‹ Traité pratique de la constructionChapitre 41 sur 234 · IN HOG SIGNO VINGES · texte numérisé non relu

IN HOG SIGNO VINGES

Le mot monastère^ si l'on envisage son étymologie, signifie habitation isolée et séparée, car il a pour radical le grec mo?îos, qui veut dire seul. Le moine y vit renfermé et complètement éloigné du monde et des bruits du dehors. Cet esprit était encore celui duxv° siècle,lorsque les bénédictins de l'abbaye de saint Vital, àRavenne, enjoignaient aux profanes de se retirer au loin. L'inscription est gravée en grandes majuscules à la porte d'entrée et elle frappe les regards par là répétition du mot procul^qui témoigne de l'insistance des moines à écarter toutes les personnes qui pouvaient troubler ou souiller leur solitude. Il aurait fallu toutefois s'entendre sur le sens du mot profane; il y a bien longtemps qu'Horace avait dit aussi lui : « Odi pro fanum vulgus et arceo.» Singulier retour des choses humaines ! Depuis l'invasion piémontaise, la grande abbaye a été transformée en caserne et je ne sais rien de plus profane pour les lieux saints, que des soldats piémontais.

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Les pénitenciers de saint Pierre, choisis dans l'ordre des conventuels, depuis que Clément XIV les a substitués aux jésuites, pour entendre les confessions dans la basilique, habitent un grand cou vent, place scossa-cavallo.ku linteau de chaque fenêtre est répétée la devise « à Dieu seul, » inspirée par un texte de saint Paul (i ad Timoth., i, il) et qui convient parfaitement à des religieux détachés de tout :

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190 LTVRE HUITIÈME.

Le couvent est un lieu béni où l'on se renferme pour s'isoler du monde et se sanctifier. On y entre sous l'égide spéciale de Dieu, qui ne doit pas être oublié chaque fois qu'on est obligé «le le quitter momentanément. Auxvni^ siècle, les clercs réguliers de la Mère de Dieu, au couvent de sainte Marie m Campitelli, près du Capitole, ont inscrit à la porte ce verset des psaumes (cxx, 8.) : « Que le Seigneur garde mon entrée et ma sortie : »

DOMINVb GVSTODIAT INTROITVM TVVM ET EXITVM TVVM

Le religieux'vit dans le silence pour mieux se recueillir et dans Fespérance d'une meilleure vie, à laquelle il se prépare par la mortification. Là est toute sa force. Isaïe l'avait dit autrefois. S'emparant de son texte qui ne pouvait être mieux approprié à la circonstance, le prieur des Dominicains de sainte Sabine, à Rome, l'a fait peindre dans le corridor siuf lequel ouvrent les cellules des religieux ;

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