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CHAPITRE IL

ASPIRATION

La méthode consiste à aspirer le gaz étudié dans un récipient où la pression est moindre que dans l’espace initial où se trouve ce gaz.

Si la proportion en est considérable ou presque illimitée, — comme dans une chambre, ou dans une caverne, ou dans toute autre grande cavité naturelle; ou bien encore dans une masse poreuse où les gaz circulent aisément par la moindre variation de pression (sable ou sol arable, sec et non compact) ; — on produit l’aspiration par l’écoulement du liquide contenu dans un réservoir, et notamment par l’écoulement de l’eau ou du mercure. On met en œuvre, par exemple, une pompe à eau ou à mercure : ce qui permet le déplacement rapide de masses notables de gaz, ou, quand il ne s’agit que de faire un vide complet, il est commode de se servir de l’une de ces trompes à eau, si répan-, dues aujourd’hui dans les laboratoires.

On emploie avec avantage, pour des destinations spéciales, la trompe à mercure de Sprengel, ou analogue, qui constitue l’instrument le plus précis; mais à la condition de déplacer dans un temps donné des volumes de gaz beaucoup moindres qu’avec les pompes.

La trompe à mercure est particulièrement employée pour recueillir exactement de petits volumes gazeux ; ou pour jauger une petite capacité, dont elle fait passer les gaz dans une éprouvette placée sur le mercure.

A l’aide d’un tube tritubulé à robinet, on peut s’en servir, en sens inverse, pour reprendre un gaz contenu dans une éprouvette, ou puisé sur le trajet d’un courant de ce gaz, et le faire passer dans un autre récipient préalablement vidé d’air. Observons que ce remplissage est susceptible d’être accompli sous une pression déterminée par l’ascension d’une colonne mercurielle.

Au contraire, dans des essais courants, on peut produire avec facilité l’aspiration au moyen d’un grand ballon ou vase en verre, ou en mêlai, suffisamment résistant pour ne pas être écrasé par la pression atmosphérique et dans lequel on a fait le vide à l'avance.

FAR ASPIRATION

RÉCOLTE DES GAZ

Gazomètres. — Souvent on a recours à des aspirateurs à eau ou à mercure, susceptibles de jouer eux-mêmes au besoin le rôle de gazomètres. Ces gazomètres auront une capacité d’un litre au plus s’ils doivent être remplis de mercure. S’ils doivent être remplis d’eau, leur capacité peut s’élever de i1 à iS1 pour les aspirateurs en verre; de xô1 à 2001, pour les aspirateurs en cuivre ou en zinc (le dernier métal excluant les gaz acides ou alcalins). Ces aspirateurs métalliques peuvent être à retournement, si l’on veut économiser l’eau. On détermine l’aspiration, en faisant écouler le liquide par un robinet inférieur ou par un ajutage équivalent.

Voici le dessin de deux appareils de ce genre, simples et économiques, susceptibles d’être construits et mis en œuvre par tous

Fig. 4.

Flacon de verre

jouant le rôle de gazomètre alternatif, sans tube de sûreté.

Fi

Flacon gazomètre de verre alternatif,

avec tube de sûreté.

les opérateurs possibles; car ils consistent en deux flacons conjugués, à rôle alternatif, c’est-à-dire tels que, le flacon inférieur étant d’abord rempli de gaz, on déplace ce gaz par l’écoulement de l’eau du

PAR ASPIRATION

flacon supérieur. On détache celui-ci, on le remplit à son tour avec le gaz destiné aux expériences, puis on échange les deux flacons, le supérieur du début, maintenant plein de gaz, devenant l’inférieur; tandis que le flacon inférieur du début, maintenant rempli d’eau, devient le supérieur.

Aspirateur métallique à retournement.

Quel que soit l’appareil aspirateur employé, il peut jouer deux rôles différents, qui exigent des dispositions distinctes : ou bien il joue le rôle direct de récipient proprement dit ;

Ou bien il est interposé entre la capacité initiale et le récipient destiné à l’analyse.

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