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CIRCULATION

C’est la méthode employée d’ordinaire pour la préparation des gaz. On produit le gaz voulu par une réaction convenable, au sein d’un (lacon, fiole, tube, ou ballon; ces vases étant tubulés, ou pourvus d’un bouchon percé de trous, traversés de tubes abducteurs; puis on le fait passer à travers des flacons, tubes en U, ou aulres appareils, destinés à le purifier, el on le recueille finalement dans des récipienls appropriés, vides, ou remplis d’air, ou de liquide; c’est-à-dire, pour ce dernier cas, en ayant recours subsidiairement aux méthodes de déplacement, ou d’aspiration.

Bornons-nous à dire en ce moment que ces récipients peuvent être des éprouvettes, ballons, fioles, flacons, etc., de verre ou de métal, pourvus à l’occasion de robinets. Dans des cas spéciaux, on remplit avec les gaz des tubes de verre à pointes effilées, susceptibles d’être fermés à la lampe, ou avec un petit tampon de cire.

Le plus simple de ces vases est un tube fermé à ses deux extrémités par deux robinets. On y fait passer le courant gazeux, l’hydrogène ou l’acide carbonique par exemple, pendant un temps suffisant : ce qui expulse l’air qu’il renfermait ; et il ne reste plus qu’à fermer les deux robinets pour emprisonner le gaz destiné aux analyses.

Quand il s’agit de gaz que la chaleur rouge n’altère pas, on peut se borner à étrangler un tribu de verre sur deux points de sa longueur, à y faire circuler le gaz et à fermer à la lampe les deux étranglements.

On prend soin de maintenir la circulation pendant un temps suffisant ; c’est-à-dire le plus souvent en laissant perdre les premières portions du gaz qui se dégage, mélangées avec l’air contenu dans la partie supérieure des flacons, ou ballons et appareils purificateurs. La proportion de gaz ainsi perdue varie suivant la forme et les dimensions des appareils.

S’il s’agit de gaz rares, ou d’échantillons spéciaux destinés a des

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analyses, on peut les faire circuler à travers un système formé par un tube de verre large, que Ton a partagé à la lampe en une série de capacités, séparées par des étranglements.

Fig. X.

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Quand l’air en a été déplacé, on scelle à la lampe les étranglements, en commençant par le plus éloigné de la source du gaz, dont on arrête à ce moment l’écoulement.

Cet artifice s’applique également au remplissage par aspiration.

Dans tous les cas, avant de recueillir le gaz dans ses récipients définitifs, on doit en vérifier la pureté, en en recueillant une petite quantité séparément : on essaie sur cette portion l’action d’un absorbant, ou d’un comburant.

La proportion du gaz ainsi perdue au début dépend de la capacité du récipient. Elle est souvent considérable.

Si ces gaz sont nuisibles (hydrogène sulfuré, ammoniaque, hydrogène arsénié, hydracides, etc.), on prend soin d’en absorber l’excès par des réactifs convenables, sans le laisser se répandre dans le laboratoire. On peut aussi le détruire par combustion, ou par passage à travers un tube rouge de feu, soit vide, soit contenant de l’oxyde de cuivre ou de la chaux sodée, etc., suivant les cas.

Lorsqu’on se propose de recueillir des gaz rares ou peu abondants, on y réussit encore par circulation ; mais à la condition d’avoir rempli au préalable tous les vases et récipients avec un gaz qui en chasse l’air et qui soit susceptible d’être éliminé aisément, sans altérer le gaz que l’on veut étudier. Tel est, par exemple, l’acide carbonique, éliminable par la potasse liquide ou par la chaux sodée solide; ce qui s’applique aux cas où le gaz principal est neutre. Tel est aussi l’hydrogène, éliminable par combustion, lorsque le gaz principal n’est pas altérable par cette combustion (azote, argon et analogues), etc.

On employait autrefois et l’on se sert encore dans quelques circonstances d’un artifice d’après lequel l’introduction du gaz dans un récipient se fait au moyen d’un dégagement continu ; artifice analogue à celui de la circulation. C’est celui d’une vessie, ou d’une poche en caoutchouc, dont les parois ont été accolées par la pression. On engage dans le col de la vessie, ou bien Ton ajuste au robinet de la poche de caoutchouc, une tubulure, par laquelle arrive le courant gazeux. La pression développe le récipient, jusqu’à faire équilibre à la

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pression atmosphérique extérieure. Ace moment, on ferme le robinet; ou bien l’on resserre, à l’aide d’une ficelle, le col de la vessie.

Ce procédé est commode parce qu’il met en œuvre des récipients facilement transportables; mais il a l’inconvénient de la transpiration du gaz intérieur dans l’atmosphère, par exosmose, et de son échange plus ou moins rapide avec les gaz atmosphériques.

Les gaz liquéfiés ou comprimés que l’on vend aujourd’hui dans le commerce (acide carbonique, ammoniaque, oxygène, hydrogène, protoxyde d’azote, etc.) peuvent être aisément employés comme source de ces gaz, en en réglant récoulement à l’aide des détendeurs dont ils sont pourvus. Mais il convient toujours d’en vérifier ensuite la pureté.

Bien entendu, dans les cas de ce genre, et toutes les fois que l’on recueille des gaz sous une pression supérieure à la pression ambiante, il est indispensable de se servir de robinets. Lorsque le récipient destiné aux expériences a été ainsi rempli, il suffit d’entrouvrir un instant avant l’analyse son robinet, pour expulser l’air qui a pu se loger dans les ajutages extérieurs.

Les gaz recueillis par aspiration dans un ballon, tube ou récipient, peuvent y être soumis directement à un certain nombre d’épreuves. Mais il est souvent nécessaire rie les reprendre pour les introduire alors dans d’autres vases. À cet eftet, on peut placer directement le récipient primitif sur la cuve à mercure. Dans d’autres cas, on les extrait de ce premier récipient par voie d’aspiration.

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