‹ Traité pratique de l'éclairage par le gaz inflammable contenant une description sommaire de l'appareil et du mécanisme employé pour l'illumination des rues, des maisons et des manufactures ... à l'aide du gaz hydrogène carburéChapitre 3 sur 28 · SIRE · texte numérisé non relu

SIRE

La commission établie par acte des souscripteurs de M. F. A.:Winsor, pour l’assister dansses expériences sur éclairage à gazet l’utilisation des produits de la distillauon du charbon de terre, expose respectueusement à Votre Majesté : Eos

Que les membres ont cru qu'il était de leur devoir de faire des recherches sur les découvertes de M. Winsor, par rapport aux avantages généraux qui pourraient en résulter en peu de temps, sous la direction d’une Société incorporée par charte ;

Que, vu la nouveauté et l'importance du sujet, ils ne se sentent pas encore en état d’entrer dans des calculs minutieux sur toute l’étendue de ces avantäges, mais qu'ils demandent la permission de mettre sous les yeux de Votre Majesté, des expériences faites par

(18) M. Winsor les 3 et 4 juillet 1807, pardevant leprésident Grant, lebaron Wolff, MM. f£urry etOliphant. Le duc d’Athol, le docteur Jenner etM. Hargraves étaientvenus pour assister à la séance.

Les résultats de ces expériences s'accordent très-bien avec celles qui ont été faites et publiées trois ans auparavant par M. Winsor: nous allons avoir l'honneur de vous les énoncer,

Trente-six livres ou deux pecks de charbon

de Newcastle ont produit Trois mesures de coke, où charbon épuré, ‘242 Goudhod'hulleuxicit LL 0 ART ALES mrérters Eiquenr'ammoniacaless 41. 4 4e: 54 0 Er anilammable res he a 05: se 56 »

lv. onces.

Les trois pecks de coke (formant un combustible qui rend deux fois plus de chaleur que la houille), en les estimant seulement d’après sh. pence. le prix de la bouille, valent. . . .. . « 1. 3

Le goudron huileux ( qui est supérieur à tout autre), en l’estimant au prix ordinaire, RS PEGIEEORE LUE T SHLEGTEQU LT Ep

La liqueur ammouiacale .: % . 1015 »

Legaz inflammable; srrersbe ds dal sont

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Comme les deux pecks de houille coûtent, » ro

On a un bénéfice de. . . . . . ES OST | Se

(19) par conséquent, on gagne 670 pour cent : il faudrait en retrancher les frais de la maind'œuvre , des tuyaux, des lanternes, etc.

Qu'on ne peut pas encore calculer au juste ces frais; mais qu'il n’y a pas de doute que, par l'immense avantage que donne la manipulaon , les dépenses ne soient surpassées par les produits ;

Que, d’après un aperçu aussi précis, l’on pourrait bien faire un calcul général des bénéfices ; mais comme ils dépendraient encore de l’étendue des privilèges à obtenir , et de la vente des produits , on se bornera à Ne, das à Votre Majesté :

Que les membres de la commission sont pleinement convaincus que le gaz de M. Winsor peut être employé avec sûreté pour éclairer les rues, les maisons, Îles fanaux, et en général peut servir par-tout où l’on a besoin de lumière et de chaleur ; que son coke produit une chaleur double de celle que donne la houille ; qu'il est préférable à tous les autres combustibles par sa propreté; que, sous tous les rapports, son coke et son goudron sont supérieurs à ceux quon a faits jusqu'à présent ;

Que les membres pensent qu’on pourrait employer une partie de ce coke dans la fabri-

de cation de la poudre à canon, ét la liqueur ammoniacale dans les teintures et plusieurs autres manipulations ;

Queles membres sont dans la ferme persuasion que l’idée générale qu'ils viennent de donner de cette découverte, détrura les préventions, et que la vente des produits obtenus par les procédés de M. Winsor, procurera, aubout de peu de temps , 2 millions sterl. par an (1); Que si les bénéfices de cette découverte sont déjà sensibles, ils ne peuvent qu’augmenter progressivement avec les commandes, parce que les lumières et le combustible obtenus d’après les procédésde M. Winsor, sont plus économiques et meilleurs que tous ceux qu'on est en usage d'employer ; que ces découvertes enrichirontlegouvernementet la Sociéte, en même temps qu'elles augmenteront les ressources nationales par les perfecuonnemens qu'elles permettront d'introduire dans les arts et métiers.

