JS0 4.50 4.70 5.00 4.70 4iS0 AJSO
nèim.
Bois.
Bois.
Bois.
Bois.
Bois.
Tubings en fonte Tubings en fonte.
Bois.
Tubings en fonte.
Bois.
Bois.
Tubings en fonte.
Graie fendillée . . . •
Grès des Yos^ges et fxH rouge
Grès très fissuré et trt^aquifères
Grès très-fissuré et Irè*aquifères
Grès très-fissuré ei Ir^ aquifères
Grè.s trè««-fis&upé et irès-j aquifères
Calcaii*es et grès. Maro»' etGyspe
Craie solide
Sables mouv. Craie . •
Sables mouT. Gravier, craie
Craie irès-fissurêe. Marn?^ incous taules . . •
Craie
Conditicns d^exécntlon de divers fonçages.
• Je crois utile de compléter les indications qui précèdent ar le tableau suivant qui résume les conditions d'exécution de ivers fonçages par le procédé direct. Ce tableau est extrait de aigenda de M. Pernolet.
^LERESSE moment taie venae.
DÉPENSES faitaa pour
Total.
DURÉE da
ATARCI-
muit
ObservcUions.
Coupa
lattallatien
Rerét*-
lAorac.
par mlDuU.
et ouKricU.
ment
du pttlt*.
fonçage.
mentml.
franec.
néircs.
2 ans Vt
A dû être abaodonoé.
3JS00.000
7 ans.
7 ans.
On a eonsomoié 42.000 franes de houille.
2 ans Vs
4 ans i/s
On a dû doubler le cuveUge d*un cuveUge en fonte.
8 ans i/a
A dû être abandonné à la suite d'une invasion de sables.
7 ans.
A dû être abandonné.
d par la locou fond.
7 ans.
5 ans */9
Tour en maçonnerie de 18 m.
de hauteur pour passer les sables mouT. de la surface.
2 ans.
Palplanches pour passer les sables mou?, de la surface.
2 ans 1/4
mdécs par la extraction.
16 mois.
â74 CHAPITRE VI.
f 7' Leçon.
PONÇAGE DES PUITS PAR LE PROCÉDÉ DIRECT (suîte).
§ 3. — Réparations au cuvelage des puits.
Ce qoi peut motiver les réparations à faire à an cuvelage. — Ilemplaicément des pièces dérectneuses. — Armatures en Tonte.
t60. Le chêne submergé se conserve bien, mais un défaut dans le bois ou un manque d'épaisseur peuvent amener la rupture ou la flexion d'une ou de plusieurs pièces de cuvelage, et par suite leur remplacement, opération qui est toujours délicate. L'accident devient plus grave encore et la réparation plus diflSeile quand il s'agit de remplacer une trousse entière. Aussi, comme je Tai déjà dit, doit-on s'attacher à dbnner une épaisseur convenable aux cuvelages et à n'employer que du chêne parfaitement sain. L'orme dont on a quelquefois fait usage, ne peut offrir aucune garantie lorsqu'il s'agit de pièces devant résistera d*assez fortes pressions; on en a eu la preuve au puis de Fléchinelle où. en 1866, M. Tonneau a dû consolider la partie cuvciée en la garnissant d'un revêtement métallique intérieur, comme on le verra au numéro 2S3.
En principe, un cuvelage doit être établi de façon qu'oa n'ait pas à le réparer plus tard et que son entretien se borne à des opérations insignifiantes et faciles, car indépendamment du danger que court une fosse mal cuvelée et de l'abondance des eaux à extraire chaque jour dans un pareil puits, toute réparation importante au cuvelage entraine forcément le chômage de la fosse et l'inondation partielle des travaux ; à la suite de cette inondation, de graves désordres peuvent se produire dans l'exploitation.
i. Pour remplacer une pièce de cuvelage en bois, on commence, si ce cuvelage est muni de broches ou de robinets pour le renvoi de niveau, par intercepter la communication avec le niveau supérieur et Ton donne, au contraire, une libre sortie à Feau sous la trousse inférieure à la pièce défectueuse. On maintient ensuite solidement les pièces voisines avec de forts madriers et des bandes de fer fixées avec des vis à bois. Cela fait, on sape à la hachette, on arrache la pièce avariée et on lui substitue un pan semblable dont la mise en place s'opère comme celle d'une clef de cuvelage. Au besoin, la nouvelle pièce est serrée par un picotage horizontal exécuté entre la dernière assise et la trousse immédiatement supérieure.
