‹ Traité pratique de l'éclairage par le gaz inflammable contenant une description sommaire de l'appareil et du mécanisme employé pour l'illumination des rues, des maisons et des manufactures ... à l'aide du gaz hydrogène carburéChapitre 20 sur 28 · DNS CRE RERO EE FO PE · texte numérisé non relu

DNS CRE RERO EE FO PE

Nombre des tonneaux par mille carré. . 5,445,000

Nous avons déjà dit que la longueur et la largeur des couches de charbon sont de vingt milles sur quinze, ce qui présente une superficie de trois cent milles carrés, et par conséquent une provision assurée pour la consommation de trois cent soixante-quinze années (1).

(1) Nous croyons qu’il est convenable de relever une erreur que l’auteur et ses critiques ont encore laissé subsister dans la troisième édition.

Le calcul ci-dessus est inexact ; nous prions le lec-

L'économie de ce genre de combustible, et la chaleur que procure une quanuté donnée de charbon, dépendent beaucoup de la manière dont on dispose le foyer. Lorsque le feu est vif, clair et sans fumée, il envoie nécessairement beaucoup de calorique rayonnant.

Dans le cas contraire, l'émission de la chaleur est peu considérable. La plus grande partie du calorique est employée à donner de l’élasticité à une vapeur dense, ou à la fumée qui s’échappe du foyer. La combustion étant incomplète, et le gaz hydrogène carburé s’exhalant

teur de substituer les sommes suivantes à celles qui y sont indiquées ; nous partons des mêmes bases.

5,946,554 D'après ces nouveaux nombres , il résulte qu'il y a encore de charbon pour trois cent soixante-quinze ; ce que M. Accum avait conclu, quoiqu'il était conduit, d’après son résultat, de 5 millions quatre cent quarantecinq mille tonneaux par mille, à conclure qu'il y avait de quoi suflire à la consommation de cinq cent vingt-

sept ans. ( Vote du trad.)

( 161 ) sans prendre feu, on fait une dépense super flue de combustüble.

Rien de plus contraire aux. KR à bon sens, comme de l’économie, que la manière dont sont dirigées, en général, les cheminées à charbon de terre. Les domestiques jettent à la fois une multitude de petits morceaux de charbons ; la flamme met des heures entières à se faire jour au travers, et souvent il faut beaucoup de peine et de surveillance pour em pêcher la feu de s’éteindre tout à fait. Pendant iout ce temps, la chambre ne reçoit aucune chaleur, et, ce qui est pis encore , le tuyau de la cheminée étant rempli d'une vapeur épaisse, et presque dépourvue d’élasticité, l'air chaud de l'appartement trouve moins de peine à s’échapper par la cheminée , que lorsque le feu est vif et lorsque les charbons sont bien alluimés. Il n’est pas rare que:ce courant d'air chaud qui se presse dans la cheminée, rencontrant en sa route la fumée épaisse et la vapeur aqueuse qui s’exhalent lentement du foyer , force celle-ci à rebrousser chemin et à infecter l'appartement. C'est pour cela que les cheminées fument communément , lorsqu'on met à la fois une trop grande quantité de charbon sur la grille. Tant de morceaux ne sau-

raient s’allumer ensemble ; la flamme ne pou vant passer dans les intervalles, ou leur rapprochement les empêchant de s’échaufler, le gaz hydrogène carburé qu'ils fourniraient ne peut entrer en igmition. En un mot, un feu bien disposé ne fume jamais, et lorsque la quantité de charbon est suffisamment ménagée , on a peu besoin de faire usage du poker. Une telle précaution est d’ailleurs nécessaire à la propreté et à la conservation des meubles.

