XII PREFACE
tel cas particulier, dans telle présentation du fœtus, il faut chercher dans une infinité de chapitres ces parties séparées, afin d'en former un ensemble.
L'accoucheur envisagera d'un seul coup d'œil tous les détails d'un procédé, mais il ne trouvera pas réunies dans un même article toutes les indications qu'il convient de remplir dans la grossesse, dans chaque présentation du fœtus et dans les suites de couches.
Cette marche suivie par mes devanciers, excepté par madame Lachapelle, me semble beaucoup moins pratique ; elle expose, en outre, à beaucoup plus de redites que celle que j'ai adoptée ; dans celle-ci, au contraire, tous les accidents et les moyens d'y remédier sont envisagés à mesure que les premiers se manifestent, d'abord dans la grossesse, puis dans chaque présentation du fœtus, enfin dans les suites de couches, exactement comme cela se présente dans la pratique.
Par ce moyen, la grossesse, l'accouchement subdivisé en quatre présentations, et les suites de couches, forment des parties indivises, dans lesquelles viennent se grouper les accidents et les manœuvres qu'ils nécessitent ; les manœuvres cessent d'être des abstractions ; elles sont appropriées aux cas qui en requièrent l'usage. Ainsi lorsqu'un accident vient à se manifester pendant la grossesse, l'accoucheur trouve dans la partie consacrée à la grossesse l'histoire de cet accident et les indications qu'il requiert. Si c'est pendant le travail que se déclare cet accident, l'homme de l'art retrouve encore cet accident envisagé au point de vue de son traitement pendant le travail, dans la partie consacrée au travail ; enfin il en est de même pour les suites de couches.
Cette marche toute pratique fera envisager d'un seul coup d'œil, au praticien, l'accident qu'il peut avoir à combattre, les moyens d'y remédier et l'ordre suivant lequel les indications doivent être remplies.
En procédant ainsi, il m'a été facile d'entrer dans une foule de petits détails qui pourront paraître trop minutieux à des esprits peu pratiques, mais qui seront appréciés des véritables accoucheurs, et qui ne tarderont pas à l'être des élèves. Ces derniers, ainsi que les sages-femmes, me sauront gré du soin que j'ai mis à détailler les procédés opératoires, à formuler les médicaments, à