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HYDROGÈNE

3° Actions chimiques de la chaleur , de la lumière, de l’électricité.

Nulles dans les conditions ordinaires.

4° Actions chimiques proprement dites.

L’hydrogène mêlé avec l’oxygène, suivant le rapport de 2 volumes d’hydrogène pour 1 volume d’oxygène, détone sous l’influence d’une élincelle électrique ou de la chaleur, et forme de l’eau, liquide neutre, laquelle se condense entièrement :

Il ne subsiste aucun gaz, et le produit ne précipite pas l’eau de chaux.

L’hydrogène est absorbé à froid par le platine et par le palladium, en formant des hydrures dissociables par la chaleur.

Sous l’influence d’une douce chaleur, il s’unit aux métaux alcalins.

11 se combine directement au chlore, avec explosion, sous l’influence de la chaleur, ou de la lumière.

Il se combine aussi, mais plus lentement, sous l’influence de la chaleur au rouge sombre, au brome, à l’iode, au cyanogène, au soufre, etc.; ainsi qu’aux carbures d’hydrogène non saturés, tels que l’éthylène, etc.

11 réduit au rouge un grand nombre de corps.

Dans l’arc électrique, il se combine au carbone, en formant de l’acétylène :

5° Dosage.

L’hydrogène se dose par combustion eudiométrique, en le faisant détoner avec l’oxygène. Il en prend la moitié de son volume. La contraction est égale à i{fois le volume de l’hydrogène.

On peut le doser par pesées, en le faisant passer sur l’oxyde de cuivre chauffé au rouge, et en recueillant l’eau formée, dans un tube contenant de la pierre ponce imbibée d’acide sulfurique.

§ 6 bis. — Vapeur d’eau. H2 O = 18.

Poids du litre (réduit) : og,8o9.

Nous en dirons quelques mots, en raison de la présence de cette substance dans la plupart des mélanges gazeux.

Point d’ébullition : ioo°, à om,76o.

Tensions de vapeur :

o° : 5°, 6mm,5; io°, 9mn#,8; i5°, i2mra,7; 20°, 17““, 4; 25°,

23mm, 55 ( voir p. 2o5 à 207).

Sans action sur le tournesol. La vapeur d’eau n’est ni comburante, ni combustible; inodore, incolore, insipide.

La vapeur d’eau s’unit au gaz chlorhydrique et analogues, en donnant naissance à des fumées. Ces fumées sont surtout épaisses avec les fluorures de bore et de silicium.

Une série d’étincelles électriques décompose une petite quantité de la vapeur d’eau qu’elle traverse en oxygène et hydrogène.

L’eau est décomposée par le potassium et par le sodium, avec dégagement d’un volume d’hydrogène égal au sien.

Le fluor la décompose aussitôt en acide fluorhydrique et oxygène chargé d’ozone.

La vapeur d’eau est absorbée par l’acide sulfurique concentré, par l’acide phosphorique anhydre, par l’hydrate de potasse récemment fondu, par la chaux sodée, par la baryte anhydre, par le chlorure de calcium anhydre, etc.

Le chlore décompose l’eau lentement, surtout avec le concours de la lumière, en en dégageant l’oxygène.

La vapeur d’eau se combine avec le gaz hypoazotique, en formant les acides azotique el azoteux.

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