BIOXYDE D’AZOTE
azotique :
?. AzO = Az02h- Az.
6° Actions chimiques proprement dites. — L’oxygène, en présence de l’eau en grand excès, fournit d’abord fie l’acide azoteux, et ultérieurement de l’acide azotique.
Le bioxyde d’azote se dissout dans l’acide azotique concentré, et il forme de l’acide azoteux et du gaz hypoazotique.
L’acide sulfurique pur ne le dissout pas.
Le carbone, le soufre, le phosphore, même légèrement enflammés, s’éteignent dans le bioxyde d’azote.
Au contraire, s’ils ont été fortement chauffés ou enflammés vivement à l’air, ils continuent à brûler dans le bioxyde d’azote, avec beaucoup d’éclat. De même le potassium et le magnésium, chauffés à l’avance.
Le mélange de bioxyde d’azote et d’hydrogène, ou d’oxyde de carbone, sous la pression ordinaire, ne détone pas par l’action de l’étincelle électrique.
Le premier mélange chauffé au rouge fournit de l’eau et de l’azote.
Chauffé en présence de la mousse de platine, le bioxyde d’azote fournit de l’ammoniaque.
Le bioxyde d’azote mélangé avec l’éthylène, l’acétylène, le cyanogène, l’hydrogène sulfuré, la vapeur de sulfure de carbone, détone sous l’influence de l’étincelle électrique, avec une violente explosion.
Le permanganate de potasse l’absorbe, en le changeant en azotate.
Le pyrogallate de potasse l’absorbe peu à peu, avec formation de protoxyde d’azote.
Le bioxyde d’azote est absorbé par le sulfate ferreux dissous, en donnant une liqueur brune, qui le régénère sous l’influence de la chaleur (l’air étant exclu).
La moindre trace de ce gaz fournit une coloration rose très sensible, en agissant sur le sulfate ferreux imbibé d’acide sulfurique concentré.
7° Dosage. — On l’effectue en volume en l’absorbant par le sulfate ferreux dissous.
MONOGRAPHIES
§11. — Gaz hypoazotique (peroxyde azotique).
Az02=49> au-dessus de 25o°.
A la température ordinaire et au-dessous, c’est un mélange en proportions variables de Az204 et AzO2.
La vapeur nitreuse proprement dite est un mélange des gaz hypoazotique et azoteux, Az204 et Az203.
Point d’ébullition du gaz hypoazotique : 4-2-2°, 5 sous la pression om, 760.
Analyse spectrale sous la pression om,76o.
Double raie rouge, milieu jaune. .... 5934 ( Az)
Verte . 6708
Double raie large . J
I do88 ( Az)
Bande verte, milieu . 5178 (Az)
Bande bleuâtre . 4997 à 5oo8(Az)
Vapeur colorée en rouge, suffocante, non combustible. Rougit le tournesol et détruit les matières colorantes. Teint la peau en jaune. Attaque le mercure.
En présence de l’eau, ce gaz se dédouble, suivant les proportions et la température relatives, soit en acide azotique et azoteux
2 AzO2 4- H2 O = AzO3 H 4- AzO2 H,
soit en acide azotique et bioxyde d’azote
3 AzO2 4- H2 O = 2 AzO3 H 4- AzO.
Ces deux réactions peuvent avoir lieu simultanément.
Les solutions alcalines produisent surtout la première réaction.
La chaleur rouge ne décompose pas le gaz hypoazotique.
L’étincelle le décompose partiellement en azote et oxygène, décomposition limitée par les réactions inverses.
L’hydrogène, le soufre, le carbone, le phosphore ne s’y enflamment qu’à une température très élevée.
Le gaz hypoazotique attaque à froid le cuivre, l’argent, le mercure; en formant des oxydes métalliques et des sels, dérivés des acides azoteux et azotique, suivant les conditions.
Les hydrogènes sulfuré, phosphoré, les carbures d’hydrogène non
GAZ HYPOAZOTIQUE.
3oi
saturés et la plupart des composés organiques, etc., sont attaqués aussitôt, avec formation de produits nitrés et oxydés (nitrobenzine entre autres).
Il se combine au gaz sulfureux (sulfate de nitrosyle).
Dosage . — Par l’action des alcalis étendus (suivie de l’analyse quan-
ir
titative). On détermine l’oxygène absorbable et l’on titre l’acide azotique final.
§ 11 bis.
(I). Chlorure de nitrosyle : AzOCl = 65,5.
Gaz orangé.
L'eau et les alcalis le décomposent en acides azoteux (ou azotites ) et chlorhydrique (ou chlorures).
Il n’agit ni sur l’or ni sur le platine.
(II ). BlCHLORURE DE NITROSYLE : Az O Cl2 = I OO , 9 .
Point d’ébullition : — 70.
Gaz rougeâtre.
L’eau et les alcalis le décomposent en acides azoteux, azotique, chlorhydrique, ou leurs sels.
(III) . Chlorure de nitrosyle : AzOCl = 8i,5.
Point d’ébullition : 4- 5°.
L’eau le décompose en acides azotique et chlorhydrique.
(IV) . Bromure de nitrosyle : AzO Br — 110.
Point d’ébullition : — 20.
Pécomposable par l’eau en acides azotique et bromhydrique ; par la chaleur en AzO -+- AzO Br2.
Tous ces gaz attaquent les métaux.
L’analyse de ces différents gaz se fait par les méthodes de la Chimie