9&t. Quand on a constaté, dans un cuvelage en bois, Texistence d'un certain nombre de pièces défectueuses, il vaut mieux munir le cuvelage d'une armature en fonte, comme l'a fait M. Evrard aux mines de Vicoigne, ou, mieux encore, établir à l'intérieur de l'ancien cuvelage un nouveau cuvelage en fonte, comme l'ont fait, M. Tonneau à Flécliinelle, M. Yuillemin à Âniche et M. Chavatte à Carling.
Les armatures en fonte peuvent s'établir, soit comme à Vicoigne avec des panneaux dont l'ensemble forme un cercle (entre ce cercle et les angles du cuvelage polygonal, on garnit les vides avec des tasseaux de bois), soit comme M. Lévy l'a fait à Carling, avec des couronnes en fonte qui sont partout en contact avec le cuvelage.
Bevétements mctaUlqaes à Tintérleur d*an cuvelage existant à Fléchinelle,
Carling, Anicbe.
9&S. La pose d'un revêtement métallique à l'intérieur d'un cuvelage existant a été pratiquée depuis longtemps en Angleterre.
M. Tonneau a appliqué cette méthode de consolidation en 1866 au puits de Fléchinelle qui, dix ans auparavant, avait été muni d'un cuvelage en orme sur 79 mètres de hauteur. Le revêtement métallique de Fléchinelle (représenté fîg. 366, pi. XXI) a été
composé de quatre-vingt-quatre anneaux de cuvelage, en foole. et de neuf trousses picotées métalliques placées en face des asciens picotages, le tout formant une hauteur de S2 mètres. Les anneaux de cuvelage et des trousses étaient formés de segmenb analogues à ceux qui ont été décrits dans la dernière leçoo (n? 244). Les joints étaient munis de rebords, évasés vers la parois^ et garnis avec des planchettes en sapin. L'espace annih laire compris entre les deux cuvelages a été garni d'un bétoB composé de chaux hydraulique, de mâchefer et de briques coficassées. Voici les données relatives à ce travail de consolidation;
Diamètre primitif du puits d'angle h angle . . . 4%00
Diamètre utilisable par suite de Hmperreclion de
lancien cuvelage 3",76
Diamètre intérieur utile du puits muni de son
nouveau revêtement 3",40
Nombre de segments du cuvelage 10
Hauteur des dits 0",G0
Largeur des dits O'^lâo
Épaisseur dans les passes supérieures .... 0*,0i5
Épaisseur dans les passes inférieures 0",050
Poids maximum d'un panneau de cuvelage. . . â5G^,G6
1 hauteur 0-,20
Dimensions du picotage < , ^ ,.^
^ ^ ( largeur 0",f:iO
Nombre de compartiments des segments de picotage diriges du côté du puits et remplis de bois . 4
Poids <23Soj
Poids total du revêtement en fonte 224.o27\00
Le cuvelage métallique de Fléchinelle a été appuyé sur dea\ trousses picotées en fonte, reposant sur deux trousses colletées eo bois établies, elles-mêmes, sur de forts cadres en chêne encastré dans la maçonnerie. Le travail, commencé à la fln de mai 1866. 2
^té terminé le 24 novembre suivant; Textraclion n'a pu être •éprise que le l«r janvier 1867.
9&4. La figure 541, planche XX, représente un revêtement nétallique exécuté par Af . Ghavatte au puits de Carling à Tintéieur d'un cuvelage en chêne. Les trousses picotées sont compoiées de six segments de 0™,2o de hauteur, 0™,16 à 0™.25 de lar- ;eur et d'une épaisseur unirorme de 0™,4S. Un garnissage en )ois remplit le vide compris entre les trousses et l'espace à [>i coter. Les tours de cuvelage ont 1 métré de hauteur, 0°«,12S le largeur et 0™,045 d'épaisseur; elles sont composées de quatre [>anneaux. Le diamètre intérieur du cuvelage est de 3™,20. Les oints horizontaux et verticaux du picotage ont été faits avec ies planchettes en chêne; ceux du cuvelage sont faits avec des lameé de plomb de 0™,003 d'épaisseur.
