‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 46 sur 197 · raie du mercure · texte numérisé non relu

raie du mercure

5i6 : raie de l’hélium;

5oo : raie propre de l’hélium;

Vers 426 : bandes des carbures d’hydrogène.

A ce moment, c’est-à-dire après 17 heures d’effluve et deux additions successives de petites quantités de benzine, le volume total d’hélium absorbé s’élevait à 1 3, 7 centièmes. Le composé formé se présente sous l’apparence d’une résine solide, polymérisée, comme avec l’argon et avec l’azote.

5. L'azote, l’argon, l’hélium sont également absorbés par l’ effluve,

ANALYSE ÉLECTRIQUE

en présence du sulfure de carbone, sur le mercure. Mais ils ne donnent alors lieu à aucune luminescence spéciale, bien visible en plein jour; du moins pour les tensions électriques signalées plus haut.

Les composés ainsi formés avec le sulfure de carbone, chauffés ensuite au rouge, dans le tube même où il sont été engendrés, régénèrent rapidement J’azote, l’argon, l’hélium : phénomène caractéristique de l’existence de combinaisons spéciales.

Voici comment on procède à leur décomposition. Le tube de la figure 55, p. 129, est évacué très soigneusement des gaz qu’il renferme encore, sans y laisser pénétrer d’air ; ce qui le laisse rempli de mercure, avec les dépôts formés, adhérents au verre. On le redresse sur la cuve et on le chauffe à partir du sommet, en l’enveloppant graduellement des peiites flammes de l’instrument de la figure 4b» p. 9b, promenées tout autour. Le mercure entre d’abord en ébullition et un vide se produit à la partie supérieure du tube. Les gaz résultant de la destruction des composés de l’azote, de l’argon, de l’hélium, s’y accumulent, jusqu’à ce que l’on ait atteint la température rouge. A ce moment, on laisse refroidir lentement le tube : le mercure se condense et les gaz régénérés subsistent. On termine, en les évacuant dans un tube mesureur et l’on en fait l’analyse exacte. Cette marche est applicable à l’étude de tous les dépôts formés par effluve.

6. L 'hydrogène pur n’est pas modifié par l’effluve dans les conditions spécifiées plus haut.

Voici maintenant les résultats observables lorsqu’on fait agir l’effluve sur des composés gazeux binaires, ou sur le mélange des gaz susceptibles de les engendrer.

7. Azote et hydrogène. — Ces deux gaz se combinent à dose notable sous l’influence de l’effluve. Dans un mélange formé par 1 volume d’azote et 3 volumes d’hydrogène, Az -h H3, il peut se former au bout de quelques heures jusqu’à 3 centièmes du volume de gaz ammoniac AzH3.

Réciproquement ce dernier gaz composé, soumis à l’action de l’effluve dans les mêmes conditions, se décompose en partie et le mélange tend vers la même limite. Il est probable que cette limite varie avec la tension.

8. Sous l’influence de l’effluve, Yhydrogène s’unit à divers carbures gazeux. Il est absorbé par la benzine et par le térébenthène, et par un grand nombre d’autres composés organiques.

ANALYSE QUALITATIVE

9. L 'oxygène se combine aussi avec une multitude de composés organiques et autres par l’action de l’effluve; même avec des potentiels très faibles et constants.

10. Azote et oxygène. — Ces deux gaz se combinent avec formation de gaz hypoazotique, sous l’influence de très fortes tensions alternatives. Mais la formation en est plus lente et plus difficile que par l’étincelle. Quand le potentiel est moins élevé (machine de Holz, gaz secs ou humides), je n’ai rien obtenu, non plus qu’avec un potentiel de quelques volts agissant pendant une année.

Le gaz hypoazotique en présence d’un excès d’oxygène fournit de l’acide azotique anhydre et de l’acide perazotique.

Réciproquement les oxydes de l’azote sont décomposés par l’effluve à haute tension.

11. Azote et eau. — Sous l’influence de très hautes tensions d’effluves, prolongées pendant quelques heures, l’eau absorbe l’azote, en formant de l’azotite d’ammoniaque.

Si l’eau contient un alcali fixe (potasse, chaux), on obtient un azotite fixe et de l’ammoniaque.

Az 2 -t- 2 H2 O = Az2H4 O2.

Mais celle absorption n’a pas lieu sous de faibles tensions.

12. Avec l’azote mêlé d’oxygène, en présence de la potasse étendue, on obtient de l’azotate de potasse.

13. Les composés organiques absorbent, en général, l’azote sous l’influence de l’effluve, comme il sera dit tout à l’heure.

ik. Ylhydrogène sulfuré est décomposé par l’effluve en hydrogène libre, soufre et polysulfure d’hydrogène.

15. L’ hydrogène sélénié est décomposé en hydrogène libre, sélénium et polyséléniure d’hydrogène.

10. L’hyd rogène phosphoré est décomposé en hydrogène et sousph osphure jaune.

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