L'auteur d’un article inséré dans le Plaën- Dealer, ouvrage périodique, assure que, de toutes les gaucheries, il n’en est point qui rende un homme plus ridicule que la manie d’attiser le feu sans discernement. Il donne, en conséquence , les préceptes suivans :

1° Quand on attüse les charbons, on forme un creux dans lequel l'air se trouve raréfié par la chaleur ambiente. Alors, l’air extérieur se précipite dans le creux, et alimente la flamme;

2° Il ne faut jamais attiser le feu lorsqu'on y a mis une nouvelle quantité de charbon, surtout quand ce sont de petits morceaux, parce qu'ils tombent en-dessous de la grille, et que le feu se trouve bientôt détruit;

5° Tenez toujours le fond de la grille parfaitement libre ;

4° Nattisez jamais le sommet de la pile, & moins que le fond ne soit vide, et qu'il n’y ait point en-dessus de passage pour Pair.

Après avoir vu ce qui est nécessaire à la génération du calorique rayonnant, il nous reste à déterminer la méthode d’en distribuer la plus grande proportion possible dans l'intérieur de l'appartement.

Les rayons du calorique ont la propriété de n'échauffer que lorsqu'ils sont arrêtés et réverbérés. La connaissance de ce fait nous conduit à prendre les mesurés les plus certaines pour atteindre notre but.

On y parvient, premièrement, en s’arrangeant de manière que le plus grand nombre possible de rayons émis par le foyer, soient jetés directement dans l’intérieur de la chambre. Il faut, pour cela, faire le feu le plus en avant qu'il est possible, et donner à l'ouverture du foyer autant de largeur et de hauteur qu'on le peut, sans qu'il en résulte d’inconvénient. En second lieu, il faut que l’âtre du foyer ait une forme telle, ét soit construit de tels matériaux, que les rayons directs réfléchis par les parois de la cheminée, soient renvoyés vers la chambre.

Il en résulte que la meilleure forme des pa-

rois verticales, est celle d’un plan faisant, avec le fond du foyer, un angle d'environ centtrentecinq degrés. Cet angle devrait être droit, c’està-dire de quatre-vingt-dix degrés, d’après la construction ordinaire des cheminées; mais comme dans ce cas les deux parois latérales sont parallèles lune à l’autre, il est évident qu’elles sont mal disposées pour réfléchir, dans la chambre, les rayons qui partent du foyer.

D'un autre côté, le fond de la cheminée ne doit avoir que les deux tiers de l'ouverture par devant; alors les deux parois latérales, au lieu d’être dans une situation perpendiculaire, forment, avec le fond, un angle de cent trentecinq degrés , et ne peuvent plus être parallèles. Chacune d'elles se dirige obliquement, et les rayons se répandent d'autant mieux dans l'intérieur.

Quant aux matériaux qui conviennent davantage à la construction des foyers, c’est un point qu'il n'est pas facile de déterminer. La matière la plus favorable est, sans contredit, celle qui absorbe le moins, et réfléchit Le plus de chaleur; car la chaleur absorbée ne saurait être réfléchie. Les corps qui s'imbibent du calorique rayonnant, sont nécessairement échauffés en raison de cette absorption. Il faut donc

chercher quelles sont les substances qui, EXposées aux rayons directs d’une flamme claire , s'échauffent le moins. Lefer, eten général les métaux de toute espèce susceptibles d'acquérir une haute température lorsqu'on les expose aux rayons directs d’un brâsier ardent, sont, sans contredit, les plus mauvais matériaux que Von puisse employer à la construction des cheminées. Les meilleures sont les pierres à feu et les briques communes qui, heureusement , sont à très-bas prix.

Pour employer ces briques, 1l faut les enduire d’une légère couche de ciment. Toutes les parties du foyer qui ne sont pas exposées à être noircies par la fumée, doivent être tenues les plus unies qu'il est possible. Le courant d'air qui passe sous le manteau de la cheminée , se dirigeant de bas en haut, chasse la fumée en avant, et ne la repousse point dans la chambre. Pour remplir facilement ce but, il faudrait arrondir le devant de la cheminée au lieu de le former à surfaces angulaires et raboteuses.