Pour poser ce cuvelage intérieur, on a enlevé la maçonnerie en briques sur laquelle s'appuyait, à 159",88, l'ancien cuvelage et l'on a posé en aa cinq assises en pierres de taille dont l'ensemble forme un tronc de cône sur lequel reposent cinq trousses picotées 66. L'espace compris entre l'ancien cuvelage et le nouveau a été rempli de béton.
Le raccordement de l'ancien cuvelage avec le nouveau s'est fait à 73",48 au moyen de la disposition représentée figures 364 et 365, planche XXL Le dernier anneau de cuvelage est surmonté d'une assise CC de 0«n,60 de hauteur à double rebord. L'un des bords r sert à faire le joint, l'autre r' se prolonge extérieurement et se recourbe contre l'ancien cuvelage. Cette assise en supporte une autre DD deO™,30 de hauteur, derrière laquelle on a placé un calfat composé de rondelles de caoutchouc aa qui sont emprisonnées et serrées par la pièce EE boulonnée sur la précédente. Le travail exécuté par M. Chavatte a occasionné une interruption de travail de seize mois; il a coûté, d'après M. Lévy(*),
(') Bulletin de la Société dit Vindnstrie minérale, l. XIV.
fr. 402.398,46 c*, soit fr. 4.296,83 c« par mètre courant: le poid^ total de la fonte employée a été de 422.9S0 kilogrammes.
9BB. M. Yuillemin, après avoir cherché à consolider par de? armatures en fonte le cuvelage en chêne de la fosse Sainte-Mâr> à Aniche, s'est décidé en 1867 à poser sur une hauteur de 50i 40 mètres, un revêtement intérieur en fonte représenté figure 538 et 339, planche XX. Une roue en bois aa est établie à 2«J0 sous Tancien cuvelage ; 66, b'b' sont deux croisures superposées, de quatre côtés chacune et de 0™,30 de section. On a élevé sur h croisure supérieure onze assises de cuvelage en bois ce au-dessm desquelles on a posé trois trousses picotées en fonte d^d\d\ Le cuvelage en fonte s'est élevé sur celte base en posant, devant chaque picotage ancien, un troisième picotage en fonte; ce revê tement a été raccordé au sommet avec l'ancien cuvelage par on? couronne en huit segments gg reposant sur deux picolaLgesff.ff- Les anneaux de cuvelage, comme les trousses picotées, étaien composées de cinq segments; les premiers avaient 4 mètre de haih teur, tandis que la hauteur des trousses était de 0",20. L'épaiV seur de la fonte a été uniformément fixée à 0,038. Les joints oo' élé formés avec des lames de plomb de 0",003 pour les anneaux cuvelés et de 0™,005 pour les anneaux picotés.
Le revêtement d'Aniche a exigé une interruption de travail de cent et quatorze jours et a coûté fr. 63.904,12 c% soit fr. 2.180,28 c» par mètre courant.
S 4. — Procédé Triger.
tse. Le système Triger repose, comme on l'a vu déjà (n** 25.T. sur l'emploi de l'air comprimé. Cet emploi est rendu possible par rétablissement d'une chambre spéciale à laquelle on a donné k nom de sas à air et qui fonctionne à la manière des écluses Deux trous d'homme permettent de la mettre en communicatioo tantôt avec l'atmosphère, tantôt avec l'intérieur du puits ; Técoih
lement de Tair d'un espace dans un autre est réglé par un jeu de robinets de telle sorte que les ouvriers ne soient pas soumis à de trop brusques variations de pression. Les sables très-fluides peuvent être écoulés, en même temps que Teau, par un tuyau dans lequel un courant d'air comprimé les entraine.
L'application qui a été faite de ce système au puits de Rhein- Preussen à Homberg (en 1864) est une des plus intéressantes, en ce sens qu'elle a eu lieu à une profondeur où, jusqu'alors, on n'avait pas osé utiliser ce procédé et qu'elle a confirmé les deux observations suivantes auxquelles de 1857 à 1859 avaient donné lieu la réparation du cuvelage du puits Maria, près d'Alsdorf :
l^ Dans les sables fins et aquifères, la pression de l'air nécessaire pour assécher le terrain dans lequel travaillent les ouvriers est notablement inférieure à celle qui résulte de l'élévation du niveau de l'eau.
