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ACTION DU BROME SUR LES GAZ

Le brome attaque en général les hydrures des divers métalloïdes et métaux à la façon du chlore, ce qui dispense d’entrer dans plus de détails.

Son emploi est particulièrement usité dans l’analyse pour l’étude des carbures d’hydrogène incomplets non saturés, tels que l’éthylène, le propylène, l’acétylène et même la benzine et ses homologues. Voici comment on le met eu œuvre.

Le brome attaquant le mercure, il est nécessaire de l’employer sur l’eau. Si l’on prend quelques précautions, les inexactitudes résultant de la présence de l’air dissous dans l’eau, qui peut se mélanger au gaz, sont à peu près complètement évitées, et ce mode d’analyse esta peine moins exact que les mesures faites sur le mercure, dans les conditions ordinaires.

Le gaz, ou le mélange gazeux à traiter par le brome, est introduit dans un tube gradué sur le mercure. Ce gaz est généralement un résidu d’analyse, sur lequel on a fait agir déjà divers réactifs, tels que la * potasse, le chlorure cuivreux, acide et ammoniacal, l’acide sulfurique, etc.; il ne contient, plus, dès lors, de gaz notamment absorbables par l’eau. On transporte ce tube du mercure sur l’eau, en le bouchant avec le doigt et en plongeant le doigt dans un verre plein d’eau. Le mercure tombe au fond du verre lorsqu’on ôte le doigt, et il se trouve remplacé dans le tube par de l’eau. Le verre et le tube sont ensuite immergés dans une cuve à eau, ou plus simplement dans une grande terrine ( fig. 67).

Après avoir maintenu quelque temps le tube sous l’eau, afin de lui en faire prendre la température, on fait la lecture du volume.

Pour pouvoir manier le brome sans difficulté, on a placé d’avance, au fond de la terrine et sous l’eau, un petit verre à pied contenant un

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