‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 31 sur 197 · ACTIONS DE L’AIR ET DE L’EAU · texte numérisé non relu

ACTIONS DE L’AIR ET DE L’EAU

Les gaz très solubles dans l’eau (gaz chlorhydrique, ammoniac);

Médiocrement solubles (gaz carbonique, sulfhydrique, acétylène);

Presque insolubles (hydrogène, oxygène, azote, oxyde de carbone, etc.).

On recherche ensuite les réactions spéciales des corps dissous (acidité, alcalinité, aptitudes décolorantes, etc.).

Quelques-unes de ces dissolutions, celles des hydracides dérivés du chlore et analogues, sont de véritables combinaisons, douées d’une certaine stabililé, quoiqu’en partie dissociables par distillation. Aussi n’en retire-t-on le gaz dissous (par l’action de la chaleur ou du vide ou par diffusion dans un autre gaz) que dans des liqueurs extrêmement concentrées.

Mais il en est autrement de la plupart des gaz dissous, même très solubles, tels que le gaz ammoniac, ou l'oxyde de méthyle; leurs dissolutions étant décomposables aussitôt par diffusion, élévation de température, ou diminution de pression.

Souvent même la solubilité dans un menstrue déterminé tel que l’alcool pur, étant notablement plus grande que dans l’eau et même dans l’alcool étendu de son volume d’eau, il suffit de mélanger les deux liquides pour dégager une partie du gaz dissous dans le premier menstrue. Cette circonstance se présente en particulier pour les carbures d’hydrogène dissous dans l’alcool, ou dans l’acétone.

En tout cas, l’aclion dissolvante de l’eau sur les gaz, à différents degrés, est universelle, et cette propriété ne doit jamais être oubliée lorsqu’on emploie dans les analyses gazeuses la méthode des dissolvants.

Au même point de vue, il convient de rappeler que toute eau qui a subi le contact de l’air renferme nécessairement une petite dose d’azote, d’oxygène et une trace d’acide carbonique, et qu’elle partage aussitôt ces gaz avec le gaz de l’éprouvette.

Dans le cas où l’eau a été purgée de l’air dissous par ébullition, elle en reprend quelque dose instantanément, dès qu’elle se refroidit à son contact, circonstance souvent oubliée par les analystes.

Quant à l’eau ordinaire, non distillée, elle renferme, en outre, des sels calcaires, des chlorures, des carbonates, des sulfates, etc., susceptibles d’entrer en réaction avec certains gaz dans les éprouvettes.

L’action de l’eau sur les gaz donne lieu, non seulement à des essais généraux, tels qu’ils viennent d’être signalés, mais à des réactions spéciales, qui seront étudiées plus loin.

ANALYSE QUALITATIVE

Page 1