^^ Lorsqu'on supprime la pression dans ces mêmes sables, les eaux ne reparaissent pas i mmédiatement mais seulement au bout de quelques heures (au puits Maria cette réapparition n'est survenue qu'après vingt-quatre heures).
M- Habets Q) explique ces faits par « Tadhérence et la capillarité des sables fins qui opposent au mouvement des eaux des résistances qu'elles ne rencontrent pas dans les graviers et b*s gros sables ».
L'applicatio n du système Triger à la traversée des sables rencontrés dans le fonçage du puits de Rhein-Preussen est représentée figure 373, planche XXII.
Après divers essais qui avaient débuté par l'enfoncement d'une première tour en maçonnerie et d'un revêtement métallique, puis d'une seconde tour intérieure et d'un second revêlement en fonte, on dut, pendant près de trois ans, rechercher et retirer.
('} Revue universelle des mines^ t. XXIX.
avec Faccrocheur à pince les fragments brisés du eu vêlage qui, es même temps que se produisaient les ruptures, avait subi m déviation considérable.
Le fond du puits fut ensuite rempli de béton jusqu'à la cote 7S™,36, niveau de la trousse coupante de la seconde toureo maçonnerie, après quoi Ton installa les appareils à air comprimé.
Le sas à air fut construit en tôle (fig. 373) et les deux fooit solidement arc-boutés contre la maçonnerie, au moyen de fortes pièces de bois; on l'essaya à une pression de 5 '/s atmosphères, mais il n'était destiné qu'à supporter une pression de 3 '/^ atmosphères. Le fond inférieur fut fixé à la maçonnerie de la deuxièim tour un peu au-dessus de la trousse coupante; une ceinture dt coins en bois recouverts de toile imbibée de minium et surmontée d'une couche de béton, assurait une union intime avec la maçonnerie et une fermeture hermétique du puits. Un tuyao ab traversant le sas servait à élever l'eau qu'il déversait dan? l'espace annulaire E. Les fonds du sas étaient munis de soupapt ^ de sûreté; une queue permettait aux ouvriers de les ouvrir eo cas de danger et de sortir de l'appareil. Deux pompes à air. verticales, produisant par minute 6i™',80 d'air à la pressitm ordinaire furent installées sur le sas. Les déblais furent transportés dans le sas à la pelle, puis chargés dans des tonnes et extrait au jour.
L'appareil fonctionna pendant cent et un jours et fut détruit It* i 9 juin 1865 par une violente explosion dont la cause a eu attribuée, par les uns à une modification produite dans la texture du métal par les variations de la température et de la pression, et par les autres, à une pression instantanée de huit almosphères due à une communication qui s'est subitement établit* avec la tête du niveau. A cette date on avait déjà enfoui dans le fonçage du puits de Rhein-Preussen une somme àc 2.625.000 francs. Le puits n'en fut pas moins continué à U suite de cet accident.
La traversée par le procédé Trîger de 1 5 mètres de sables au puits Léopold de la Louvîère (Centre belge) a demandé deux ans et cinq mois et a coûté 81.548 francs, soit 4.292 francs par mètre courant Le sas dont la capacité était de 42»', était formé de deux troncs de cône en tôle. Le service de rextraction des déblais était assuré par un premier treuil fixé sur un plancher renfermé dans le sas; un second plancher, fixé au-dessous du sas, portait un autre treuil servant à monter de petits tonneaux.
§ S. — Système Guibal.
969. L'appareil employé par M. Guibal au puits Bonne-Espérance (Concession de Péronnes, Centre belge) pour traverser 24™,75 de sables aquifères à 32"»,84 de profondeur (n° 237) est représenté par les figures 374 et 37S, planche XXII. Il comprenait d'abord une caisse prismatique octogonale en bois ab, a'b^ de 0™,40 d'épaisseur, doublée de tôle, et de 4™,50 de hauteur, terminée à la base par une trousse coupante CC Ce prisme pénétrant était poussé de haut en bas par seize presses hydrauliques p/^./jjPsp^Pg, etc., qui s'appuyaient sur la base du cuvelage déjà posé, transmettant, chacune, un effort de 25,000 kilogrammes au masque efgh fixé au prisme, et surmonté d'un tuyau central W de 0",80 de diamètre, par lequel s'opérait l'extraction des déblais et se manœuvraient les outils destinés à entailler et à déblayer le terrain, c'est-à-dire le trépan, la tarière et le cylindre à soupape. Le trépan était composé d'une tige T le long de laquelle glissaient deux manchons ^fM' mm'; le manchon inférieur portait quatre lames inclinées LL reliées au manchon supérieur par des bras articulés KK\ Les déblais obtenus par la rotation de cet outil se rendaient dans une poche Q ménagée au centre du puits d'où on les extrayait avec des cylindres à soupape de 2 7t hectolitres de capacité. Un système de cordes //' permettait de replacer les branches de l'outil pour le sortir par
S8â CHAPITRE VI.