Qu'il soit encore permis au membres d’observer à Votre Majesté qu'une grande et riche Société , soutenue par des privilèges exclusifs, est seule capable de tirer tout l'avantage possi-

(1) D’après le plan, le capital devait être d’un million sterling, et la Socicté devait avoir un priviège exclusif pour loutes les possessions britagniques.

ble d’ane manipulation bien dirigée ; que le charbon de terre étant une matière urée du pays même, tous les produits qui en proviennént, et qui, par les procédés de M. Winsor, peuvent être utilisés, doivent être regardés comme augmentant les richesses de l'Etat, tant en suppléant aux matières étrangères qui sont d'un prix trés-élevé, qu'en donnant une nouvelle source d'exportation qui accroîtra lés revenus du gouvernement.

Qu’en cas qu'on n'établit pas une Société riche, incorporée et privilégiée, les particulers s’empareraient plus ou moins des procédés de M. Winsor, en y apportant des changemens, chacun selon sa manière de voir; qu'il pourrait en résulter de grands accidens; que le gouvernement n’en pourrait lirer auCun avantage par les impositions; qu'au contraire, M. Winsor tâcherait de vendre le plus d'appareils possible pour recouvrer les dépenses qu'il a faites. Qu’à mesure qu'il en vendrait, les impôts sur l'éclairage rapporteraient moins, et que, par conséquent, 1l serait trés-diflicile à l'Etat de réparer le décroissement contimuel de ses re venus. |

Par ces motifs, la commission prie Votre Majesté, au nom de tous les souscripteurs de

(22) M. Winsor, de vouloir bien leur accorder une charte royale d'incorporation, pour le privilège exclusif de ses appareils et procédés, pour la vente de tous ses produits, et l’utilisation de éclairage par le gaz.

Signé le président de la commission,

James L. GRANT.

No 97 et 98, Pall-Mall, 1er mars 1898:

La commission sentant la nécessité de produire devant le parlement un témoignage irrécusable sur tous les points des privilèges qu’elle demandait, comme d’ailleurs aucun des membres de la Société ne pouvait être admis en témoignage, on résolut, en janvier 1808, d'employer à vérifier mes expériences, quelque chimiste reconnu pour avoir des connaissances. Je proposaide s'adresser à M. Accum, chimiste opérateur. ( Je savais que, dans un journal appelé TheEdinburgh-Review,il avait faut la critique d’un brochure publiée d’après l'autorisation de ma commission, et intitulée : Considérations sur la nature et le but de la Société d'éclairage par le gaz.)

On insiruisit M. Accum sur toutes les manipulations , et 1l fut entendu comme témoin principal devant la chambre des communes en

(25 ) 1809 , et devant celle des pairs en 1810, époque à laquelle le premier bill d'incorporation reçut l’assentiment du Roi.

Extrait du procès-verbal d'enquête, devant le comité auquel était soumise la demande faite d'un bill d'incorporation pour une Société, à l'effet d'extraire du charbon (1), le coke, le goudron huileux, la poix, l’asphalte , la liqueur ammoniacale , l'huile essentielle , le gaz inflammable et d'autres objets.

Comité pour obtenir un acte du parlement en faveur de la compagnie de l'éclairage par le moyen du gaz

inflammable , elc.

Vendredi 5 mai 1809.

Sir James Hall occupe le fauteuil.

(M. Accum est appelé et interrogé. )

D. Je crois que vous êtes chimiste, et que, pendant quelque temps, vous avez été invité à assister le comité dans les expériences pour la distillation du charbon ?

