DEUXIEME PARTIE
l>e la conception et de la §^rossesse.
La conception ou fécondation résulte de l'action du principe fécondant fourni par l'homme sur l'ovule fourni par la femme.
La conception est un acte involontaire qui s'accomplit le plus ordinairement sans que la femme en ait la conscience; quelques-unes cependant ont pu reconnaître à une sensation toute particulière un rapprochement fécondant de celui qui ne l'était pas.
De même, ilesthors du pouvoir de l'homme de créerteloulelsexe à volonté. Tout au plus pourrait-on admettre que la prédominance d'énergie physique puisse influer sur le sexe de l'enfant. Ainsi, telle femme faible mariée à un homme vigoureux n'engendrerait que des garçons, tandis que, forte et mariée à un homme faible, elle ne mettrait au monde que des filles. S'il y a quelque chose de vrai dans cette opinion, l'expérience n'oblige pas à la regarder comme la règle générale.
Jusqu'à ce jour on avait pensé que la fécondation pouvait s'opérer dans l'espèce humaine à toutes les époques; mais d'après les nouvelles recherches de MM. Gendrin et Raciborski i, la conception ne s'effectuerait que pendant les règles, et pendant les premiers jours qui suivent cette évacuation. Il est évident, en effet, qu'à cette époque les vésicules de Graaf sont bien plus disposées à se rompre, comme jel'aidit^ que dans tout autre temps. Il est certain d'ailleurs que, si l'on recherche avec attention l'époque de la conception chez un grand nombre de femmes, on trouve que cette époque coïncide le plus ordinairement avec les quelques jours qui ont accompagné ou suivi les règles ; mais enfin cela n'a pas toujours lieu : cette opinion ne doit donc être regardée que comme une règle générale, soumise à de nombreuses exceptions.
On s'est de tout temps occupé de rechercher quel rôle jouait dans la fécondation la liqueur fécondante de l'homme , quelle action
1 De la puberté et de l'âge critique chez la femme. Paris, 18 H, in-l2.