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Equipages

Les cardinaux sont tenus d'avoir plusieurs équipages qui leur servent selon l'occurrence.

Train de gala. — Il comporte trois carrosses. Dans le premier, le cardinal prend place au fond, ayant à sa gauche un évêque et vis-à-vis deux prélats. Ce carrosse est peint rouge et or, avec les armes du cardinal aux portières ; le siège du cocher est garni de rouge et une galerie dorée orne la partie supérieure.

Le second carrosse, semblable au précédent pour la forme, mais moins riche, contient le maître des cérémonies, le maître de chambre avec le chapeau rouge du cardinal, le gentilhomme avec sa barrette et un chapelain, en soutane et manteau noirs.

Le troisième carrosse, du genre dit frullone, simplement peint en rouge, avec une galerie dorée, renferme le caudataire, Tadjudant de chambre et le doyen des domestiques. Tous les autres valets, en grande livrée, marchent à pied, en avant, à droite et à gauche du carrosse.

Ce cortège est usité pour les visites ad limina, au cardinaldoyen et d'étiquette ; pour la prise de possession d'un titre, d'un protectorat et quand le cardinal a mission de représenter le pape. Les voitures des prélats, occupées par leurs chapelains respectifs, suivent les trois carrosses cardinalices.

Trai?i de demi-gala. — Ce train ditfère peu du précédent.

Dans le premier carrosse sont assis le cardinal, le maître des cérémonies, le maître de chambre et le gentilhomme ; dans le second, le chapelain et le caudataire ; dans le troisième, Tadjudant de chambre et le doyen des domestiques.

Ce train sert chaque fois que le cardinal se rend aux chapelles les plus solennelles ou à son église titulaire pour y officier. Dans ce dernier cas, les valets, en grande livrée, marchent à pied, tandis que, dans le premier cas, ils sont ainsi groupés : trois debout derrière le premier carrosse, trois derrière le second et deux seulement au troisième. La portière est toujours ouverte par le doyen.

Train ordinaire. — Ce train se compose de deux voitures. Le cardinal est dans la première, avec son gentilhomme et son caudataire, plus trois domestiques en livrée par derrière; dans la seconde prennent place le chapelain et le doyen, avec deux valets en livrée, debout en arrière".

Ce train est réservé pour les chapelles et les cérémonies ordinaires.

Train de ville. — Quand le cardinal va à la promenade, sort en ville ou fait quelque visite^ il se sert d'une voiture ordinaire et est simplement accompagné d'un chapelain. 11 n'a alors derrière sa voiture que deux valets de pied, dont un est chargé de V ombrelliyio .

Quel que soit le traira, le carrosse est toujours traîné par deux chevaux noirs à longue queue, dont la tête est surmontée d'un panache de soie rouge^qui indique la présence du cardinal ; aussi a-t-onsoin d'enlever cet ornement quand le gentilhomme prend la voiture cardinalice pour faire des visites au nom de son maître. Aux trains de gala et de demi- gala, les crinières des chevaux sont tressées et une partie des harnais est ornée de soie rouge, avec des fiocchi et des glands.

Le cardinal-doyen a seul le privilège de mêler de l'or aux fiocchi et au harnachement, quand il remplit une mission au nom et comme représentant du Sacré Collège.

Train de voyage. — La voiture est traînée par quatre chevaux avec un postillon en tête, à chapeau rond, bottes à

récuyère et armoiries du cardinal au bras droit sur une piaque d'argent.

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