‹ Traité pratique de la constructionChapitre 57 sur 234 · HONOR ET GLORIA · texte numérisé non relu

HONOR ET GLORIA

AU-dessus de la porte d'entrée, le chef de la famille, qui sans doute était un vieillard, ayant mis ordre à ses affaires ici-bas, ajoute avec Siméon (S. Luc, II, 29) qu'il n'a plus rien à regretter sur la terre et que « Dieu peut désormais laisser mourir en paix son serviteur » :

ISTVNC DIMITTIS SERVVM

TVVM r30MINE

SECVMDVM VERBVM TVVM IN PAGE

M. de Longuemar, qui Ta reproduite dans son Èpigraphie du haut Poitou, attribue au xvn^ siècle cette sentence morale, qui existe à Civray (Vienne) :

MIEVX. V AVLT. EN TRER. P AVVRE AV. GIEL QVE. RI CHE. EN ENFER

« La force produit la douceur. » Je ne me rends ^as bien compte du motif qui a fait préférer, au xvii° sicrlo, à m\ petit bourgeois de la petite ville de Durtal (Maine et Loire), ce texte incomplet du livre des Juges, pour en orner le devant de sa modeste habitation :

DE . FORTI DVLGEDO'

* « De forti egressa est dulcedo. » {Lib. Judicum, xiv, 14.)

Les deux maisons d'Arles fBouches-du-RhôneJ dont j'ai à parler ne remontent pas au-delà du xvn" siècle. L*une dit : « Tout don parfait vient d'en haut, » parole de l'apôtre saint Jacques (i^ 17) :

OMNE DONVM PERFEGTVM DESVRSVM EST

Sur l'autre j'ai lu que « le travail ne trompe personne, » car il est toujours suivi de sa récompense :

NVLLI LABOR FALLAX

En 1790, la foi n'était pas perdue de l'autre côté du Rhin et un bourgeois de Borcette (^Prussej inscrivait à la façade de sa maison : « En Dieu tout mon espoir. »

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