‹ Traité pratique de l'éclairage par le gaz inflammable contenant une description sommaire de l'appareil et du mécanisme employé pour l'illumination des rues, des maisons et des manufactures ... à l'aide du gaz hydrogène carburéChapitre 9 sur 28 · À DÉDUIRE · texte numérisé non relu

À DÉDUIRE

Vingt-trois chaldrons de liv. sterl, coke à 6o shillings cha- EM LAMUN à à 69

Liqueur thnpniacale ART

COMTE 0 te Deere 0 402

Charbon de bois qui serait employé par les im primeurs en taille douce pour chauffer leurs plan-

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Deux chaldrons de char- ; bon de moins pour chauffer la maison , à raison de 65 shillings ac RE AT

DÉPENSE NETTE . . . . . . 40 ë

Les lumières employées dans mon ctablissement avant l'introduction de cenouveau mode d’éclairage,coûtaient Jiy. sterl. shit.

ATOME CT es es ei « MEOO »

Mon système actuel d'éclairage me

codMBarannée:. ere Lee 20 5

Balance en faveur du gaz. . 119 15

« Tel est le résultat du mode que j'ai adopté. L’eclat de cette illumination , et celui des anciennes lampes, ne peut pas plus se comparer que le beau soleil d’éte aux jours brumeux da mois de novembre. Nous ne sommes plus suffoqués, comme nous l’étions auparavant, par les iniasmes du cliarbon de bois, et par la fumée de la chandelle ou des lampes. Ajoutez à cela le dommage qui résultait des gouttes d'huile ou de suif répandues sur les estampes, les dessins , les livres ; le

papier, etc. , et qui se montait à plus de 5o livres sterling dans une année. Tous les ouvriers de mon établissement regardent comme un grand bonheur pour eux le parti que j'ai pris. Îl ne me reste plus qu’une chose à ajouter : Si je voulais obtenir la même lumière des quinquets ou des chandelles, elle me reviendrait à plus de 350 livres sterling par année (4). »

Je suis avec respect, Votre serviteur.

R. Ackermwan.

P. S. Quoique le cancel - coal se vende presque le double du charbon de Newcastle, je l’emploie de preférence , parce qu'il fournit plus de gaz, et rend une clarté plus vive.

Un autre manufacturier , M. Cook, a adopté des premiers cette méthode d'illumination , quoiqu'il l'ait exécutée en petit, et il s’est eimpressé d'en faire connaitre Îles avantages.

M. Cook est fabricant de quincaillerie à Birmingham; cet homme éclairé et prudent ne s’est pas laissé entraîner par la manie des spéculations, mais 1l y a été décidé par un calcul raisonné des profits et des pertes. 11 y a dans la notice quil a publiée, une naïveté qui pourra amuser le lecteur, en mème temps

qu’elle l'instruira.

(1) Mille pour cent de bénéfice.

« Mon appareil, dital, est tout simplement une petite marmite de fonte, qui contient environ huit gallons. Elle a un couvercle du même métal que je leste avec du sable. C'est dans cette marmite que je mets mon charbon.

Je fais passer le gaz à'travers l'eau dans le gazomètre, Ou réservoir, qui Contient environ quatre cents gallons, et je me sers de vieux canons de fusils pour le distribuer dans tous mes ateliers. Vingt à vingt-cinq livres de charbon me donnent peut-être six cents gallons de gaz (r). En effet, lorsque le réservoir est plein, nous sommes forcés de laisser échapper le reste, à moins que nous ne trouvions l’occasion de lemployer en totalité. Mais, en génér:', nous n’en faisons consommation que jusqu’à concurrence de cinquante gallons. Il est vrai que cette quantité dépend beaucoup des charbons ; 1l yen a des espèces qui produisent plus de gaz que les autres. Ces vingt-cinq livres de charbon, mises dans la retorte, et vingt-cinq autres livres tout au plus, pour chauffer le fourneau, peuvent coûter quatre pence par jour. Ces quatre pence épargnent dix-huit à

(1) Le gallon , mesure pour le vin, contient deux cent trente et un pouces cubes.

(30) vingt chandelles qu'il faudrait brûler en hiver.»

Ainsi, M. Cook économise des chandelles qui lui coûteraient trois shillings par jour, mais, en outre, il était obligé de se servir pour les soudures, de chandelles, d'huile et de mèches qui lui revenaient à ‘trente livres sterling par année. Cette dépense est entièrement épargnée, le gaz inflammable lui servant tout seul pour cette opération.

« En effet, dit:l, dans tous les arts, on se sert d'un chalumeau pour exciter et diriger la flamme d’une lampe, où l’on allume des charbons pour obtenir une chaleur douce, et dans lequel la flamme du gaz est infiniment supérieure, soit pour la promptitude, soit pour la netteté de l’ouvrage. La flamme est plus pointue, et l'on est toujours prêt à l'obtenir; tan: dis que lorsqu'on se sert d’une lampe ou du charbon, l’ouvrier est obligé d'attendre quelque temps que la mèche ou le morceau de charbon soit allumé. De-là il résulte que l’on consomme, en pure perte, une grande quantité d'huile. Mais quand on emploie du gaz, il suflit de tourner le robinet; aussitôt la lampe est prête, et l’on ne perd pas une minute. »

Nous renvoyons pour les détails de la dépense , à la letire de M. Cook. Il les présente

avec une exactitude minutieuse, et toujours en cayant au plus fort pour la consommation du gaz. Le résultat est qu'il gagne trente livres sterling sur cinquante que lui coûtait l'usage des lampes et des chandelles. Lorsque nous considérons qu'il a établi son calcul sur l’hypothèse où le gaz serait brûlé toute l’année, tandis qu'il ne se servait des chandelles que pendant vingt semaines, 1l n’y a pas lieu de douter que l’économie n'ait licu dans la même proportion.

« Si l’appareil était constrvit dans de plus petites dimensions, ajoute M. Cook, l’économie serait toujours considérable. En eflet, l’homme peu riche, qui est obligé de brûler seulement six chandelles ou une seule lampe, peut établir un modeste appareil sur le pied de dix à douze livres sterling, et cette somme sera couverte, dès la première année, ea les bénéfices (1).

M. Ackerman ayant donné à Londres un exemple de l'éclairage par le gaz, plusieurs autres particuliers l'ont imité.

Les calculs qui suivent prouveront que l’on peut ürer le plus grand parti de ce mode d'illu-

DATES Pr Sr ETES

resmenermnnses

(1) On aurait neuf cents pour cent.

fnination dans des proportions plus petites ; mais en n’apportant point dé recherche dans l'exécution de l’appäreil. Cette note m'a été donnée par MA. Lloyd de Queen-Street, faubourg de Southwark, fabricans de dés à coudre et autres objets de quincaillerie , lesquels, depuis plus de cinq ans , se servent du gaz pour souder les métaux.

« Quatre pecks ou un boïisseau de charbon pesant 69 livres, qui valaient, en 1809, un shilling , produisent quatre pecks trois quarts de coke et un demi-peck de charbon non épuré qui reste dans la retorte , tout cela pèse ensemble 58 livres 6 onces , et coûte, à raison d’un schel- Jiy. sterl, ghil. pence.

ling par boisseau. . . . , . . . » I 4 « Ils produisent, en outre, quatre onces de goudron que l’on < emploie dans les atteliers : cela épargne une dépense de . . : . D ï »

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