec explosion immédiate sur les gaz dits spontanément inflammables, tels que l’hydrogène phosphoré renfermant un peu de phosphure liquide, ou même employé à pression réduite; l’hydrogène silicé ; l’acétylène bromé, et diverses autres vapeurs.
2° L’oxygène s’unit immédiatement au bioxyde d’azote, avec formation tranquille de vapeurs rouges de gaz hypoazotique.
3° Les actions lentes de l’oxygène de l’air sur les autres gaz ne sont pas moins nécessaires à signaler. Ainsi il réagit, surtout avec le concours de l’humidité, pour décomposer peu à peu l’hydrogène sulfuré, en en précipitant le soufre : réaction extrêmement nuisible à la conservation des eaux sulfureuses employées en médecine. De même l’acide sulfureux humide est changé rapidement par l’oxygène en acide sulfurique; l’acide iodhydrique précipite de l’iode, etc.
Eau. — L’action de l’eau seule sur les gaz donne lieu à des observations immédiates. Tous les gaz sont solubles dans l’eau, mais inégalement.
Dans les essais extemporanés, exécutés en introduisant quelques centimètres cubes d’eau dans une éprouvette, on distingue :