R. Oui.

D. Indiquez les procédés par lesquels le Charbon est décomposé, et les résultats que présenté cette décomposition.

(1) Par ce mot, et dans tout ce qui suit , 1l faut toujours entendre le charbon de terre ou la houille.

R. Le charbon est soumis , dans des vaisseaux fermés , à l’action de la chaleur du feu, et c’est par ce moyen qu'on en ure diverses substances.

D. Indiquez les substances dont vous venez de parler.

R. Ces substances sont : du gaz inflammable, du goudron, de la poix, de l'huile essentielle, une liqueur ammomiacale, et dans les vaisseaux qui ont servi à la disullation, reste encore une substance bien connue, le coke (charbon épuré).

D. Avez-vous fait des expériences sur le coke produit dans un des poêles de M. Winsor ?

R. Oui, jen ai fait de réitérées.

D. Développez au comité le résultat de ces expériences. |

R. J'ai comparé ce coke avec les autres maüières combustibles ordinairement employées; je l’ai comparé avec le charbon de terre, et, par ces expériences, je suis fondé à dire que la quantité de chaleur donnée par une certaine quantité de coke, est, à celle que procure un poids égal de charbon, comme trois est à un, lorsque le coke est bien préparé; la proportion la plus ordinaire est comme trois est à deux.

(25) - D. Le poêle de M. Winsor estil construit de manière à procurer du coke d’une bonne qualité ?

FR. Ou.

D. Ce coke est-il égal ou supérieur à celur que fournissent les procédés ordinaires ?

R. Il est supérieur à toutes les ‘sortes de coke que j'ai pu me procurer Jusqu'à présent dans les marchés. |

D. Vous n'hésitez donc pas à dire que le coke obtenu par le poêle de M. Winsor est d’une qualité bien supérieure ?

R. Il est de beaucoup supérieur.

D, Allume-t-on aisément le feu du coke pour lusage dès maisons et des familles ?

R. Aussi aisément que le feu de charbon de ierre, pourvu que le coke n’ait pas été trop carbonisé, ou n'ait pas été exposé à un trop haut degré de chaleur.

D. Je crois quil ne produit pas de fumée ?

R. Il n’en produit pas du tout; au moins à peine l’aperçoit-on.

D. Ft à la longue il ne produit pas la même -crasse ?

ÆR. Certainement non.

D. Aucune odeur désagréable n’accompagn et-elle son emploi dans les appartemens ?

R. Tn’'y en a pas avec le coke de M. Winsor; mais le coke du commerce produit une odeur de soufre considérable.

D. Attribuez vous, en praticien, la supériorité du coke de M. Winsor, à la manière dont il est produit ?

R. Je ne pourrais jamais produire, avec le procédé ordinaire , du coke aussi bon que celui de M. Winsor.

D. Vous attribuez donc sa supériorité à la méthode ?

R. Cest probablement à la manière de lobtenir.

D. Vous pensez quil y a du soufre dans le coke du commerce, et point dans le coke de M. Winsor ? |

R, L'expérience m'a appris que, dans le coke de M. Winsor, il n’y à ni soufre ni aucune autre des matières que j'ai trouvées avec abondance dans les autres cokes.

D. Connaissez-vous la méthode que M. Winsor emploie pour l’obtenir ?

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D. Cette méthode exige-1-elle d’être employée en grand ?

R. Oui.

D. Quel est le degré détendue le plus avan-

C2 tageux ? Par exemple, quelle est la grandeur du poële qui présente le plus grand avantage ?

BR. Par les expériences que j'ai suivies auprès de M. Winsor, j'ai lieu de penser que la quantité peut être portée d’un boisseau‘à cent boisseaux. |

(M. Accum est de nouveau appelé et interrogé. )

D. Avez-vous été employé pour faire des expériences sur l'extraction du gaz inflammable ?

R. Oui.

D. Pendant combien de temps?

ÆR. Pendant environ six mois, mais il ya déjà un an que je fais des expériences pour le comité de M. Winsor.

D. Avez-vous vu faire du gaz par M. Winsor, dans son appareil ?

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