le tuyau central. Comme je l'ai dit (u? 237) le fonçage du puits Bonne-Espérance a malheureusement échoué^ malgré les efforts énergiques et persévérants de l'inventeur, qui a eu à lutter avec les plus grandes difficultés.
§ 6. — Fonçage à niveau plein par le procédé
Kind et Chaudron.
t69. J'ai indiqué (n^ 239) en quoi consiste le procédé de MM. Kind et Chaudron; il me reste à décrire, d'une manière sommaire, les installations, l'outillage, les opérations du forage et du cuvelage et à citer quelques applications de ce système avec les données économiques qui s'y rapportent.
Instanations , outHIage.
tfto. Les installations se composent : i» d'une tour en charpente ou en maçonnerie supportant, à la partie supérieure, une poulie de manœuvre, et au-dessous, à 10 ou 15 mètres au-dessus du sol, un petit chemin de fer sur lequel se meut un chariot qui sert à rouler les trépans dans un hangar latéral; il sert aussi pour la vidange de la cuiller du côté opposé; 2<» d'un bâtiment léger contigu à la tour, renfermant une machine cabestan à vapeur, un cheval alimentaire, un bureau et un cylindre batteur installé dans un petit puits spécial de S mètres de profondeur, réuni au puits principal par un bout de galerie. Le puits à forer a un excès de diamètre depuis la surface jusqu'à cette profondeur de 5 mètres où s'établit le plancher de manœuvre ; 3<^ de chaudières à vapeur en nombre suffisant (trois suffisent ordinairement et permettent d'en avoir une de rechange). Cette installation générale est complétée par une forge et un petit magasin.
L'outillage comprend les trépans qui servent à broyer la roche, la cuiller ou cylindre à clapet pour la vidange et les
DIX-SEPTIÈME LEÇOIV. 3S3
ippareils de sauvetage à employer en cas de rupture ou autre iccident; on distingue parmi ces derniers le crochet de salut, la ^anchère et le grappin. L'appareil de forage est commandé par une coulisse ou par une chute^lihre (fig. 384 et 38S, pi. XXII), La figure 386^ planche XXIII., représente Tinstallation du puits n*» 1 de THôpital, près de Saint-Avold (Alsace-Loraine) (*).
La tour en bois de sapin de 0™,40 d'équarrissage est protégée contre tout mouvement de recul, par un élai ah, et contre Faction des vents qui régnent dans le pays, par un autre élai cd, placé dans le sens opposé. Le chemin de fer pour la manœuvre des trépans est établi en ef eX la poulie en p; le plancher de manœuvre est en kk ; le cylindre batteur est placé dans le petit puits V qui communique avec le grand puits par la galerie r; il actionne le balancier à secteur t par l'intermédiaire d'une chaîne. Les ouvriers qui accrochent ou qui décrochent les tiges, se tiennent sur un plancher ac.
La figure 387 se rapporte au puits n° 2 de l'Hôpital; ici la tour a été construite en maçonnerie et de façon à pouvoir servir plus lard à l'extraction; elle a 20 mètres de hauteur; la poulie de manœuvre est fixée à IS mètres au-dessus du sol. Dans l'une et l'autre tour on a ménagé, sur trois faces, de grandes ouvertures, les premières pour le passage des trépans montés, les secondes pour le passage de la cuiller de dragage, les autres, vis-à-vis les machines, pour l'introduction du cuvelage et d'autres pièces.
Aux puits de l'Hôpital, on s'est servi de machines cabestans de 25 chevaux, pouvant servir ultérieurement à la mise en exploitation de la mine. Les chaudières, au nombre de trois, offraient une surface de chauffe totale de 436 mètres carrés.