La hauteur de la voûte et du fond de la cheminée, dépend de celle du manteau, où le tuyau vertical commence. La couverture du fond peut s'élever de cinq à six pouces plus

( 166 ) haut que cette partie. Il n’y a aucun avantage à lui donner plus de hauteur.

La dimension la plus convenable pour la largeur de la gorge de la cheminée, est de quatre pouces. Il suffit de trois lorsque l’âtre est petit, que la cheminée est bonne et bien située; mais, pour prévenir les tourbillons accidentels de fumée qui s’exhale, lorsqu'on met subitement trop de charbon, et lorsque la gorge est étroite, on a calculé que, l’un dans l'autre, quatre pouces sont le diamètre le plus favorable. On peut le porter à cinq ou six pouces dans les cheminées des salles d'une vaste étendue.

La largeur des grilles pour les chambres d'une étendue moyenne, est de six à neuf pouces. Leur longueur peut être augmentée ou diminuée, suivant que la chambre s’échaufte avec plus ou moins de peine, ou que le froid est plus ou moins rigoureux. Lorsque la grille n'a pas plus de cinq pouces de largeur, il est difficile d'empêcher le feu de s’éteindre.

Ün autre objet important, c’est la grosseur des morceaux de charbon. On ne se doute pas de la perte énorme qui résulte de l'emploi du charbon trop petit. C'est alors sur-tout qu'il faut se servir sans cesse du poker , et l'habitude

nous fait conserver, même avec les gros morceaux, cette funeste méthode. Ce mouvement contunuel du brâsier, fait passer les plus petits morceaux à travers la grille, et par conséquent il en arrive dans le cendrier, une grande quanuté qui n'ont pas encore pris feu. Pour s'en convaincre, il faut prendre des cendres avec la pelle, les metire dans un seau, et verser de l'eau dessus. En faisant écouler l’eau doucement, elle enlève toutes les parties légères et brülées, et laisse au fond une quantité étonnante de charbon qui n’a pas été consumé.

Lorsque la grille du foyer est large, et que les peuts charbons sont jetés en arrière, ou lorsque nous avons la patience de. supporter le froid pendant une heure ou deux, ou enfin lorsque nous faisons allumer le feu long-temps d'avance, les peuts charbons produisent un brâsier agréable; mais ce feu n’est jamais ni fort ni brillant. Il n’a pas la. même durée que celui des gros morceaux arrondis, Î faut se servir à tous momens du poker, et une poruüon considérable du charbon se réduit en braise, La perte qui résulte des petits morceaux de charbon , estencore plus sensible pour le pauvre qui n’a pas de larges foyers. Lorsqu'il prépare son déjeûner ou son diner, 1l est toujours

( 168 ) pressé, et sa prétipitation même occasionne une dépense plus considérable. Il sera évident, pour quiconque en voudra faire l'expérience, que l'on trouvera plus de déchets dans les cheminées des pauvres gens, que dans celles des personnes riches, dont les grilles étant plus larges, offrent plus de chances à la combustion du peut charbon:

Ce qui aggrave encore, à cet égard, le sort de l'indigent, c'est qu'il n'achète que dés com bustibles de qualité inférieure. Si c'est du charbon léger, il brûle w "x vite set l'on en consomme le double : si c’est du gros charbon, il brûle trop pr et le tépuirel n'est pas moindre ‘car une quantité considérable tombe dans le cendrier sans s'être allamée.

+ Beaucoup de personnes sepersundent mal à propos quel quantité réeHE de charbon con- .

tenue dans! un sac', serait dintiniée, si l'on n'écrasait pas les’ aros morceaux. Mais il faut songer que tout corps éompacte évcupe bien moins d'espace que la même matière réduité eu petits morcerux irrégtlersou en poudre.” En écrasant le charbon de térré, on en fait tomber le poussier , et l'on fait entrer dans le” sac une grande La de petits débris.

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