‹ Traité pratique de l'analyse des gazChapitre 96 sur 197 · HI + 0 = H*0 + I · texte numérisé non relu

HI + 0 = H*0 + I

Mais la réaction explosive n'a pas toujours lieu, si elle est progressive, à cause de la production d’un hydrate fumant qui en empêche la propagation.

Le même mélange brûle au contact d’une flamme.

L’oxygène libre et l’air décomposent à froid le gaz iodhydrique pur, ainsi que ses dissolutions, sous l’influence de la lumière; l’iode mis ainsi en liberté colore en bleu le papier amidonné.

Le chlore et le brome précipitent l’iode du gaz iodhydrique et de ses dissolutions; un excès de ces corps se combine à l’iode et l’oxyde en présence de l’eau.

La plupart des métaux décomposent le gaz iodhydrique et ses dissolutions, avec formation d’iodures. Le mercure le détruit immédiatement, avec dégagement d’hydrogène et formation d’iodure mercure ux.

L’acide sulfurique concentré décompose le gaz iodhydrique, avec formation de gaz sulfureux. Au contraire, la solution étendue de gaz sulfureux redissout l’iode, avec formation d’acide iodhydrique dissous et d’acide sulfurique étendu.

Ce gaz se combine, à volumes égaux, avec le gaz ammoniac et avec l’hyd rogè n e p ho sph o ré .

Le gaz iodhydrique et ses solutions déplacent l’acide chlorhydrique dans les chlorures, et l’acide bromhydrique dans les bromures.

Le gaz iodhydrique est un hydrogénant puissant, surtout au voisinage de 3oo°.

L’acide iodhydrique précipite l’azotate d’argent, en formant un iodure jaune, presque insoluble dans l’ammoniaque, mais facilement soluble dans les cyanures alcalins.

Il précipite l’iodure mercurique rouge dans les sels mercuriques; il forme de l’iodure plombique jaune cristallisé, dans les sels plombiques; de l’iodure cuivreux mêlé d’iode dans les sels cuivriques; de Liodure de palladium brun rouge foncé, dans l’azotate de ce métal.

7° Dosage. — Comme l’acide bromhydrique, par les alcalis, ou par les sels d’argent. Dans les deux cas, on utilise l’insolubilité de l’iodure d’argent dans l’ammoniaque.

GAZ FLUORIIYDRIQUE.

§ 17. — Gaz fluorhydrique. HF = 20.

Poids du litre à o° et om,7Ôo : 0^,899 (calculé).

Point d’ébullition : -bJ9°,4*

Ni comburant ni combustible, fumant à l’air. Acide puissant; absorbable par l’eau et par les alcalis.

Il est décomposé à la température ordinaire, avec dégagement d’hydrogène, par la plupart des métaux : à l’exception du mercure, de l’or, de l’argent et du platine.

Il n’est décomposé ni par la chaleur, ni par la lumière, ni par l’étincelle électrique, ni par les agents oxydants.

Il est caractérisé par sa propriété d’attaquer le silice et le verre à froid, en formant de l’eau et du fluorure de silicium

Si 02-+- 4HF = Si F4 h- 2H20.

Cette propriété permet d’en reconnaître les moindres traces, en exposant aux vapeurs renfermant du gaz fluorhydrique une plaque de verre recouverte d’une mince couche de cire ou de vernis, sur laquelle on a tracé des caractères avec une aiguille.

Après réaction, on fait fondre ou l’on dissout le vernis et on lave la plaque à l’eau, puis à l’alcool, ou à l’éther; et l’on voit apparaître les caractères.

L’acide fluorhydrique ne précipite pas les sels d’argent. Après neutralisation par la potasse, il précipite le chlorure de calcium, en formant du fluorure de calcium blanc et insoluble dans les acides étendus.

MONOGRAPHIES

§ 18. — Acide sulfureux. S02=64.

i° Données numériques. — Poids du litre à o° et om,7Ôo : 2^,927.

Analyse spectrale sous la pression om, 760.

Haie jaune double, milieu . 5668

Haies larges . 5448 !!!

Haies verdâtres . 5343 !!

Haies vert bleuâtre larges . 5o3i !!

5oo8 !!

Raies bleues . 4925ü

Petites bandes violettes peu nettes . 4658

45oo

Presque toutes ces raies sont celles du soufre.

Point d’ébullition à om,76o : — io°.

Solubilité (coeff.) eau :

o°... 79 >8 io°... 56,6 i5°. . . 47 >3 200... 39,4

Solubilité (coeff.) alcool :

o°... 328,6 io°... 190,3 i5°. . . 1 44 , 5 200.. . 1 j 4 ? 5

20 Propriétés apparentes. — Gaz incolore, doué d’une odeur spéciale, suffocante. Il est stable à la température ordinaire. Assez

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