Les trépans dont on a fait usage à l'Hôpital sont représentés (fig. 382, 379 et 381, pi. XXII); on s'est successivement servi
(*} M. J. Lévy a décrit ccUe installation dans rczccllcnt travail, déjà cilé, publié dans le tome XIV du Bulletin de la Société de l'industrie minérale.
de ces trois lypes. En premier lieu, on a employé un petit trépai de i™,37 assemblé à fourche, dont la lame était munie de dents en acier; il pesait 2. 000 kilogrammes; dans les terrains durs ob Ta remplacé par un trépan massif pesant 4.000 kilogrammes (fig. 382) et portant, au-dessus de Toutil, à la naissance de la tige centrale, une double lame //' armée de dents, destinée à égaliser les parois. On a eu ensuite recours au trépan à fourche de 2°^,50 (fig. 379) pesant 4.260 kilogrammes; dans les terrains trèsdurs on l'a armé d'une lame additionnelle qui a porté son poi(k à S.OOO kilogrammes. L'élargissement définitif a été obtenu avec un trépan de 4">,10 de lame (fig. 381); le poids correspondant à l'outil que représente le dessin est de i 4.000 kilogrammes. Ce trépan était muni de guides mobiles (fig. 383), suspendus à des cordes enroulées sur les treuils disposés sur le plancher de manœuvre.
Avec l'outillage précédent, on a fait usage de tiges de sonde formées de pièces de sapin de 18 mètres de longueur et de 0">,16 de côté, réunies les unes aux autres, par des emmanchements à vis pourvus, au-dessus des joints, d'un épaulement permettant de les recevoir à l'aide d'une fourche sur un sommier de bois placé sur le plancher de manœuvre. L'assemblage des trépans et de la tige de sonde se faisait à l'aide de deux plaques serrées sur l'arbre du trépan avec des doubles clavettes.
La figure 391, planche XXIII, représente la cuiller à soupapes en tôle quia été exclusivement employée à l'Hôpital pour extraire les détritus provenant du battage; elle a 1 mètre de diamètre et 2™,10 de hauteur et contient 16 */« hectolitres; elle est muaie d'une anse qu'on déclanche au jour pour opérer la vidange par renversement.
Le dragueur (fig. 388) sert à curer quand on élargit le puits préparatoire; il est muni d'un parallélogramme articulé agissant sur deux bras terminés par des palettes qui raclent le fond du puits, «et rassemblent les matières à sortir, dans un cylindre en tôle C. L'usage de cet outil peut être dangereux en ce sens qae
3 cylindre C peut s'engager fortement et se coincer dans le trou entrai.
Le crochet de salut est un outil de sauvetage qui rappelle la aracole du sondeur et qui rend les méùies services, en cas de upture de tige. La fanchère (fig» 589) qui rappelle par sa forme 'accrocheur à pinces, est employée pour accrocher les objets *onds ou carrés qui ne présentent pas d'épaulemcnt. Le grappin iig. 390) sert à saisir et à remonter au jour des objets de toutes limensions tombés au fond du puits ; le dragueur décrit plus iiaut peut, du reste, servir au même usage, lorsque Fobjet à recueillir se trouve sur la banquette du petit puits préparatoire.
Cuvelage, boite à mousse, fond d'ëqnlllbre.
««•. Nous avons vu (n^ 239) que,dans le fonçage à niveau plein, par le procédé Kind et Chaudron, la pose du cuvelage s'exécute d'une façon plus simple que dans le procédé direct; au lieu de constituer une couronne de cuvelage avec des panneaux laissant enlre eux des joints horizontaux et verticaux qu'il est nécessaire de calfater soigneusement, on assemble, au jour, des couronnes entières n'ayant point par conséquent de joints verticaux, et l'on descend la colonne métallique derrière laquelle on coule ensuite du béton.
Les tronçons du cuvelage ont 1™,50 à 2 mètres de hauteur; ils sont coulés en fonte de seconde fusion. Le moulage a lieu dans une fosse construite dans un endroit sec (fig. 376, pi. XXII), avec un noyau en briques cuites qui s'établit comme le montre la figure 377. L'épaisseur des tronçons varie avec la profondeur; M. Chaudron calcule cette épaisseur par la formule :
Dp
R étant le rayon intérieur et P la pression à supporter par centi-
mètre carré exprimée en kilogrammes. Les collets d'assembla^ sont percés de trous placés au milieu de la saillie intérieure; ee> collets sont rabotés de façon à s'ajuster exactement; les jointe sont formés avec des lamelles de plomb de0™,003 d'épaisseur que Ton mate avec soin, en dedans* et en dehors; chaque pièce de cuvelap;e subit, avant l'emploi, l'épreuve à la presse hydraulique.
