‹ Traité pratique de la constructionChapitre 130 sur 234 · LE ROCHET · texte numérisé non relu

LE ROCHET

1 . Le rochet est proprement un insigne épiscopal : après sa préconisation, si l'évêque se trouve à Rome, il le reçoit directement du pape qui le lui impose *.

* « Vocentur duo capellani seu acolythi, cottis induti, curn mantili albo quod genuflexi sustinent ante communicando3 liiuc iude ambabus manibus, per quatuor aagulos, quousque perfecta fuerit communio ». {Cœr. episc, iib. II, cap. XXIX, n. 3.^

2 « Liueoque mantili mundo super strato, usque ad terram circumcirca peudenti eoutegctur » [Ibid., lib.;I, cnp. xii, n. 19.)

3 H AuLe ipsam sedem versus altare paratur mensa mappis ornata. » {Pontif. Rom.)

* « PrœseDtes in curia... adibunt summum pontificem... et tune de Sanctitatis Suce manibus rocchettum accipient. » (Cser. episc, lib. I, cap. I, n. 2.)

Par extension, il appartient aux prélats de mantelletta et le Saint Siège le concède presque toujours aux chanoines.

A aucun titre, il ne peut être pris par un simple prêtre ou clerc, comme on le fait trop souvent en France, surtout pour les prédications et les quêtes : on le donne même dérisoirement aux sacristains.

2. Le rochet se distingue du surplis par ses manches étroites. En réalité, c'est un diminutif de l'aube, car sa coupe est identique, le corps seul étant raccourci.

La mesure ordinaire de Rome est celle-ci : le prélat étant assis, l'extrémité de la dentelle affleure le siège. En avant, il est un peu plus long qu'en arrière.

3. La dentelle se porte très-basse, à Rome; en France, on l'exagère considérablement. Cette dentelle est de droit commun pour tous les indultaires et aucune loi canonique ne la réserve exclusivement aux évêques, par un monopole vraiment inexplicable.

En temps de deuil général, comme la mort du pape, pendant toute la vacance du siège, le rochet est uni et sans dentelles, même aux parements.

4. Les parements et les épaulières se doublent pour les prélats de soie amarante, pour les évêques de soie amarante ou violette suivant le temps, pour les cardinaux de soie écarlate ou amarante.

5. L'évêque, en s'habillant pour une fonction quelconque, prend l'aube sur le rochet*.

6. Le rochet découvert est un signe de juridiction : aussi l'Ordinaire, dans son diocèse, et l'archevêque dans sa province, le couvrent-ils seulement de la mozette, tandis qu'en dehors de son diocèse ou en présence d'un cardinal, l'évêque le fait disparaître sous le mantelet ^.

' « Induit se, si sit praelatus regularis, supra rochettum » [Riibr. Miss.) 2 « Episcopus, postquam ad suam diœcesim et civitatem et archiepiscopus ad suam provinciam pervenerit, uti poterit vestibus violaceis..., superinduta super rochettum mozzetta. » {Cœr. épisc, lib I, cap. m, n. 1.) — « Si episcopus obviam iret alicui cardinali legato vel non legato ad ejus civitatem advenienti... induet supra rocchettum mantellettum... Et si erit cardinalis legatus, ttbstinebit etiam ab usu mozzettse. » (Ibid., cap. iv, n. 7.)

7. Le rochet n'est pas le vêtement requis pour Tadministration des sacrements ni pour la collation de la cléricature. il faut alors un surplis ^

Page 1