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Partie sus-vaginale

Fig. 56. — Femme primipare. Fig. 57. — Femme qui a eu des enfants.

Chez les primipares, la partie Le col est presque complétesus-vaginale conserve encore ment effacé chez les femmes qui quelques lignes de hauteur, qui ont eu des enfants; l'orifice inné s'effacent qu'aux premières terne et l'orifice externe, confon-

dus et entr'ouverts, permettent au doigt de sentir, à travers les membranes, la partie de l'enfant qui se présente.

douleurs de l'accouchement. La partie vaginale est seule complètement effacée, et une petite épaisseur des tissus sépare les deux orifices; l'externe seul est ouvert, mais le doigt ne peut franchir l'orifice interne.

Chez l'une et chez l'autre, l'orifice vaginal est diffluent, et dirigé fortement à gauche et en arrière, ce qui le rend très-difficile à atteindre et à distinguer, malgré le raccourcissement du vagin.

Dans ces derniers temps, M. Filugelli a cité quelques cas où le col avait conservé toute son étendue normale à terme, et il s'est appuyé sur ces faits pour établir qu'il en était toujours ainsi ; que le col, en un mot, ne se modifie pas de mois en mois jusqu'à terme; que cette modification est brusque, et n'a lieu qu'au moment où la dilatation de l'orifice commence à s'effectuer. Cette opinion^ vraie jusqu'à un certain point pour la partie sus- vaginale, est tout à fait en contradiction avec ce que j'ai observé quant à la partie vaginale du col qui, bien certainement, se ramollit de plus en plus depuis le commencement de la grossesse jusqu'à terme, et par conséquent diminue de hauteur par le fait de ce ramollissement. C'est du moins à ce résultat que m'a conduit l'expérience de chaque jour.

c. Mouvements actifs et passifs. — Les mouvements actifs ont perdu un peu de leur énergie depuis la fin du huitième mois ; car le fœtus ayant continué à se développer, l'utérus ne s'étant pas accru dans ses dimensions, le produit ne peut se mouvoir avec la même facilité, et alors le ballottement, ou la perception des mouvements actifs et passifs, est encore plus obscur qu'à huit mois.

Mon ami le docteur Crouzet m'a communiqué un fait assez remarquable. Une jeune fille de quinze ans, enceinte de neuf mois, n'avait pas encore senti les mouvements actifs. — Une petite saignée les fit naître immédiatement.

d. Auscultation. — Elle ne fournit rien qui ne puisse être perçu aussi facilement à huit mois.

Le développement qu'a acquis l'appar.eil vasculaire de l'utérus détermine dans tout l'organe et dans les annexes une augmentation de chaleur, qui est bien manifeste dans le vagin. Cet accroissement de la circulation fournit de plus à ce canal les matériaux d'une sécrétion muqueuse abondante, qui a souvent été prise à tort pour un symptôme d'affection de nature douteuse, et que M. Ricord a décrite sous le nom de vaginite granuleuse.

Mais il ne faut pas attribuer à la même cause les varices du vagin et des grandes lèvres; car la gêne seule que le poids de l'utérus fait éprouver à la circulation veineuse détermine ces affections.

e. Modifications dans les parties voisines. — A cette époque, la constipation est très-opiniâtre, et le ténesme vésical très-prononcé, quoique cependant on ait remarqué que la vessie, plus comprimée à sa partie supérieure, venait faire saillie dansde haut du vagin. J'ai pu constater la vérité de ce fait, que M.Velpeau a eu souvent l'occasion de noter aussi. Le diaphragme est un peu moins refoulé en haut, et la respiration devient quelquefois un peu plus facile.

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