‹ Traité pratique de l'art des accouchementsChapitre 7 sur 287 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

enfin comme son chef de clinique à la Clinique d'accouchements de la Faculté de médecine de Paris, et j'ai pu, à une aussi bonne école, souvent en ville, quelquefois à la Maternité, journellement à la Clinique, vérifier par ma propre expérience, et bien plus encore par celle de mon maître, l'excellence des procédés que je conseille.

On ne s'étonnera pas, d'après cela, de voir l'enseignement de M. P. Dubois si exactement reproduit dans cet ouvrage, et d'y trouver les manœuvres très-simplifiées et débarrassées surtout de cette foule de procédés que l'on retrouve dans les ouvrages, même les plus nouveaux, et qui, pour la plupart enfantés sur le mannequin, sont inutiles, inexécutables sur le vivant, et souvent très-dangereux dans la pratique.

J'ai aussi beaucoup emprunté aux excellentes publications de madame Lachapelle, de Désormeaux, de Capuron, de Neegelé, de MM. Stoltz, Velpeau. La partie théorique de l'ouvrage de M. Cazeaux m'a fourni aussi de très-utiles indications.

Cependant, je n'ai fait qu'un très-petit nombre de citations, j'ai pris partout ce qui m'a paru bon, laissant à chacun le droit de revendiquer ce qui pourra lui appartenir dans ce traité, mais me réservant spécialement le choix des procédés, leur appréciation pratique, et l'ordre dans lequel ils sont rangés.

Tous les ouvrages d'accouchement, et notamment les plus remarquables, contiennent des considérations, des raisonnements, des discussions dont je reconnais toute la valeur pour celui qui veut étudier la science proprement dite, mais qui ne sont d'aucun intérêt pour le praticien ; je les ai omis à dessein, pensant qu'il valait mieux m'étendre le plus longuement possible sur une foule de points pratiques, qui n'ont pas été traités ou qui l'ont été incomplètement.

Quant à l'ordre suivant lequel j'ai rangé les matières, il m'a semblé le plus rationnel. L'obstétrique est un tout composé de parties très-dissemblables, dont quelques-unes doivent être divisées pour s'accommoder aux autres.

Ainsi, si l'on envisage les manœuvres comme tête de chapitres, on sera obligé de scinder la grossesse, l'accouchement et les suites de couches en autant de petites subdivisions qu'il y a de procédés, et alors, pour savoir tout ce qu'il convient de faire dans

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