‹ Traité pratique de la constructionChapitre 54 sur 234 · SPES IN DEO · texte numérisé non relu

SPES IN DEO

A Angers, une maison de l'an 1588 emprunte ce texte au Uvre des Proverbes :

: SAPIENTIA : AEDIFIGABITUR : DOMUS : ET : PRUDENTIA : R0« BORABITUR. PROVERBIORUM : XXlIIIo : 1.5.8.8.

En 1561, un bourgeois de la petite ville de Baugé (Maine et Loire) faisait graver à l'angle de sa maison le verset i du psaume cxxvi, désigné à tort sur Tinscription comme étant le psaume cxxvii :

ON A BEAV SA MAISON BASTIR SI LE SEIGNEVR NY MET LA MAIN CELA NEST QVE BASTIR EN VAIN

PSE 127 FAGIEBAT. I. 0. P. R. ANNO DOMINI 1561. MENSE IVLIO

€e texte français offre ici un intérêt tout particulier. Indiqu6-t-il la maison d'un calviniste? C'est possible. Mais ne serait-on pas aussi tenté d'y voir l'influence de l'Angevin René Benoist, dont les idées commençaient à se propager et que Rome condamna pour avoir osé le premier publier une traduction de la Bible en langue vulgaire ? En France, à cette époque, la plupart des inscriptions sont bibliques et en français.

A la fin du xvi® siècle, on a gravé au trait au linteau d'une porte, en Anjou, cette parole de l'Ecriture et du Rituel : PAX HVIC DOMVI.

Une maison du xvi" siècle, à Abbeville (Somme), porte en devise une sentence que je croirais presque protestante, parce qu'elle est en français et qu'elle invoque sèchement le témoignage de Dieu, en ordonnant de rendre le bien pour le mal; prescription excellente, dont je n'ai pas à blâmer l'intention^ mais seulement la forme :

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