La Qgure 378, planche XXII, représente le fond d'équilibre jf et la boite a mousse aa' bb' qui repose sur le terrain solide. La boite à mousse est un cylindre en fonte portant un rebord extérieur 6c, b'c' (ce rebord extérieur a été remplacé au puits n^ l de l'Hôpital par un sabot en bois boulonné sur la caisse); le cylindre a un diamètre tel que le euvelage puisse s'y emboîter: Ton bourre de la mousse entre ce cylindre et une garniture extérieure en planche qu'on remplace, lorsque la mousse est damée, par un filet. Le dernier anneau de euvelage porte également un rebord extérieur dd\ qui descend s'appuyer sur le matelas de mousse ainsi préparé et exerce sur ce matelas la pression due au poids du euvelage; cette pression réduit le volume de la colonoe au dixième de son volume primitif et forme ainsi un joint hermétique dont le ciment vient ultérieurement compléter refficacité Dans la descente de la colonne métallique, la boite à mousse est suspendue au premier tronçon de euvelage par les tringles il. Le euvelage est lui-même suspendu par des tiges tf manœuvrées à la partie supérieure par des vis à écrous; ces tiges sont boulonnées à la partie inférieure sur un cercle de suspension gg\
Le fond d'équilibre fp se compose d'une calotte hémisphérique boulonnée sur le cercle de raccord hh' du deuxième tronçon ; il est relié par un tronc de cône i au tuyau central j. Le but de cette disposition est de soulager les tiges de suspension, à la faveur d'une colonne d'équilibre qui réduit l'importance de la charge à manœuvrer. Par suite de cet artiflce, il arrive on moment dans la descente du euvelage où le poids de l'eau déplacée étant égal à celui de la fonte, le système flotterait si, an
noyen de robinets , on ne faisait entrer de Feau dans l'espace innulaire compris entre le tube d'équilibre et la paroi intérieure lu revêtement métallique. A la fin^ on laisse se remplir complètement cet espace libre afin d'atteindre la charge voulue pour la compression de la mousse.
Bélonnage.
••t. Le béton est disposé, par couches successives^ au fond de Tespace annulaire compris entre la colonne métallique et les parois du puits^ au moyen de caisses à clapets qui épousent la forme circulaire du cuvelage et que l'on manœuvre avec les treuils à engrenages placés sur le plancher de la tour.
Après le bétonnage, on consolide la base du cuvelage en fonçant, par le mode ordinaire, le puits de quelques mètres audessous de la boite à mousse et en établissant une maçonnerie comprise entre deux roues en bois, surmontée de deux trousses à picoter que Ton raccorde, avec la boite à mousse, par des panneaux en fonte.
AppUcatlons, prix de revient.
•••• M. Lévy a établi de la manière suivante le prix de revient détaillé du fonçage, par le procédé Kind et Chaudron, des deux puits de l'Hôpital, fonçages qui ont duré, pour le premier puits trois ans et quatre mois et pour le second trois ans et neuf mois (profondeur 159 mètres et 144 mètres de cuvelage).
CHAPITBB TI.
1 Charbon coDsominé
I Bailoet gnUscs eoDsommécs .
1 Cordigcs, cibles consommés. .
!Coûl des IroatODS . .
Plomb pour joÎDU . ■ Bonlons ponr JoidU . . ■iniumponr joints . .
Goudron pour peionre- FUet
j Bois
descente
Chirbon
Boiles et gnilM» consommAes .
Dépenses dÎTerses et trais de
Mnsport
Appointements et Mlaires. . .
Ciment tr. 1,39^33
Tn» 1.339^
Cbaux 1.586 •
Huiles el graïsse!
DJTfrs et frais de transport des
matériaui
I CoCtt du r«ux cuvelajte . . . .
I Appointements et salaires. . .
) Charbon consommé
) Huiles et graissrs consommées .
I DÏTers et frais de transport . .
> OËPENSES .
Tintiez 1