PREFACE. XI II
guider leur inexpérience au milieu des difficultés, des obstacles de toute nature dont l'art obstétrical est hérissé.
Ils trouveront aussi les anciennes mesures jointes aux nouvelles, afin que par la comparaison il leur soit plus facile de se graver ces dernières dans la mémoire.
Enfin, pour éviter le reproche d'obscurité, que j'entends souvent faire à des ouvrages didactiques qui sont cependant fort clairs pour les personnes familiarisées avec la matière, j'ai intercalé dans le texte un grand nombre de figures gravées sur bois, et pour être plus sur de leur exactitude, je les ai composées pour la plupart et je les ai dessinées toutes moi-même ; j'ai l'intime conviction qu'elles faciliteront singulièrement l'intelligence du texte.
Les descriptions les plus méthodiques et les plus claires laissent bien peu de chose dans l'esprit, quand elles s'appliquent à des procédés qui se composent d'une multitude de détails ; on les suit aisément, au contraire, on les comprend et on les retient sans peine, quand, en les étudiant, on a sous les yeux la représentation fidèle de la position des parties, et celle de la marche qu'on doit faire suivre soit aux mains, soit aux instruments.
Au reste, j'en parle d'après ma propre expérience : je me rappelle en effet combien quelques figures que je griffonnais dans mes cahiers de notes, aux cours et à la salle d'accouchement^ figures qui, pour la plupart, sont reproduites ici, avaient servi à graver dans ma mémoire des faits que quelques pages n'auraient pu y fixer, et combien sont journellement utiles à mes élèves les planches que je leur fais voir dans mes cours.
Avant de terminer, qu'il me soit permis de témoigner toute ma gratitude à M. Honoré, mon beau-père, pour ses excellents avis ; à M. Rigaud, professeur de la faculté de Strasbourg ; à MM. les docteurs Devilliers fils et Brasier, pour leur utile coopération.
Paris, le 5 mars 1842.