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ACTION DU BROME

peu de brome. On en verse une quantité convenable (quelques gouttes suffisent en général), dans un petit tube bouché t, d’une capacité de ocm3,5 ou icra\ Cette manipulation se fait entièrement sous l’eau; de telle sorte qu’on évite les vapeurs désagréables du brome, ce liquide

Fig. 67.

étant beaucoup plus dense que l’eau et ne s’y dissolvant que peu et lentement.

Le petit tube t , entièrement ou partiellement plein de brome, est alors introduit dans le tube gradué T, qu’on ferme avec un bouchon de liège b.

Ce bouchon doit être percé d’un trou, dans lequel passe un bout de

tube capillaire c ( fig . 68). On agite le tube gradué, en fermant l’orifice de ce tube capillaire c avec le doigt : les vapeurs de brome se répandent dans l’atmosphère gazeuse du tube T et y produisent l’action voulue. Si l’absorption est rapide et considérable, il faut laisser

ANALYSE QUALITATIVE

à mesure rentrer l’eau par le petit tube capillaire, de manière à éviter qu’il se produise un vide dans le tube gradué; car, en ce cas, les gaz de l’eau se dégageraient en proportion plus ou moins grande, et fausseraient les résultats de l’analyse.

L’absorption est terminée très rapidement pour l’éthylène et ses homologues.

L’acétylène, au contraire, reste souvent quelque temps au contact avec le brome sans réagir, puis la combinaison a lieu tout à coup.

La vapeur de benzine est aussi absorbée, mais lentement.

Cela fait, on retire le bouchon du tube gradué, en plaçant son extrémité au-dessus d’un petit verre à pied dans lequel retombe le petit tube et l’excès de brome liquide.

Puis on fait passer dans le tube gradué un fragment de potasse solide, et l’on agite quelques instants, en bouchant avec le doigt, de façon à absorber la vapeur de brome en excès, laquelle augmentait notablement la tension réelle du résidu gazeux; enfin, on fait la lecture du volume.

Si la dose de gaz absorbable est très faible, il faut éviter que le tube gradué T soit trop rempli de gaz au début; car l’augmentation de volume produite par la grande tension de vapeur du réactif pourrait déterminer la sortie d’un peu de gaz, lorsqu’on vient à retirer le bouchon.

Le tube T est ensuite reporté sur le mercure : on extrait l’eau qu’il contient en la déplaçant d’abord avec un gros tube de verre, puis en transvasant (p. 75, au bas).

On continue l’analyse suivant la marche ordinaire (recherche des carbures forméniques, de l’oxygène, de l’oxyde de carbone, de l'hydrogène, de l’azote).

Dans certains cas, il est utile de vérifier si le gaz absorbé est de l’éthylène ou du propylène, ou analogues.

On peut le faire en compar ant l’analyse eudiométrique par combustion du mélange gazeux avant et après absorption. Mais il est plus certain de recueilli]1 les bromures de ces carbures, après absorption, et d’en régénérer les carbures, ainsi qu’il va être dit.

En opérant avec précaution, on peut opérer sur les bromures de l’absorption de iocm3 à i5cm3 de gaz étudié; quoiqu’il soit préférable d’opérer sur des volumes plus considérables. A cet effet, après avoir absorbé par le brome un certain volume de carbures, soit dans une opération unique, soit en remplissant successivement le tube gradué à plusieurs reprises avec le mélange, on récolte dans un petit verre conique, sous l’eau pure, le mélange de bromure et de brome cou-

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